Tome IL LUI
G :i GENNADE,
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,. ,, | ,„. il(1(| 3". Il donne de grandes louanges à Evagre, que le même S. Jérôme dans sa letre ;'i Gtesiphon »lii avoir été Origéniste : cequi renferme les premiers principes du Pélagianisme.
Pr. p. i. 4". ' Il préfereRufinà ce S. Docteur; quoiqu'il soit cer-
tain que Hulin ;i été dam les erreurs d'Origene. En effet
Tiii.B e i le. p. ' remarque un Sçavanl moderne, on accuse du crime de rOrigénisme plusieurs personnes des premiers siècles, que l'on peut croire avec fondemenl avoir élé très bons catholiques; maison a bien de la peine ;i excuser Gennade aussi bien que Kulin d'avoir suivi les erreurs qu'on leur attribue ;'i ce sujet.
i i.ibid.c m. i .r)" ' Gennade improuve le livre des réponses de sainl
'" '' ' Prosper contre Gassien, livre reçu et approuvé dans toute
l'Eglise.
ii s» (>". ' Au contraire il témoigne une estime singulière pour
les ouvrages de Cassien el de Fauste , qui ont été mis au nombre des apocryphes par le Concile de Home en 494 , comme Ton a vu.
gn.
SES ECRITS
e tous les ouvrages que Gennade avoit composés , et qui étoient assez nombreux, il n'en est venu que deux jusqu'à nous, si néanmoins nous en exceptons peutêtre quelques fragments de ses traductions latines.
1°. Le plus connu, comme le pJus estimé , el le premier selon l'ordre des temps , est son traité , ou catalogue des hommes illustres, ou auteurs Ecclésiastiques. On le regarde avec justice comme une suite et une continuation de celui que S. Jérôme avoit fait sur la même ma- Sigeh. scri. c 30. tiere à la fin du IV siècle. ' Sigebert dit que Gennade comr '!G mence ce traité à la 14e année de l'Empire de Théodose
l'ancien : ce qui revient à l'an 392, et qu'il le continue durant près de cent ans. Mais Sigebert n'a pas pris garde Genn. vir ni. ci. ' que Gennade le commence par S. Jacques Evêque de Nil> ' G' sibe , qui mourut sous l'Empereur Constance fils du grand
c. 2. p. e Constantin, ainsi avant l'an 3G1. ' Il y place même le Pa-
pe S. Jules, qui gouvernoit l'Eglise plusieurs années avant
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le milieu du même siècle, qui étoil le IV. ■
Le rang que liennenl entre eux ces deux articles . el .plusieurs autres suivants, Fonl voir que Gennade u'a pa observé une exacte chronologie, en plaçanl les Ecrivains donl il dresse le catalogue. On peul «lire néanmoins, comme nous l'avons déjà remarqué ailleurs, qu'il n'a pas la de s'yprescrire un certain ordre, en diyisanl en trois claj ses, sans en avertir, tous les auteurs dont il parle. La première classe, qui comprend les 38 premiers chapitres je qu'à S. Augustin, esl de ceux qui ont Henri, ou corn? menée à fleurir dès le IV siècle; quoiqu'il y en ail quelques-uns qui ne -ont morts qu'au siècle suivant. La seconde classe 3 que l'on peut étendre jusqu'au 70 chapitre qui est celui de S. Léon Pape , comprend les Ecrivain qui ont fleuri au commencement et avanl le milieu du \ siècle. Enfin la 3e et dernière classe comprend le reste des Ecrivains qui ont lleuri depuis le milieu de ce siècle, jusqu'au temps que Gennade composoit ce catalogue.
Ou croit communément qu'il le lit sous le Pontifical du Pape S. Gélase, apparemment' sur ce que l'éloge de ce Pontife s'y trouve, et que l'article de Gennade con- ■•• u tient un écrit adressé au même Pape. Mais ees preuves sont bien foihles pour appuïer une telle opinion. I0' Parce- qoi p. .. que l'article de S. Gélase manque dans plusieurs manuscrits, et même dans la plupart des imprimés, comme nous le montrerons dans la suite. 2°. Parer que l'écrit de Gennade adressé à S. Gélase, et contenu dans l'article de Gennade 5 est visiblement une addition faite après coup. Pour s'en convaincre il n'y a qu'à rapporter ici la fin de cet article.' Après que fauteur a donné la liste dé c.ioo.
tutres ouvrages , il ajoute, et hoc opus , pour marquer le traité des auteurs Ecclésiatiques : puis on lit et epistolam de fide mea misiadbeaium Gelasium urbisRomce Episcopum. 11 est bien visible que ces dernières paroles depuis et epistofam. sont une addition. Car 1°. Il étoit naturel que celles-ci et hoc opus 3 qui marquent le catalogue des auteurs . finissent l'article. 2°. La répétition de la conjonction et devant les deux écrits . est une preuve que le dernier est ajouté par d'autres que par l'auteur original, qui n'auroit mis la conjonction que devant le dernier écrit.
