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nille femme de Sidoine, qui se reconnoll effectivemenl s,.i i ». ,v. .,.,,. son allié; et après avoir donné des marques de son i i mérite,' il fut i mme son père à ta Préfecture des i. t. Bp.irp.ioio.
Gaules. Il en faisoil les fonctions en 150, lors qu'Attila B0Lpl s'avança jusqu'à la rivière de Loire, el alla assiéger Orléans. Ce fut Ferréol qui porta les Gaulois à joindre lours force- à celles d'Aëce Général de la Cavalerie Romaine, pour repousser ensemble cel ennemi commun. Cette action rendit notre Préfel si recommandable dans les Gaules, qu'elles le reçurent pour leur Préfet avec la même joie, que s'il eû1 été leur propre souverain, el qu'elles le regardèrent dans la suite comme leur libérateur.
Les Romains mêmes en faisoient une estime particu- Marc. md. liere, et se servirent de lui avec beaucoup de succès dans les affaires les plus difficiles, où ils reconnurent l'étendue et l'adresse de son esprit. ' Thorismond Roi des Gots, sa. ibid. aïant assiégé la Ville d'Arles, qui tenoit encore pour les Romains, se désista de son entreprise à la persuasion de Ferréol, qui le sçut gagner par la douceur, la gravité et la subtilité de son éloquence : expédient inusité qui eut plus de succès, s'écrie S. Sidoine avec admiration, que la présence d'Aëce avec une armée entière !
'Ce fut en considération et de son habilité et de son i. i. ep. 7.p.836. éloquence, que les Gaulois le députèrent à Rome en 8j7' 4G8, avec Thaumaste et Pétrone deux autres sçavants hommes , contre Arvande autrefois leur Préfet, accusé de crime de Leze-Majesté, et de péculat.
Outre le Château de Trevidon, ' Ferréol avoit encore i. 2. ep. 9. p. 892. une autre belle maison de campagne, nommée Prusiane, 895* entre Nisme et Clermont en Auvergne, ' sur le bord de p. 896. la rivière du Gardon. 'La description que S. Sidoine nous p. 8-3-800. a laissée, de la manière que l'on y étoit reçu et que l'on y passoit le temps, ce qu'il sçavoit par lui-même, fait voir que Ferréol joignoit une extrême politesse à un grand amour pour les letres. Entre les autres commodités que l'on y avoit pratiquées, pour procurer tous les agréments légitimes à ceux qdi la hantoient, mais qui ne sont pas de nôtre sujet, ' il y avoit une Bibliothèque choisie et ran- P. *93. gée avec tant d'art, qu'on l'auroit prise pour l'une de celles ou de ces Musées publics, que l'on voïoit autrefois à Rome et à Alexandrie, ou de ces Professeurs qui ensei-
V > I l i I l !■ NM
543 TONANCE FERREOL,
gnoipnt les belles letres. ' Nous ne répéterons p.is ici ce que nous avons déjà dit ailleurs plus au Long, de cette ci letre Bibliothèque, h de l'arrangement que l'on y admiroit. 11 Bufûi dédire, que chez Ferréol on emploïoitâ la lecture une partie de la matinée immédiatement avant le dîner,
,, gj^, ' et que duranl le repas on s'entretenoit de discours où
l'érudition étoit toujours mêlée avec la gaieté.
i. t. ep. w. Km. 'Nous avons une letre de S. Sidoine à Tonance Fer-
lM1- réol, à la mémoire duquel elle est très-honorable. Elle
fut écrite vers 480. C'est la 12e du T livre, dont les onze
Pi i84i. précédentes sont adressées à des Evêques. ' S. Sidoine en
usa de la sorte , croïant faire plus d'honneur à Ferréol de le placer ainsi après les Evoques, que s'il l'eût mis à la tète des Sénateurs, à qui s'adressent plusieurs letres des li-
Tiii. h.e. t. ui.p. vres précédents. ' Ferréol vivoit encore plus de 25 ans
-"',- après qu'il avoit administré la Préfecture dans les Gau-
les : ce qui nous conduit au-delà de l'an 485. Il pouvoit être né vers 420, comme le fait juger l'époque de sa Préfecture marquée en 450 : ainsi il étoit plus âgé de quelques années que S. Sidoine son ami.
