‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 330 sur 384 · EVÊQUE DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

EVÊQUE DE MARSEILLE

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ur de Ravenne, qui avoit pris la place de S. Hilaire en i 19 . e1 lorsque S. Honorai remplissoit déjà le » de Marseille. Car il j parle^de son Bacerdoce : ■ ce qui p m t u dans I s premiers temps marquoit plutôt la dignité d'E- ''" ,l"' vréque que celle de firêtre. D'autres croient néanmoins p. m qui! l'< nivit lorsqu'il étoil encore Prêtre à irles et membre de la communauté de S. Hilaire/ pour laquelle Lm, ma. p. m particulièrement il parolt l'avoir entrepris. l Plusieurs l'v';rM .,„. Èvêquçs l'en avoient pressé aussi ; et il ne leur obéît qu'après leur avoir résisté longtemps. 11 semble qu'il ait prononcé cette pièce en leur présence, peut-être en quelqu'un des jours anniversaires de la mort du Saint.' Ce qui p. 744. c. n est bien clair par le texte même , c'est qu'elle fut assurément écrite après la mort du Pape S. Léon, et ainsi après l'an 461.

Mais quoique' cette vie ait été composée plusieurs p. 750. c. 24. années après la mort de S. Hilaire.' on ne peut douter nu. Und. que ce ne soit une histoire originale , sortie de la plume d'un de ses Disciples.' C'est ce que persuade un grand Léo, ibij. P. 731. nombre d'expressions de l'Auteur, c qui y parle comme e'742. c. 24.p.7*eaïant vu lui-même la plupart des faits dont il y donne le 7*9- c- -°-~-détail , el comme témoin oculaire des plus secrètes actions du Saint. C'est ce que persuadent encore le discours du saint Evêque qu'il rapporte en entier , tel qu'il le lit alors en quiltant la terre pour aller au ciel , et les autres circonstances qu'il marque, jusqu'aux propres pa- p. 748. c 21 rôles que le peuple proféra, en voïant son corps exposé pour la cérémonie de ses funérailles. « Voici le jour, di- « soit-il, en se rappelant les peines qu'on lui avoit susci- « tées ; voici le jour, qui a terminé à jamais les sujets de « dispute, dont on l'a si injustement chargé. »

Les Sçavants remarquent que cet ouvrage de S. Ho- Du pin, bit. t. 4. norat est écrit a\ec pieté, et même avec quelque élégan- p' 529 ' TllL lbld* ce, et qu'il est plein de maximes très-utiles.' La préface Léo, p. 731. pr. qu'il a mise à la tète, est un témoignage éclatant de son humilité et de sa modestie ; et l'on ne sçauroit assez louer la prudence avec laquelle il touche l'endroit qui regarde le différend entre le Pape S. Léon et S. Hilaire. Il en parle de telle manière, que sans blâmer le premier, il montre que l'autre n'étoit point coupable . et ne cessa point d'agir en saint et généreux Evêque. Il a soin d'avertir lui-

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