SES OUVRAGES OUI SONT PERDUS
i est visible par ce que nous vouons do dire dos letres et des poésies de S. Sidoine, qu'il en avoit écrit beaucoup d'autres que celles qui nous restent. Comme il vécut encore cinq à six ans depuis qu'il eut publie le dernier livre de ses letres , on ne peut pas douter , qu'aïant les grandes liaisons qu'il avoit, il n'en ail écrit grand nombre d'autres jusqu'à la fin de sa vie. D'ailleurs celles que nous avons, ne sont proprement que l'élite de celles qu'il avoit écrites, avant que de les publier.' comme il nous en sid. i.i.ep.i.p.i.
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assure lui-même en plus a un endroit, lien a ete a peu près i.9.e,..i6.p.6ii. i de même de ses poésies, avec cette différence qu'en entrant dans l'Episcopat il renonça à cet amusement, c'est-à-dire qu'il ne s'en fit plus une occupation, mais qu'il ne laissa pas néanmoins d'y donner quelques moments en certaines rencontres. De celles qu'il a composées et qui ne sont pas venues jusqu'à nous , nous ne connoissons que les suivantes; ' S. Sidoine avouant qu'il ne se souvenoit pas lui- i.9.ep.6.p.M3-6i5. môme de toutes celles qu'il avoit faites dans sa jeunesse. 'Dans une de ses letres toutefois il fait mention de plu- • a.ep.s. p. 132. sieurs livres de ses épigrammes, que nous ne connoissons point d'ailleurs.
1°. ' Nous n'avons point un traité , ou plutôt une Cave, p. 292. satyre,' qu'il composa contre une personne, aies bonos sid. 1.3. eP.n. P. maie ferentcm. 11 î'envoïa à Eripbe l'un de ses amis, en le priant de la revoir en son particulier , et si elle lui plaisoit de la publier; ou de la supprimer, si elle n'étoit pas de son goût.
2°. ' S. Sidoine avoit promis à Prosper Evêque d'Or- i.s.ep.is.p.sss. leans, de faire l'éloge de S. Agnan l'un de ses saints prédécesseurs; 'et l'on ne doute pas qu'il ne l'ait exécuté, toi. ibid. p. ses. Ce sera apparemment quelque poème qu'il aura fait sur ce sujet . et qui se sera perdu dans la suite des temps.
3°. ' Sur la fin du poëme inséré dans la dernière des le- sM.i.9.eP.i6 P. très de S. Sidoine, le Saint s'engage à faire des hymnes en l'honneur de S. Saturnin de Toulouse , et des autres martyrs qu'il avoit choisis pour patrons , et qui lui avoient
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l'ail sentir L'effet de leur protection dana ses besoins. Aujourd'hui nous ne trouvons aucun autre vestige de ces pieces de poésies; mais la pieté de S. Sidoine nous est on assez bon garant, qu'il n'aura pas Laissé de satisfaire à cette juste dévotion. Ce sonl là toutes les poésies de S. Sidoine que nous sçachions être perdues.
Carejibid. Mais il ne faut pas' melire de ce nombre, comme fait
sid.1.1. ep. îa. p. Cave, la Satyre contre Péone, ' que S. Sidoine désavoue bien
74~77, positivement. En voici l'histoire en abrégé, que le Saint
raconte assez au Long el fort agréablement , et à laquelle
i).75. Cave paroît n'avoir pas fait assez d'attention. ' Sidoine
étant allé d'Auvergne à Arles, où étoit alors l'Empereur Majorien, fut surpris de voir qu'on le faisoit Auteur d'une Satyre en vers, qui déchiroit nommément plusieurs personnes, et entre autres Péone, qui peu auparavant avoit été Préfet des Gaules; et c'étoit ce Péone même qui ac-
p. -e. cusoit Sidoine de l'avoir faite. ' L'Empereur qui en avoit
oui parler, voulut que Péone et Sidoine a\ec les principaux de la Cour vinssent manger avec lui après les jeux du Cirque. Sidoine étoit alors revêtu de la dignité de Comte, et se trouvoit à la dernière place. On y parla de
p. 77. la Satyre ; ' et Sidoine l'aïant absolument désavouée, Péone
qui n' avoit point de preuve , demeura confus. Alors Sidoine demanda à l'Empereur en deux vers faits sur le champ , la permission de faire effectivement une Satyre contre celui qui l'accusoit, sans preuve d'en avoir fait une. Majorien y consentit ; mais au sortir du Palais , Péone alla demander pardon à Sidoine; et tous les Grands aïant intercédé pour lui, cette affaire se termina d'une manière très-glorieuse pour l'accusé.
p. 74. ' Le bruit néanmoins ne laissa pas de continuer , peut-
être en conséquence de la permission accordée par l'Empereur , que Sidoine avoit fait une Satyre. De sorte que long-temps après un des ses amis nommé Montius, le pria fort sérieusement de la lui envoïer, s'il l'avoit faite. Sidoine trouva mauvais que son ami le crût capable d'avoir fait une Satyre , et pour le détromper , il lui en écrivit l'histoire que nous venons de rapporter. Ecrivant ' depuis à Catullin , à qui l'on avoit donné part à la même pièce,
car. 12. p. i4o. 'et lui faisant une description un peu railleuse des Bourguignons , il s'arrête aussi-tôt , de peur , dit-il , que l'on