s. î.o. ep. i3. P. Vers 483,' lorsque S. Sidoine publia le dernier livre
l109, "l0- de ses letres, Ferréol avoit un fils nommé Tonance. C'é-
tait un jeune homme de mérite, d'un bon goût pour les letres, et grand ami de S. Sidoine, dont il aimoit passionément les poésies. Ce fut pour satisfaire et à son désir et
p. noo. nu. à sa demande, ' que le Saint lui envoïa un petit Poëme qu'il composa exprès, pour s'exemter de n'en plus faire. Il y joignit celui qu'il avoit fait autrefois, au sujet d'un ouvrage de Pierre Secrétaire de l'Empereur Majorien, avec
p- uio. une letre qu'il mit à la tête de l'un et de l'autre. ' Tonance
avoit demandé aussi à S. Sidoine des questions pour servir d'entretien à table durant le repas, comme quelques anciens en avoient composé. Mais le Saint se contenta de le renvoïer à Apulée, en lui conseillant d'étudier à fond celles qu'il avoit laissées, comme lui étant très-utiles pour se
Mor. t. p. 8oo. 2. perfectionner dans la science. ' Ceux qui ont travaillé à la nouvelle édition de Moreri, ont confondu Tonance Ferréol le père avec Tonance son fils, et n'en ont fait qu'une seule personne. Il n'y a qu'à lire l'article qu'en ont dressé ces écrivains , pour s'appercevoir de l'erreur. Ils font naître Tonantius Ferréolus en 450, le supposent Pré-
PRÉFET DES GA1 LES. :;'.:; v siècle
l'ft des (iaules la même année, à laquelle Attila gntra dans tes (iaules, et l'envoient à Home pour l'affaire d'Ar-
vande en i(>7, lorsqu'il n'auroit eu que 17 ans. (XXIV.)
CONSTANC E,
Prêtre de l'Eglise de Lyon.
HISTOIRE DE SA VIE
Constance est un homme célèbre dans l'Eglise, tant tql h. e. u *. p. pour sa gravité et sa science , que pour plusieurs autres grandes qualités, et particulièrement pour son exactitude dans l'histoire Ecclésiastique. ' On croit qu'il étoit t. ie. p. 207. de la Ville même de Lyon, dont il fut Prêtre danslasuite des temps. ' S. Isidore de Seville, et Vossius après lui, le i*a. Seri. c. 4. P. qualifient Evèque; mais les sçavants ne doutent point au- p.'j. Î'V*8 jourd'hui, que ces deux auteurs ne se soient trompés en cela. Vossius en lui donnant le nom de Constantin, ne s'est pas moins trompé.
'La naissance de Constance étoit illustre; et il paroît sa. s. 1. 3. ep. 2.
i-i 1 • « r il p. 911.
qu on lui donna et pour la pieté et pour les letres une éducation conforme à sa noble extraction. ' il devint un i-9. cp.ie. p.nao. homme d'un excellent conseil, et passa pour un des plus beaux esprits de son siècle. Il excelloit tellement pour l'éloquence, que quand il parloit publiquement sur quelque affaire, il remportoit la palme sur tous les autres. ' Il i.ï-«p-i8.p.ioM. étoit continuellement appliqué à la lecture des Saintes Ecritures, et lisoit quelquefois les autres livres par simple divertissement. ' Un écrivain moderne suppose néanmoins, Jyiycoi.p.i.c.3. que Constance enseigna la rhétorique à Lyon : ce qui l'auroit engagé à faire une étude particulière des Auteurs profanes.
Non seulement ' Constance cultivoit les letres; mais sid. 1. 1. eP 1. p. il chérissoit encore tous ceux qui faisoient profession de les cultiver. Ce fut en partie ce qui l'unit intimement avec S. Sidoine Evêque de Clermont, son compatriote, et quelques