‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 301 sur 384 · I. 7. ep. li.p.4G4. . 1 i 7 • • •! n · texte numérisé non relu

I. 7. ep. li.p.4G4. . 1 i 7 • • •! n

» i. 9. ep. 9. extrêmement les letres ; ■ mais jamais il ne lut sujet aux vices assez ordinaires aux Scavants. Jamais il n'eut ni envie ni jalousie contre ceux qui tâchoient ou de l'égaler , ou

î. 4. ep. le. même de le surpasser dans les sciences. ' Il communiquoit volontiers ce qu'il avoit fait , persuadé qu'il tiroit de l'avantage du plaisir qu'il faisoit aux autres.

Tant de rares qualités acquirent à S. Sidoine , un nombre prodigieux d'amis du premier ordre. Outre les grands Evêques que nous avons nommés , et avec lesquels il étoit lié d'amitié , il étoit aussi en commerce avec tous les hommes de letres , et presque tous les beaux esprits et les personnes les plus qualifiées , qui vivoient dans les Gaules en son temps. On en peut remarquer un très-grand nombre

Tin. ibi.i. p. 277. ^ans je cours dg l'histoire de ce V siècle; et l'on voit

par les éloges que plusieurs en ont faits , et auxquels il faut joindre ceux que Gennade et S. Avite de Vienne lui ont donnés dans la suite , qu'il a passé pour être la gloire et l'ornement de l'Auvergne , aussi bien par sa pieté que par ses écrits.

EVÊQUE DE CLERMONT. 0 v clc,.It.

S- il

SIS ni YKAIIKS QUI SONT VENUS JUSQU'A NOUS.

es Ouvrages que nous avons de S. Sidoine , oui cria de commun avec ceux de S. Paulin do Noie, que ce ne sont point des écrits de longue haleine; ne consistant qu'en des poésies et des letres, qui ne lais-cul pas d'avoir leur mérite.

1°. ' Le recueil de ses poésies contient 24 poèmes. Les sm. car. p. i-ato. uns sont assés longs, et les autres fort courts , et tous sur divers sujets. ' Ce recueil parut dans le public avant celui i. î. ep. i. p.». de ses letres , que S. Sidoine ne publia que sur la fin de son Episcopat : ' au lieu que l'autre avoit vu le jour dès avant tui. h.e. t. îe.p. qu'il fût Evêque. Le Panégyrique de l'Empereur Anlheme *16' qui est à la tête , fait juger que ce Prince regnoit alors. Ainsi ce fut vers 468 ' que S. Sidoine dressa ce recueil, à sid. car. o. la prière de Félix fils de Magnus , qui fut depuis Patrice et se rendit ensuite Moine. ' Il n'y mit qu'une partie, thi. ibid. et apparemment une très-petite partie de ses vers; puisqu'il s'y en trouve peu en comparaison de tous ceux qu'il paroît avoir composés , et que d'ailleurs il en publia encore d'autres depuis en différentes occasions. De ce nombre sont presque tous ceux qui se trouvent insérés parmi ses letres, et dont les plus considérables' sont le petit poë- sa. î. % ep. i6.p. me qu'il fit pour orner l'Eglise que S. Patient avoit fait lo~" la3' bâtir à Lyon; ' l'épitaphe d'Apollinaire son aïeul, com- i.3.ep.t2.p.2OT. posée cependant avant son Episcopat; ' celle de Mamert i.4.ep.ii.p.floo. Claudien ; a l'inscription pour l'Eglise de S. Martin à :6ep. 18. P. i«2. Tours , qu'il fit à la prière de S. Perpétué ; 'l'éloge en vers i.7.ep.i7.p.*ra. d'Abraham Abbé en Auvergne; ' et les deux poëmes 1.9. ep. 15. 16. p. qui sont la clôture de ses letres , adressés l'un à Gelase et l'autre àFirmin.

Quant aux autres pièces contenues dans le recueil de ses poésies , les plus considérables sont les panégyriques des trois Empereurs , Avite , Majorien et Antheme , qui ne sont point placés selon l'ordre chronologique , non plus que les autres poëmes. Le premier selon l'ordre des temps est celui d'Avite son beau-pere. ' Sidoine le prononça à sn. in sid.p. 1191.

V SIECLE

liniiir, comme cous l'avons déjà remarqué, le premier

jour de janvier 156 , lorsqu'Àvite entra dans son consu-

nv, lai. ' Celui de Majorien fui prononcé à Lyon sur la On

de l'année 4.r>s , lorsque ce Prince étoit encore Consul.

p.itss.fit6. 'Enfin celui d'An thème, qui esl le troisième, quoique placé à la tête des autres, l'ut prononcé à Rome le premier jour de Janvier 168 , auquel cet Empereur commençoil son second consulat: ee qui fait le sujet de l'exorde de ce poëme.

Sl(1 s iai g (l ' Le neuvième poëme parmi ceux qui suivent ces trois

1315-1238. panégyriques, est comme l'epitre dédicatoire et la pré-

face de tout le recueil. Il est adressé à Eelix , qui avoit porté Sidoine à recueillir en un volume les poésies qu'il avoit composées en différentes occasions. Ce poëme est plein d'une grande érudition , et contient un abrégé méthodique de la fable , avec le dénombrement presque de tous les plus célèbres poètes , qui avoient écrit jusqu'alors.

p. 1239.1245. ' Le onzième est l'épithalame, que Sidoine composa

avant son Episcopat , pour honorer le mariage de Rurice , depuis Evêque de Limoges , avec Iberic fille d'Omma-

Tiii. ibid. p. 236. ce- C'est une méchante pièce en toutes manières. a Le

» si,], s. car. io. p. poëme qui la précède et qui lui sert de préface, n'est pas grand'chose.

p. 1245. 1249. ' Le douzième est adressé à un Catullin , qui avoit de-

mandé aussi un épithalame à Sidoine , qui s'en excuse par ce petit poëme. Il dit, pour ses raisons de refus , qu'il n'y avoit pas moïen de rien faire au milieu des Bourguignons, dont il fait une plaisante description. On voit par-là que Sidoine demeuroit encore alors à Lyon , dont les Bourguignons étoient les maîtres après le milieu de ce V siècle.

p. i25o-i26i. ' Le poëme quatorzième est la préface du quinzième ,

qui contient l'épithalame de Poleme et d'Araneole. Sidoine plus attentif à se conformer au goût de Poleme, qui étoit un grand Philosophe Platonicien , qu'à consulter les circonstances de son mariage , fait entrer dans cette pièce des matières de philosophie et d'astronomie , contre le génie de cette sorte d'ouvrages.

p. 1261-1268. ' Le poëme seizième est un remerciement, que Sidoine

fait à Fauste dès-lors Evêque de Ries , du bon accueil qu'il lui avoit fait autrefois dans sa ville Episcopale , et du soin

qu'il

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