I . Le même Auteur prend aussi pour une traduction i m
île Grec m Latin,' la vie d'Apollone de Tyane par Phi- s,i i. s. «p. s.p. lostrale , que Léon Ministre du Roi Euric avoii demandée à S. Sidoine, lorsqu'il étoit relégué à Liviane, et qu'il lui envoia son élargissement Cependant Ici*. Sir- sir. in sid.p.tofc.
mond croit que ce n'étoil qu'une simple copie de la vie de ce Philosophe. Au reste, si c'étoi! une traduction, comme Cave le prétend,' et que la letre de^S. Sidoine à Léon Sid. iind. le donne, ce semble, à entendre par les peines et le travail que cette pièce lui causa, comme il le témoigne luimême, il faut dire que celte traduction est perdue.
5°. Nous n'avons point non plus aujourd'hui l'ouvrage i. 7. ep. 3. p.of. que S. Sidoine avoit fait , et dont il parle sous le titre de Contestatiunculas. ' Le terme de Contestation selon Dum Ma- Mab.iit.i.i.e.3. billon, signifie dans le langage des anciens ce que nous p- **' nommons aujourd'hui la Préface de la Messe ; parce que les fidèles par la réponse qu'ils y faisoient au Surstem corda, témoignoient ou attestoient qu'ils avoient le cœur élevé à Dieu. 'Ainsi ces Contestatiunculae de S. Sidoine, dit M. de rai. nu. p. 277. Tillemont, pourvoient bien être la même chose, 'que les Gr. t. hist. Fr.i.s. Messes composées par le même S. Sidoine selon S. Grégoi- c' 2"' re de Tours, qui assure en avoir formé un livre dans la suite, et y avoir mis une préface. Cela peut se confirmer par le trait d'histoire que rapporte cet Historien , et qui fait voir que S. Sidoine sçavoit bien son Missel. Le Saint Evèque aïant été prié d'aller faire l'Office dans le Monastère de S. Cyiïaque ou S. Cyr, que les gents du païs appellent Cyrgue, le jour de la fête du Saint, on lui ôta par malice le livre dont il avoit accoutumé de se servir dans la célébration des SS. mvsteres. S. Sidoine ne laissa pas néanmoins de chanter, et de faire tout ce qu'il falloit pour la solennité avec tant de perfection, que tout le monde en l'admirant, disoit que c'étoit plutôt un ange qu'un homme qui avoit parlé. C'est ce que S. Grégoire de Tours témoigne avoir rapporté plus au long dans la préface qu'il avoit mise à la tète des Messes composées par S. Sidoine.
'L'Evèque Megethe dont on ne connoit pas certaine- sid. s. 1. 7. eP.3. ment le Siège, les demanda à S. Sidoine, qui eut quelque p" " peine à les lui envoïer. Il le fit néanmoins, en quoi il dit
iOJO.
V SIECLE
qu'il donna une grande preuve de son obéissance pour ce S.tini Prélat, et encore plus de sa témérité, <-n exposant ses ouvrages au jugement d'une personne très-docte et très-éloquente.
îb.j. 0". On peut dire en général ' après S. Sidoine même ,
qu'il écrivoit beaucoup de choses; mais qu'il en publioit peu, et que par conséquent il oe peut gueres se faire que nous n'aïons perdu plusieurs des Ouvrages qui sont sortis
Sid.i.8.ep.«.p. de sa plume.' Il avoit commencé à écrire la guerre d'Altila , et l'histoire du siège que ce Roi barbare avoit mis devant Orléans, comme nous l'avons déjà remarqué. Mais n'étant pas coulent de ce qu'il avoit fait, il laissa cette entreprise , sans communiquer à personne ce qu'il en avoit déjà jette sur le papier.
Tiii.ibid. p.277. | ' On ne sçail ce que c'est que Liber causarum, mis par Ca-
cave, p. 292. ye enu,e }es ouvrages de S. Sidoine qui sont perdus. On ne voit pas même ce qui a pu donner sujet à cet Ecrivain,
siii vu. à si.-. d'attribuer un tel ouvrage à nôtre Saint. ' Son épilaphe à la vérité dit de lui Causarum moderans subinde motus; mais on ne peut pas croire que Cave ait fondé son Liber causarum sur cet endroit , qui signifie seulement que S. Sidoine avoit le talent d'appaiser les troubles , qui s'élèvent quelquefois dans différents partis. H y a aussi quelque appa-
cave, ibid. rence que c'est une faute d'exactitude ' dans le même Au-
teur , lorsqu'après avoir marqué entre les ouvrages qui nous restent de S. Sidoine, ses vingt-quatre poëmes , au nombre desquels sont compris les panégyriques de Majorien et d'Antheme , il met encore ces deux pièces dans le Catalogue des écrits de S. Sidoine qui sont perdus.
S- iv.