VALÉRIEN
Préfet de Rome.
Ce siècle nous fournit plusieurs sçavants Gaulois, qui ont porté le nom de Valerien. Le premier qui se présente selon l'ordre des temps, étoit un ami de Svmmaque l'Ora- s>m. 1.8. eP. 68. 1
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teur. qui nous a en conservé la connoissance. Nous avons encore deux leires que celui-ci lui écrivit , et qui nous font voir qu'ils s'en étoient écrit l'un à l'autre un très-grand nombre, i Leur amitié étoit assez ancienne pour avoir banni de 1 y. eP. 13. leur commerce toute façon d'agir.
'On trouve un Valerien Préfet de Rome en 381, sous cod. tl. chr. Gratien et Valentinien II, ' qui lui adressent plusieurs loix p. 104. iPn>s P sur divers sujets, dattées, les unes de Milan, les autres d'A-
quilée ou de Trêves. Nous ne voïons rien qui empêche que ce Préfet ne soit le même que le Valerien dont nous entreprenons de parler ici. Son union avec Symmaque, qui n'avoit presque point de liaison qu'avec des personnes qui avoient passé par les dignités , semble appuïer nôtre sentiment. Mais ce Valerien est sans doute différent ' d'un Se- Sym. î.io.ep.-u nateur de même nom habitué dans l'Epire, duquel Symmaque se plaint à l'Empereur Theodose le Grand, comme d'un homme qui étant accusé de crimes, se servoit de son autorité pour faire violence à la justice.
'Valerien étant déjà fort avancé en- âge se retira à la cam- 1. 8 ep. 68. pagne dans les Gaules sa patrie ; là il faisoit de l'agriculture son occupation la plus ordinaire, sans négliger néanmoins la literature, et le soin d'enrichir sa Bibliothèque. Symma- 1. 9. eP. 13. que lui aïant fait copier un Tite-Live entier, Valerien n'at-
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(endit qu'avec une espèce d'impatience qu'il lui corrigé pour i s. pp. u le recevoir. Il parolt qu il avoil fail autrefois une étude j > .- 1 1 * i i — cùliere des belles Letres, Encore m son vieil âge i! écriVoit en latin avec lanl de perfection, que Symmague, après avoir perdu ses harangues, ne trouvoit rien qui fui plus propre à lui l'aire reprendre ce genre d'écrire, que leè I êtres de çe\ .uni : c'est pourquoi il lé pressoil de lui en écrire souvent* afin de ranimer ses éludes languissantes, et d'aider par-la l'avancement de celles de son iils, qui l'avoit engagé à travailler lui-même à l'y perfectionner. Il semble par quelques fermes donl S\mmàqtie se sert, que Valerien se méloit aussi du Poésie; en un mot, tout ce qui sortoit de sa plume, au sentiment de cet Orateur, éloit de telle nature, qu'on auroit pensé que les Gaules qu'il habitoit, représenloient le mont Ilelicon, un des lieux du séjour des Muses. G'étoit sur la fin du IV siècle que Symmaque parloit ainsi de Valerien, qui aura pu vivre sans peine jusques dans les premières années de ce V siècle.