v. AH
» Voïez la note sur Benoit Paulin pag. dans les anciens signifie la \ille de I'.'ri-
709. Un peut assurer que le prénom de gueux, le fait : -orte.
Benoit est venu au Paulin qui fait le sujet «Dans les manuscrits, dit M. Dupin.P aulin de cet article, de l'interprétation erro: -t-à-dire de Pe-
qu'on a donnée au B majuscule, qu'ont rigneux. Le P. Sirmond prétend qne
mis devant son véritable nom ceux qui Petroeoriut , et nue Petrocorium signifie
1 ont confondu avec S. Paulin Evéque de Besançon.» Mais le P. Sirmond se sert de
Note. Vettma, comme nous avons dit ; et assn- T . ...
- M. Du pin n» faisant pas a-sez d'at- rémeni M. Dup.n a tort de le traduire par T.1"-
lention à la signification du terme de J< - Besançon, an-lien de Perigueux. P' *****
suna qu'emploie le P. Sirmond, et qui
\ SIECLE
mêloil que de poésie, comme il le <lii lui-même, i. e. v. a. 28. Celui donl qous donnons l'histoire, fleurissoit sous l'E-
piscopatdeS. Perpétue, qui gouverna l'Eglise de Tours dedenep.pr.p.iîa i puis iiii jusqu'en 191. Ce S. Prélat Faisoil une estime M"'I,,N|" particulière de Paulin, qui avoil aussi pour lui une sincère vénération, le qualifianl son patron spécial auprès de \n iar. i. s. v. Dieu. Il semble quecefutà sa prière ' que Paulin entreprit 194-202 i v. 482. de mettre en vers, ce que S. Sévère Sulpice avoil écril de la i.6. v. 20. 34. vie de S. Martin : ' à quoi il ajouta divers miracles qui s'étoienl faits à son tombeau sons les yeux de S. Perpétue, mi, ibid. qui '"' (" ;,V,M| envoie la relation. ' Entre ces miracles il
\ en a qui regardenl lesguerresde son temps. Il y est parlé du Généra] Gille comme vivant encore. Cesl apparemment le même que celui que les François mirent à la place de Childeric, et qui mourut en 164.
Il est surprenant qu'après dc> époques si bien rnar- Paui. Lbid. not.p. quées, ' il se soil trouvé en ces derniers temps des Sça- 55i. i ">•k•,,• vants, <jui ont confondu ce Paulin avec le grand S. Paulin Evêque de Noie, qui mourut dès l'an 431. Mais il est pr, p. «3. 185. encore plus étonnant ' de voir que S. Grégoire de Tours, et Fortunat de Poitiers, qui écrivoient sur la fin du siècle suivant, soient tombés dans la même faute de confusion.
nu. ii E. i. 18. ' On croit que ce fut vers 405 et avant 470, que Pau- > Paai.de nap.pr. lin composa son Poëme sur S. Martin. ;1 Apres l'avoir fi- ''• '-5- ni, il s'étoit condamné au silence. Mais S. Perpétue l'en-
gagea encore à le rompre; afin de faire quelques vers p 127. ' pour orner les murailles qui environnoient le tombeau
Tiii. p. 403. 404. de S. Martin, ' dans la nouvelle Eglise qu'il avoit bâtie, Paul. u>id. p. 123 . et où il avoit transféré le corps du Saint vers 473. ' S. Perpétue lui envoïa à ce dessein le Diacre Dominissimo, que Paulin chargea de l'inscription que demandoit le S. p. 126. Evêque. ' Paulin étoit alors dans sa vieillesse, a et avoit un
petit-fils déjà en âge d'être marié. De sorte que Paulin vécut au moins jusqu'en 473; et il n'y a gueres d'apparence de prolonger sa vie au de-là de 476, ou 478.
DE PERIGUE1 \ i:i
V sllill S H-
SES ÉCRITS
Li principal ouvrage de Paulin es! son Poëme sur la Paul. vu. mr. p. vie et les miracles de S. Martin de Tours. Il est en vers hefcametres. el divisé en sis livres. ' Les cinq premiers i.s.v. 193-211 i contiennenl ce que S. Sulpiee, cel illustre Auteur, comme Paulin le qualifie lui-même, avoit déjà écrit des actions du même Saint Evêque. De sorte que la vie do ce rai. 1. lo.p.we Saint par le même Auteur, a fourni la matière des trois premiers livres de Paulin; et ce que le même S. Sulpiee y avoit ajoute dans ses dialogues, a fait le Bujel d< s deux livres suivants. ' Pour ce qui est du 6e livre, Paulin l'em- Paul. ibid.i.6.v. ploie à décrire les miracles qui s'étoient faits au tombeau de S. Martin sous les yeux de S. Perpétue, conformément à la relation que celui-ci lui en avoit envoïée. ' 11 a eu v. 1. 28. soin de marquer qu'il travailla, et finit son Poëme sous l'Episcopat du même S. Perpétue.
' Les Sçavanls conviennent que Paulin a assez mal pr. | Cave, p. 290. réussi dans son entreprise; n' aïant fait que rendre en assez mauvais vers une prose fort élégante, qu'il a même abrégée. ' C'est ce qu'il reconnoit lui-même, avouant avec Paul. iMd. 1. 4.v. ingénuité, qu'étant incapable d'écrire quelque chose qui ,"1" fût digne des Sçavants, il étoit bien éloigné de prétendre par son travail donner quelque lustre à ce qu'un aussi bel esprit, qu'étoit S. Sulpiee, avoit déjà écrit sur la même matière. Qu'il étoit persuadé au contraire, que ses paroles passant par sa plume poétique, ne pouvoient que perdre leur énergie naturelle. ' Qu'il étoit même à crain- i.s. y- «s-mi. dre que la langueur de sa poésie ne réfléchît jusques sur S. Martin, et qu'elle ne ternit l'éclat de la gloire qu'il s'étoit acquise. C'est pourquoi il ajoute que ce n'éjoit qu'en tremblant qu'il entreprenoit le récit de ses grandes actions, aïant si peu de talent pour s'en acquitter d'une manière qui répondit à la grandeur du sujet. ' Mais il ne i.6.y.486.»t. put se refuser ni au désir qu'il avoit de contribuer à l'édification des Fidèles, dont quelques-uns aïant plus de goût pour la poésie que pour la prose, liroient plus volontiers ses vers; ' ni à la dévotion qu'il avoit pour S. Mar- l- 5- v- M6-