Tome IL F
'.:» ETAT DES LETIM" S
Ire dessein, nous ne devons pas oublier les traits mémorables du zélé que nps Gaulois firent paroître contre les hé-
i »p. so, i- résies de Nestorius et d'Eutyche. En i.'io'S. Léon anyoïa
' |ep" ,l- dans les Gaules sa letre célébreà Flavien, par le Prêtre l'<troni' et le Diacre Régule , qui étaient allés à Home au suit I du fameux différend entre les Eglises d'Arles et de Vien- Bp.si.p.Mî. ne Il \ avoit joint une letre de S. Cyrille, qui étoit toute r, h . m e., i. il, conforme à la sienne; 'c'est-à-dire, la seconde de Nestorius, p" 60a et apparemment j>lusicurs autres pièces qui regardoient l'hé-
ibid. résie d'Eutiche. 'S. Léon adressoit tous ces écrits à Ravenne
Evêque d'Arles, le priant de le communiquer à tous les Evêques, afin de fortifier par-là les Eglises des Gaules, con- Tiii.. ibid. tre ceux qui prétendoient établir une nouvelle hérésie. 'Ra-
venne s'acquitta sans doute de la commission que le Pape lui donnoit de répandre par-tout ces écrits, et il les fit peutiiai. chr., p. 30*. être passer jusques en Espagne. Car ' Idace remarque qu'on y apporta des Gaules la letre de Flavien à S. Léon contre Eulyche , avec la réponse de S. Léon, des écrits de S. Cyrille à Nestorius, des actes et d'autres écrits de quelques autres Evêques.
Léo, i. i, p. m. LXV11I. 'La letre à Flavien en particulier fut reçue partout dans les Gaules avec une joye et une estime extraordinaire. Tous ceux qui n'étoient pas indifferens pour le Mystère de nôtre Redemtion , l'embrassèrent comme un symbole de foi, et l'apprirent même par cœur , afin d'être toujours prêts à répousser les erreurs contraires. Beaucoup de personnes se réjouirent d'y trouver la foi , dont ils avoient toujours fait profession. D'autres qui n'avoient pas eu tant de soin de s'instruire du Mystère de l'Incarnation, y trouvoient la lumière qu'ils n'avoient pas eue jusqu'alors , pour prêcher net- Tiii. ibid. tement et avec assurance les vérités ' qu'ils ne connoissoient
Léo, t. i, P. 578, auparavant que confusément. ' 11 ne se trouva néanmoins dans c" '■ les Gaules personne qui eût besoin de ce remède pour être
dégagé de l'erreur. On lisoit publiquement cette letre dans c.2. les Eglises; 'et -non-seulement les Evêques, mais beaucoup
P. 579. 580. de laïcs mêmes en vouloient avoir des copies. ' Nos Evêques s'assemblèrent , comme nous dirons plus amplement en faisant l'Histoire du Concile qu'ils tinrent à ce sujet ; et envolèrent à S. Léon un témoignage authentique de l'estime qu'ils faisoient de cette letre admirable. La leur est signée de ep. 77, p. 582. 584. 44 Evêques. 'Ingenuus d'Embrun fut député pour la porter