Ces raisons jointes à ce que divers autres articles ou
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chapitres ne se trouvenl pas dàn9 le traité des Ecrivains, selon plusieurs manuscrits et les premiers imprimés, com me les articles de S. Sidoine Evêque de Clermont, de- Pomere, de S. Honorai de Marseille, et de Gennade
du h ii ig même,' font croire à quelques Sçavants, et ce semble avec juste sujet, que Gennade composa le traité, donl il est ici question, peu après l'an 4-84 , qui esl l'époque à laquelle S. Eugène de Carthage fil les écrits dont Gennade l'ail mention. De sorte que l'article de S. Eugène auroil l'ail la clôture du catalogue des Ecrivains. Pour ce qui es1 de l'article de S. Césaire d'Arles, qui ne fleuril qu'au VI siècle, il est certain qu'il a été ajouté dan- I suite par quelque disciple de S. Augustin, comme un correctif à celui de l'ausie qui le précède immédiatement. Aussi cet article se trouve dans très-peu de manuscrits cl d'imprimés.
On pôurroit même dire avec fondement que Gennade a écrit ce traité dv> 477, ou peu après, mais avant qu'il
Genn ibid c. 72 eût appris la mort de Timothée Elure. ' Car en faisant l'article de cet hérésiarque, comme Gennade le qualifie lui-même, il dil qu'il vivoil encore alors dans le lieu de
Tjii. ibid. p. 307. son exil. ' Or il est constant que ce Timothée est mort en
Genn. ibid c 67. 477: Nous pourrions encore fortifier ce sentiment,' par ce que Gennade dit dans l'éloge de Salvien Prêtre de Marseille, qu'il assure avoir vécu, quoique dans une grande vieillesse, du temps que lui Gennade composoii son catalogue. Or c'est pousser bien loin la vie de Salvien qui fleurcssoil dès le commencement de ce siècle, que de ne mettre sa mort qu'en 485, comme nous avons fait. Nous avouons cependant qu'on pôurroit aisément l'avancer de quelques années. Mais en ce cas il faudroit dire que l'article de S. Eugène auroif été ajouté à Gennade après coup , comme tant d'autres. 11 ne se trouve point effectivement dans l'édition des œuvres de S. Jérôme faite à Basic l'an 1497, parmi lesquelles on a inséré' ce traité des hommes illustres par Gennade.
On le joint ordinairement avec celui de S. Jérôme sur le même sujet. Cette union est aussi ancienne qu'elle pa-
Casd. in t. c. I-. roît naturelle. ' Dès le VI siècle Cassiodore, qui parle
avec beaucoup d'estime de l'un et de l'autre , les avoiî
Mab. ana. t. 2. p. ainsi joints ensemble. ' Ils se trouvent encore joints de la a. 45. ô
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sorte dans le manuscrit de Corbie, qui dès le temps que Dom Mabillon écrivoit, montroil plus de 900 ans d'anliquité ; e! ils ont été presque toujours ainsi imprimés
l'un avec l'autre. !><• sorte' que celui de Gennade se trou- « ■„; |., ,.
ve dans toutes les éditions des oeuvres de S. Jérôme. Il esl ' même deux fois dans l'édition de Francfort de l'an 16 au lome I et au IV. Erasme a néanmoins séparé ce traité de Gennade de celui de S. Jérôme, dans la belle édition de ce Père qui parut à Baâle Tau 1516. Mais dans celle qu'il publia ensuite, et qui fut renouvellée à Paris l'an 15i(i, ces deux traités furent réunis ensemble.
fui sur l'édition d'Erasme qu'Alban Torin lit im- m .,„ , „ i primer le même ouvrage de Gennade, avec celui de S. ■••s Jérôme, les vies des Prophètes par S. Epiphane, celles Evangelistes par Sophrone, et quelques poèmes de S. Grégoire de Nazianze sur les paraboles et les miracles attribués aux Evangelistes. Cette édition fut faite à Basle chez André Cratandre l'an 1 5 2 * ) en un volume in î".
-I apparemment la même' qui est marquée dans Gave cav«. p 299 ■ avec une faute d'Imprimeur, de l'an 1628. Dans cette édition comme dans les précédentes 9 le catalogue de Gennade ne contient que 96 chapitres, ou articles. Ceux du Pape S. Gélase, de S. Sidoine, de S. Gésaire, el de Gennade même ne s'y trouvent point ; et il y a bien de l'apparence «pie ceux de Poinerc, et de S. Honorât de Marseille y ont été ajoutés par d'autres que par Gennade. Ils ne sont point dans l'ancienne édition de S. Jérôme faite en 1497.
'En 1580 Suffridus Pétri aïanl revu le même traité (mi. m. m. de outre auteur sur divers manuscrits, le donna au public avec des notes de sa façon, et les traités de S. Jérôme, de S. Isidore de Seville , d'Honoré d'Autun, de Sigebert, de Henri de Gand sur le même sujet. Cette édition est de Cologne en un volume in 8". ' Elle parut de nouveau en mè- Bib. Teii : 1 me volume et au même endroit chez Cholin l'an 1583.
an de Fuchte lit imprimer séparément l'ouvrage de p.23.1. Bib. Bai. Gennade Tan 1012 à Helmstad chez Jaques Lucius en un '' ' p" l68" volume in i". ' Il parut encore à Anvers chez Jaques Me- Tcii. p. 351. i. sius l'an 1639 en un volume in folio, avec les traités de saint Jérôme , de S. Isidore , de S. Ildefonse de Tolède , d'Honoré d'Autun . de Sigebert , et de Henri de Gand, par les soins d'Aubert le Miiv. qui y joignit des