‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 276 sur 384 · POLEME, PRÉFET DES G IULES · texte numérisé non relu

POLEME, PRÉFET DES G IULES

d'une maison fort illustre, étanl fille d'un Préfel Général iT.TTi i..,( . ,. 1 d'armée en Espagne, el arrière petite-fille d'Agricole Con- '!'',' " ■' ' ,16 ''■ su! en l'année 121. On ne pouvoil guéres voir de mariage mieux assorti. Les conditions étoient égales; ' l'alliance «r. u> se faisant entre deux des premières familles qui fussent alors dans les Gaules. Aranéole étoil une vierge accomplie, et Poléme un jeune homme, qui brilloil déjà par son sçavoir. G'esl ce que Sidoine a voulu exprimer par les vers suivants.

Sed doctus juvenis, decensque virgo, Ortu culmina ('.allia? tenentes, Junguntur.

' A la prière de l'Epoux, le même Sidoine, qui n'étoit car. u.pr. | îs.p pas encore Evêque, fit leur épithalame, où contre le ge- inl- 1-°~nie de cette sorte de pièces, il fil entrer des matières de philosophie et d'astronomie. Ainsi pour se conformer au

goût de Poléme, il consulta moins la circonstance de son

mariage que la profession qu'il faisoit des letres. « ' Que Car. u. pr. p.

a l'on chante, lui dit-il, les fables et de Venus et des Amours, l249 ,25°-

« pour célébrer les mariages de ceux que l'on n'aura pas

« le même sujet de louer que vous me présentez; pour

« moi, je ne crois pas devoir prendre d'ailleurs que de la

« philosophie même, le sujet de vôtre éloge. »

En 475 Poléme fut fait Préfet des Gaules, ou plu- thi. u>i<i. p. m tôt du peu qui y resloit aux Romains, et qui se réduisoit *3, peut-être à une partie de la Provence. On croit que ce fut Jules Nepos, qui après avoir fait la paix avec Euric Roi des Visigots, en lui cédant l'Auvergne, donna celte dignité à Poléme. Celui-ci la conserva depuis même que Nepos eut été chassé par Oreste, et Oreste par Odoacre. ' Quelques désespérées que fussent dans les Gaules les af- sku î. 4. ep. u. p. faires des Romains, Poléme ne laissa pas de leur être d'u- 949ne grande utilité pendant sa Préfecture, qui dura plus de deux ans. Il fut tout ce temps-là sans écrire à S. Sidoine, qui en prit occasion de lui adresser la letre que nous avons encore, ' pour l'avertir de ne pas oublier ses an- P. 950. ciens amis, et de faire voir qu'il consideroit ou un Patrice, s'il estimoit les grandeurs de ce monde , ou un Evêque, s'il portoit ses vues au-delà des temps.

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V SIECLE

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