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soholieB.* La Bibliothèque du Cardinal Barberin mel cette
»Barb. t.i.p.46o. édition en I658f, apparemmenl comme aïanl été renou-
1 vellée cette année-là.
!.,.„„. ,!.,.i ' Salomon Ernest Cyprian aïanl revu l'ouvrage dé Gen-
nade sur deux différents manuscrits, le publia séparémenl en un volume in î" l'an 1703, avec les scholies d'AuberJ
ci téna leMire,etde courtes notes de safaçon,à Jene (**) chez Henri
Beyerus.
Hier.t.5.p.25-^ 'En 1706 Dom Marcianay le mit à la tête du • >" volume des œuvres de S. Jérôme, imprimé la même an-
p «-M. née à Paris chez louis Roulland. ' Cet éditeur a eu soin
d'y joindre les différentes leçons, telles qu'elles se trou venl dans l'ancien manuscrit de Corbie , aujourd'hui à l'Abbaïe de Saint Germain des Prez, et qui sont considé-
Mab. Lbid, p n- râbles. ' Dès 1070 Dom Mabillon en avoit donné quelque chose dans le second tome de ses analectes.
i:ii. Ecci p. s. *3. ' C'est sur cette édition de Dom Marcianay que le sçavant M. Fabricius, après avoir profilé des remarques de tous les éditeurs précédents , a inséré ce traité de Gennade dans sa Bibliothèque ecclésiastique , ou Recueil de divers catalogues d'Ecrivains ecclésiastiques , imprimé à Hambourg chez les Felginer en un volume in folio l'an 1718. 11 y a joint non-seulement tous les autres auteurs avec lesquels Gennade avoit déjà paru, mais aussi les additions à S. Isidore et à S. Ildefonfe ; l'Anonyme de Molk publié par Dom Bernard Pèz; Pierre Moine du Moiit- Cassin ; Jean Tritheme avec les notes et les additions d'Aubert le Mire, et divers autres additions et. remarques. Dé sorte que c'est à juste titre qu'il a donné à ce Recueil le nom de Bibliothèque ecclésiastique.
Dans ces dernières éditions le traité de Gennade comprend cent articles ou chapitres , depuis S. Jaques de Ni*
îii-r. ihi.i. p. 48. sibe jusqu'à Gennade inclusivement. ' Mais on remarque que ce dernier chapitre ne se trouve que dans le seul manuscrit de S. Siran. L'édition de notre auteur qui parut à Basle en 1 i97 entre les ouvrages de S. Jérôme finit à Jean d'Antioche , et ne contient que 90 chapitres. Les suivantes y ajoutent ceux d'Honorat de Gonstantine en Afrique , de Cereal , de S. Eugène de Carthage , de Pomcre , et de S. Honorât de Marseille. Nous avons marqué plus haut les chapitres qui y manquent, et qui se trouvent dans d'autres éditions.
PRETRE DE I EG1 ISE F)l M VRSEILLE. 639
\ SIBCLI
Notker avoil vu un exemplaire de l'ou i de Gen* j [j nade,qui commençoil par L'article de S. Ambroise de Mi- : p ' lan : ce qui éloil forl naturel, puisque S. Jérôme l'avoil omis dans son catalogue. Mais cel article ne se trouve plus ni dans les manuscrits, ni dans les imprimés, On n'y voit point non plus l'éloge de S. Jérôme, 'excepté dans m,i,. ,i..,i. P <• le manuscrit de Corbie, dont nous avons parlé. Connue u il ne paroîl poinl ailleurs, il j a bien de l'apparence qu'on l'aura méprisé, ne le jugeant pas comparable à ce que S. Jérôme dit de lui-même et de s s écrits, dans son catalogue des Auteurs ecclésiastiques . dont Gennade n'est que
ontinuatcur. Cela n'a pas empêché ' que Dom Mabil- p i». 43 Ion ne l'ail publié dans le second volume de sesanalectes. ' Il nous en a donné un autre dans le quatrième vo-m.4-p.M3 194 lume, qu'il croit rire du même Gennade, et qui bien qu'il ne paroisse pas fort exact dans tout ce qu'il contient , semble néanmoins préférable au précédent. Mais on ne dit point à quelle occasion Gennade l'avoit composé , ni s'il l'avoit placé entre les éloges des auteurs dont il parle.
