‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 325 sur 384 · P H È T H E DE L ' E G L I S E DE M A H S E I L L E · texte numérisé non relu

P H È T H E DE L ' E G L I S E DE M A H S E I L L E

HISTOIRE DE SA VIE

L'antiquité nous fournit peu de connoissance de la personne de Gennade. Divers écrivains modernes et du Sigeb. scri. c. 30. moïen âge l'ont fait Evêque ; les uns ' comme Sigebert a Aug*. 1.8. app.p. de Gemblours sans lui assigner aucun siège ; n d'autres , com- 73, me Platine dans la vie du Pape Symmaque , en le plaçant

Notk. int. scr. c. entre les Evêques de Marseille ; ' et enfin quelques autres, r' p" 9" comme Notker Moine de S. Gai, en lui assignant l'Eglise

de Tolède en Espagne. L'erreur seroit moins grossière, si Notker avoit dit de Toulon ; car il est certain que Gennade étoit Gaulois , et qu'il a toujours fleuri daus les Gaules. Aujourd'hui tous les Sçavants sont persuadés que ces Ecrivains se sont trompés sur le fait de l'épiscopat prétendu de Gennade , et qu'il n'a point eu de plus haute Genn. vir. m. c. dignité dans l'Eglise , ' que celle de simple Prêtre de Marseule. Il n en prend point d autre lui-même dans ce qu il a jugé à propos de nous apprendre de son histoire.

Il paroit par les ouvrages qu'il composa , que c'étoit un homme fort laborieux, et d'une grande lecture, mais qui avoit plus d'érudition , que de bon goût et de justesse d'esprit. ' Il sçavoit la langue Grecque comme la Latine , puisqu'il a traduit en celle-ci plusieurs écrits d'Auteurs c loo. Grecs. ' Il fleurissoit sur la fin de ce V siècle , et vécut

jusques

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