S. LOUP, EVÊQUE DE TRCH ES
s'ils eurent des enfants. Mais au boul de cr terme ils a'enfîammerent tellemenl l'un l'autre à l'amour <!<■ la vertu, qu'ils renoncèrent tous deui au mon le. nu ne marque point ce que devint Pimeniole.
Pour S. Loup, poussé h Boûtenupar la force de l'Es- sur. tbid prit «livin, il renonça à la pompe du siècle pour ne plus penser qu'à prendre soin de son ame. il quitta In maison paternelle, et rompit tous les liens et tous les engagements qui pouvoient l'attacher au siècle. 11 n'en demeura pas là; le désir d'arriver à la perfection évangeliquc le porta à s'en all.T à Lérins trouver S. Honorât, alors Abbé de ce More naissant. ' Il y fut suivi par un frère qu'il avoit, nom- Eneh. ad. ii.i. P. me Vincent, différent, comme nous l'avons observé ailleurs, du célèbre Moine de Lérins de même nom; mais qui ne fut pas moins célèbre par l'éclat de sa vertu. Ils y trouvèrent une troupe de Saints solitaires qui faisoient revivre dans nos Gaules l'institut des Anachorètes de l'Egypte,'et entr'autres S. Hilaire que S. Honorât y avoit attiré. aii.ibid.p.2*.i.«. En une si sainte compagnie notre nouveau solitaire ' s'adon- sur. n.i.i. §. 2. na à la pratique de l'humilité, de l'obéissance, de la mortification, avec tant de succès, que bien qu'il n'y demeurât qu'un an, 'il a passé pour un des plus grands ornements Euch. u>id. de ce sacré désert. Son mérite alloit presque de pair avec celui da S. Caprais;'car on proposoit sa vie à imiter aux Sid.car.i6. y. no. Moines de Lérins, comme celle de ce Saint vieilard.
' Vers 420 S. Loup avec Vincent son frère, qui fut de- rai. iwd. p. 1». puis, comme l'on croit, Evêque de Saintes, ' sortit de Lé- Sur. and. rins pour aller à Màcon dans l'ardeur de sa foi, vendre, et distribuer aux pauvres ce qui lui restoit de ses biens. Presque aussi-tôt il fut enlevé, lorsqu'il ne s'y attendoit nullement, pour être placé sur la chaire Episcopale de Troïes. 'On ne doute point qu'il ne remplit ce Siège en Euch. ibidirai. 427, lorsque S. Eucher le qualifioit le vénérable Loup, lbl'1" qui nous représentoit en sa personne ce Loup mystérieux de la Tribu de Benjamin, devenu le Pasteur des Brebis. ' Son premier soin dès qu'il eut été élevé à l'Episcopat, fut sur. u>id. d'instruire son peuple tantôt par la lecture tantôt par ses prédications, et de retenir son Clergé dans l'ordre de la discipline.
' Après avoir passé deux ans dans le sacré ministère, il ibid. devint si illustre par son éloquence et par sa pieté, ' que 3i.jui.P.4ic.g.i9
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