Erasme, qui n'estimoit proprement que les ouvrages d'esprit et d'éloquence, ne fait de cas de celui de Gennade, que pour ce qu'il contient d'historique. Il est vrai qu'il est écrit sans art, et avec beaucoup de simplicité; mais c'est ce qui doit contribuer à le rendre plus estimable. L'auteur nous y a conservé quantité de traits historiques louchant les Ecrivains dont il parle , que nous chercherions inutilement ailleurs. Il nous y donne aussi la connoissance de grand nombre d'écrits, qui ne subsistent plus aujourd'hui, et que nous ne connoîtrions point sans son travail. Adon de Vienne a beaucoup profité de ce traité pour composer le sixième âge de sa chronique.
2°.' Nous avons dans l'appendice au 8(" tome des œu- Aug. t. s. app. p. vres de S. Augustin , un traité intitulé Des dogmes ecclésiastiques. ' 11 a porté longtemps le nom de ce S. Doc- Du Pin. lu». 1 4. leur; quoiqu'il semble qu'il fût facile de ne s'y pas trom- r per, tant les sentiments que contient cet écrit sont différents de ceux de S. Augustin. Néanmoins ' le Maître des Aug. ibid. p. 75. Sentences le cite quelquefois sous le nom de ce Père, Gratien sous celui de Patere ; et Trithéme l'attribue à Alcuin. Ratramne de Corbie le donne à Gennade de
V sir.ci.i.
640 GENNADE,
Constant! nople, et un manuscril à Fauste Evêquc de Du Pin, bib. i s Marseille, ce qui est une double faute.' Il porte même le p 7'" nom de Gélase dans plusieurs autres manuscrits; el le
Maître des Sentences le cite en le lui attribuant.
\„ ,i)i,i. Mais l'opinion la plus commune, comme la mieux
fondée, donne cet écril à Gennade Prêtre de Marseille, à qui il est attribué par Alger, Valafride Strabon . le maître des Sentences même, et S. Thomas en quelque
spic. i 3 [i .".) endroits. ' Dès le commencement du \ III siècle, il se trou voi I sous le nom de Gennade Prêtre de Marseille , dans l;i bibliothèque de S. Wandrille près de Rouen. Ce
Gcnn. vir il] pr. qui confirme ee sentiment à n'en pas douter,' c'est qu'on
p' 2g est persuadé après Bellarmjn que cet écril n'est autre
,. [oo. chose , ' que le traité de sa doctrine ou de sa croïànce,
que Gennade marque lui-même , ou un autre après lui , avoir adressé au Pape S. Gélase en forme de letre.
Du Pin, ibid. 'On trouve effectivement dans ce livre un abrégé des
principaux dogmes de la religion ; et il est visible que son auteur étoit dans des sentiments opposes à ceux de S. Au-
Aug. ibid. gustin sur la grâce et le libre arbitre. ' Il contenoit autre-
fois beaucoup plus d'articles qu'il n'en a aujourd'hui, n'y en aïant plus que 55. On a cru avec raison en devoir retrancher plusieurs qui y avoient été insérés, après les avoir tirés de la letre de S. Célestin aux Évoques des Gaules, et des. Conciles de Mileve, de Carthage et d'Orange II, ce qui ne pouvoit pas quadrer avec la doctrine de ce traité.
