‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 331 sur 384 · S. HONOR \T · texte numérisé non relu

S. HONOR \T

V sir. eu:.

même de sa sage retenue par ces paroles remarquables.

d. 844. o. 17. « .!<■ n'ose pas, dii-il . toucher au procédé, ni examiner « la conduite de deux si grands hommes, sur-tout à pré- « sent que Dieu lete a appelles à sagloire.» A tous ces traits qui reievenl beaucoup le mérite dé la

DuPin.ibid. p. pieee ,' l'Auteur \ a joint lanl d'exactitude, que l'un

m ne doii point craindre de se tromper en le suivant. Il n\

parle point de la noblesse de l'extraction de S. Hilaire : il ne marque pas même 1(3 nom de ses parents ni dej sa patrie, afin de suivre l'esprit du Saint, qui avoit méprisé tous ces avantages temporels. Il passe sous silence ce qu ■ l'on eût pu dire des premières années de sa vie, et dit peu de choses des beautés de son génie, et du progrès

p. 397. qu'il fit dans les sciences.' Mais en nous faisant connoitre

P. »29. au naturel l'esprit et le caractère de S. Hilaire/ cette vie

nous donne une haute idée de sa personne.

n,i,i. ' L'Auteur n'y a rien inséré de bas ni de puérile, et l'on

y voit par tout un caractère de vérité et de sincérité. Elle nous fournit tout à la fois le modèle d'une vie vraiment épiscopale -, et un original à imiter pour bien écrire les vies des Saints. L'Auteur y autorise ce qu'il avance , par

Leo.ibid. p. 734. le témoignage de ceux qui avoient vu le saint Evêque.' Il

735. 7io.c.4.ii. y emploie avec autant de discernement que de succès, ce que les personnes de letres avoient dit à sa louange.

P. 734. c. 4. ' Il y cite à propos l'oraison funèbre que S. Hilaire

P. 735. P. 736. c avoit faite de S. Honorât, son prédécesseur, ' et l'éloge du

4" 5' désert de Lérins par S. Eucher.

p. 735. c. 4. ' Il y a laissé divers traits de doctrine, qui ne permet-

tent pas de douter qu'il ne fût bien éloigné des erreurs des Semipélagiens, quoiqu'élevé dans un pais où ils dominoient. Enfin S. Honorât dans cette vie nous a conservé la notion de plusieurs Sçavants contemporains de S. Hilaire, quelques uns desquels nous ne connoîtrions point sans ce qu'il nous en apprend.

P. 730. ' Le P. Labbe a cru que cette vie de S. Hilaire étoit

perdue, parce qu'il a distingué celle qui se trouve dans Surius et dans Barrali , de celle que S. Honorât a écrite; quoique ce soit certainement la même , avec cette diffé-

P. 731-751. rence qu'elle est pleine de fautes dans Barrali/ Mais le P.

Quesnel a eu soin de les corriger dans la nouvelle édition qu'il nous a donnée des œuvres de S. Léon, à la fin du

premier

i:\ ÊQUE DE MARSEILLE. 649 ( n|(j m

premier volume desquelles il a placé cette vie. Il sup- JTmo pose que Surius l'a publiée dans son Recueil. Elle ne trouve point dans la première édition de Cologne. Mais elle y aura peut-être été insérée dans les éditions qui on(

suivi, et que nous n'avons pas entre les mains. Barrait Lena, p. 103-117.

l'a fait imprimer depuis dan- 58 chronologie des Abbéfi

et des Saints de Lciins. Les continuateurs du Bollandu- BoU.s.auLp.is-

l'ont donnée à leur tour avec des notes au cinquième jour 34

de Mai.

On croit que l'épitaphe de S. Hilaire d'Arles, que nous /um.p. bîsiTHL avons rapportée, est aussi de la composition de S. Honorât; lbld- pelle est digne d'un siècle encore plus poli que celui-là. Le dixième vers manque dans Baronius, et dans quelques autres copies, et se trouve défiguré ' dans Barrali, où on lit Lenn. p. 117. servite pour servile .

' Le P. Quesnel juge que la relation des miracles de S. Léo, ibid. p. 730. Genès qui se trouve dans Surius au 25e jour d'Août, est plutôt de S. Honorât de Marseille, que de S. Hilaire d'Arles, auquel nous la donnons après quelques Sçavants. La raison du P. Quesnel est que cette homélie n'a rien de l'élégance de S. Hilaire. et qu'il y trouve tout le style de l'autre. Mais nous avons montré ailleurs par des raisons de chronologie . prises de la pièce même, qu'on ne peut la refuser à S. Hilaire, et qu'il n'est pas possible que S. Honorât en soit auteur. ' Quelques autres Ecrivains ont Boi1.21.jai. p. ui. voulu lui donner aussi les premiers Actes de S. ^ ictor Martyr à Marseille. C'est ce que nous avons déjà prouvé ne lui pouvoir convenir en parlant de ces mêmes Actes. (XXIX. )

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