‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 286 sur 384 · A N T II E D I U S · texte numérisé non relu

A N T II E D I U S

DOi f MM II

ANTIÏEDIUS,

Le progrès que faisoil la décadence des letres dans nos liaules sur la fin de ce siècle , n'empêchoil pas que Ton n'y comptât encore un certain nombre de Poêles. ' Entre autres on en vit un d'un mérite singulier en la si.i. s. car. 9. < personne d'Ànthedius. Il lleurissoit au même temps que 308"31-les célèbres Lampride et Sévérien , dont nous avons déjà donné les éloges, et ne leur étoit point inférieur , soit en érudition, soit en talents pour bien écrire. ' II avoil eu Sar.in sa. ear.p. pour père, ou pour aïeul, un autre Anthcdius, u natif de \'":u] s , Périgueux, que S. Sidoine met en parallèle avec le docte 11. p. 1V2! Drépane, dont nous avons parlé sur le IV siècle. Ce que S. Sidoine dit ici de cet Anthedius l'ancien , qui étoit mort lorsqu'il en parloit de la sorte vers 474 , est d'autant plus remarquable, qu'il vient mieux à notre sujet. Voulant donc relever l'honneur que Loup , grand-homme de letres , faisoit à la patrie de sa femme , qui étoit la Ville d'Agen. et la sienne propre qui étoit Périgueux , il dit que la première de ces Ailles retrouvoit en lui un autre Drépane, et Périgueux un autre Anthedius.

Le fils ou petit-fils d'Anthedius , n'acquit pas moins de gloire, que celui dont il tiroit et son nom et son origine. C'est apparemment pour exprimer la facilité qu'il avoit à faire des vers, ' que Sidoine son ami dit qu'Apol- car. 22. pr. p. 1274. Ion lui étoit très-familier, Phœhwn. Anthedii mei perf ami Harem. ' Ailleurs après avoir loué la douceur de son style , il Car.9.v.308.309. le compte pour le premier entre les poètes les plus diserts qui vivoient alors , et qui méritoient d'être comparés v. 301. 302. aux Paulins , aux Ampelius , aux Symmaques , aux Messalas, qui les avoient procédés :

' Nostrum aut quos retinet solum diserlos y. 308. 309.

D ulcéra Anthedion —

L. P. Sirmond applique à notre Poète , qui selon cet- not. p. 1274. Tome II. V y y

\ si i:t: LE.

538 WTIlKhirs. POETE,

te interprétation auroit été un très-grand Philosophe , ce que nous avons cru après Savaron devoir entendre de Po-

si«i s. car.M.pr. [em6i ' (;Vst l'éloge que Sidoine dans sa [être à Ponce

Léonce, qui serl de préface à son poëme ~'-)r , fait d'un homme, sans le nommer, qui possédoil si parfaitement toutes les parues de la Philosophie , qu'il surpassoit tous les Musiciens, les Géomètres, les Arithméticiens, les Astrologues. Il faut avouer que l'endroit est obscur. Mais en Je rapprochant de l'épithafame, que le même Sidoine a compose de Poleme et d'Araneole , on y découvre tout le caractere de Poleme , de qui par conséquent on doit plutôt l'entendre que d'Anthedius. On ne trouve plus rien au reste des poésies de celui-ci, quoique si fort estimées en son temps.

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