Du Pin, t.4. p. 67i. 'Les Scavants remarquent qu'il s'y trouve plus d'érudition que de jugement. Gennade y avance des sentiments erronés, y débite de simples opinions comme des dogmes de foi, et y condamne des sentiments catholiques. Ce traité et le livre des Ecrivains Ecclésiastiques font voir que leur auteur étoit dans les sentiments de Fauste de
Genn.dog.c.i'i. Ries sur la grâce et le libre arbitre. ' Il y approuve bien clairement l'opinion chérie de ce Prélat sur la nature de l'Ame et de toutes les créatures ; c'est-à-dire , qu'elles sont toutes corporelles , quoiqu'il avoue que les intel-
Du p;n, ibid. p. lectuelles sont immortelles.' Cet écrit est composé en forme de profession de foi ; mais en expliquant les dogmes Catholiques, il rejette les erreurs contraires, et nomme ceux qui les ont soutenues.
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PRÊTRE DE L'EGLISE DE M \ R S E I M. i:. iiii
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Les cinq premiers articles sont sur la Trinité et lin- 7" ~ —
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carnation y et le- quatre suivants sur la résurrection. Gen- , s n nade, dans ceux-ci etdans quelques autres suivants, rejette la fable des Millénaires, et les erreurs d'Origene et de Diodore, qui prétendoil que par les vivants el les ui<a-ix que .1. C. viendra juger, suivant le symbole, il falloit entendre les j ustcs cl les pécheurs. Il soutient qu'il n*> aura qu'une seule résurrection de la chair, qui sera véritable, quoiqu'incorruptible. Que l'on ne peut pas dire >ans erreur, que les tourments des démons et des impie uniront un jour.' il rejette l'opinion - d'Origene touchant '• u la préexistence dr> aines , et le sentiment de ceux qui ., comme Cyrille, dit-il, les Luciferiens et d'autres, soutiennent qu'elles sont produites par propagation. 11 dit que Dieu les crée , et les met en même temps dans les corps, quand ceux-ci sont formés.
■ ' Genuade s'explique fort bien sur le baptême donné c- *-■ par les hérétiques. Les régies qu'il prescrit pour s'ap- c- 23procher de la sainte Eucharistie, sont fort sages. Il n'ose ni blâmer ni approuver ceux qui communient tous les jours ; mais il conseille et exhorte de le faire tous les Dimanches, pourvu que Ton se sente exemt de l'affection au péché, et que l'on gémisse sincèrement sur ses foiblesses. ' Il n'est point exact dans la définition qu'il donne de c- Mla satisfaction ; la faisant consister uniquement à retrancher les causes du péché, et à ne point donner d'entrée à leurs suggestions. 11 erre encore en n'accordant le salut c-41à nul Catéchumène , à moins qu'il ne soit baptisé dans son sang en souffrant le martyre. ' Il relevé beaucoup la c- 31- V2- 3!> continence et la virginité. ' Il recommande la vénération c. 40. envers les saintes Reliques , sur-tout celles des Martyrs , comme étant les membres de J. C. ' Il admet la béati- c. 46. tude de l'âme juste dès la sortie de son corps. ' Il ne croit c. 48. pas que le Diable connoisse les pensées de l'ame , sinon par les mouvements du corps , et les saillies des passions. C'est-là ce qui nous a paru le plus remarquable dans ce traité Des dogmes Ecclésiastiques.
Il y en a deux éditions particulières sous le nom de Bib. d. Fauit. p. Gennade de Marseille, faites à Hambourg les années p60^."'^1112'1' 1594. et 1614. en un volume in-4°. par les soins de Gevehart Helmenhorstius , qui y a joint une homélie d'un Tome II. M m m m
Genn. vir. ill.
Ibi.l.
Ibid.
not. p. AT).
lion. scri. 1. 2.
97 | Trilh.scri. c.
Cave, p. 300. 1.
Du Pin, ibid. p.
Genn. vir. ill. c.
Hon. ibid.
Genn, c. 11
ibid, c.
Bib. pp. t. 27. p.
GENNADE,
el les letres attribuées à
ancien Théologien, el les letres attribuées à S. Martial Evêque de Limoges, avec des notes de sa façon.
