‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 285 sur 384 · V SI I CI.K · texte numérisé non relu

V SI I CI.K

,~io3*. " lrn'' ';| noWeise, ' parée qu'il n'y avoit plus qu'elle qui les

cullixàt.

r loss. JeaD donl nous parlons, fut un do ceux qui travailla,

H avec le plus d'application et avec le plus de succès, a les sauver pour un tems du naufrage qui les menaçoit.

p. tosf. ' M enseignoit avec un grand concours d'auditeurs , et

forma un nombre considérable de gents de lelres. Gfc fut pour l'en congratuler que S. Sidoine lui écrivit une letre , qui est venue jusqu'à nous. 11 lui témoigne qu'il auroit cru commettre un crime , s'il avoit différé plus longtems de lui donner les éloges qu'il méritoit, pour avoir empêché non-seulement que les sciences ne tombassent en une entière décadence, mais aussi pour les avoir relevées , fait revivre et affermies , lorsqu'elles étoient presqu'entierement négligées. Il lui parle comme s'il eût été le seul qui , en ces tems malheureux , leur eût servi de rempart, pour les mettre à couvert des dommages, que leur causoient tous les jours les armes et les ravages des nations étrangères ennemies.

p. io53. ' Il lui ajoute que ceux qu'il prenoit soin de former

aux sciences , retiendroient , quoiqu'au milieu des peuples barbares, quelque teinture de l'érudition des anciens qu'il tâchoit de faire revivre en eux. Que pour lui et les autres qui faisoient profession d'écrire pour la postérité , ils lui avoient en particulier l'obligation de ce que leurs travaux ne seroient pas inutiles, puisque son école soutenue de la sorte par ses soins , formeroit un grand nombre de personnes , qui seroient en état de lire

p. ior;2. leurs écrits. ' C'est pour cette considération que S. Sidoine

dit encore , que les contemporains de Jean et de ceux qui vivroient après eux , le dévoient regarder et honorer com-

p 1053. me un autre Demosthene et un autre Ciceron , ' en lui

dressant , autant que le malheur des temps pourroit le permettre , ou des statues ou d'autres monuments.

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