3°. ' Gennade dans ce qu'il nous apprend de lui-même, dit avoir composé un ouvrage compris en huit livres , contre toutes les hérésies. Mais cet ouvrage ne paroît plus nulle part.
i ■". Il ajoute qu'il avoit écrit aussi six livres contre Nestorius en particulier, marquant ce traité comme diffi rent du précédent.
.')". ' 11 marque de même trois livres contre Pelage. ' Un manuscrit du catalogue de cet Auteur ajoute, qu'il avoit encore composé onze livres contre Eutychès. ' Honoré d'Autun et Trithéme ont suivi cette leçon et marqué ces onze livres entre les autres écrits de Gennade. Mais de tous ces ouvrages et contre les hérésies, et contre les Hérésiarques nommés , ' il ne nous reste que les descriptions assez courtes des hérésies des Prédestinatiens, des Nestoriens , des Timothéens , et des Eutichéens , que l'on a coutume de mettre à la fin des catalogues des hérésies, dressés par S. Jérôme et par S. Augustin. ' Ces additions se trouvent sous le nom de Gennade dans un manuscrit de la bibliothèque de S. Victor à Paris, à la fin du livre de ce dernier père ; et Hincmar le cite sous le nom de cet auteur.
6°. ' Gennade assure encore lui-même qu'il avoit écrit un traité Des mille ans et de l'Apocalypse de S. Jean : ' ou comme a lu Honoré d'Autun, Des mille ans sur l'Apocalipse. Cet Ouvrage est perdu, ou caché dans les bibliothèques, comme les précédents.
7°. Outre les livres que Gennade composa de son propre fonds, et dont nous venons de donner le catalogue , • il laissa encore diverses traductions latines faites sur le grec, comme il nous en assure lui-même. ' La première qu'il marque, est celle du livre qu'Evagre du Pont, disciple de S. Macaire d'Egypte avoit composé contre les suggestions des huit vices capitaux. Gennade témoigne avoir gardé dans sa traduction la même simplicité, qui etoit dans l'original. ' Il avoue néanmoins que cet ouvrage avoit été déjà traduit en latin, mais d'une manière si imparfaite et si iniidelle, qu'il fut obligé de le retoucher en partie, et de corriger l'autre. ' Nous avons dans la
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Bibliothèque des Pères un fragment latin de ce1 ouvrage d'Evagre; el il semble qu'il n'\ a pas lieu de douter que
ce ue soit un fragment de la traduction dont parle Gennade.
Notre Auteur traduisit aussi Le livre du même Eva- g«w. iw.
gre intitule Des cent, et des cinquante sentences, dont la première partie étoit pour les Anachorètes [es plus simples, et P autre pour ceux qui avoient étudié, ou qui desiroienl le faire. 11 mit encore en latin les petites Sentences du même Auteur, qu'il dit être très-obscures, el n'être propres, de l'aveu d'Evagre même, que pour des Moines. Il y a bien de l'apparence que ce sont ces mêmes Sentences que M. llolstenius nous a données en la- Cod. reg. app. P tin, et peut-être de la traduction de Gennade, avec d'au- 34"41 très Sentences du même Evagre adressées aux vierges.
Les unes et les autres ont été insérées depuis dans la bu», pp. ii.i.j. p, Bibliothèque des Pères, où l'on distingue mal-à-propos 461M71cet Evagre d'Evagre du Pont.
Gennade, à la prière de quelques Fidèles, traduisit Genn.ibid.c7s. aussi l'ouvrage que Timothée Elure avoit composé pour p' 33' appuïer son hérésie, dont le fonds étoit l'Eutychianisme, et qu'il avoit adressé à l'Empereur Léon; tâchant d'y montrer que S. Léon Pape, le Concile de Calcédoine, et tous les Occidentaux étoient Nestoriens. Mais en traduisant cet écrit Gennade assure qu'il eut soin d'en marquer le venin. Cette traduction latine, non plus que l'origi- not.p.33. | Car», nal grec, ne se trouve nulle part. (XXX.) p' "87, 2'
v SIECLE.