‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 39 sur 384 · MU II · texte numérisé non relu

MU II

Sa//ct/. i|ui semblé avoir été rîriscrîptïon originale, ces au-

1res moi-, id est Endeleîchi Rhetoris, gui paroissent visiblement être une addition? Dans ce cas il faudra dire que Saricte île Bourdeam aiira eu le prénom de Sévère. ' Mr. Pithou bui Epi. •« poe. vai i non- a donné aussi cette églogue, croit que son Auteur étoil *• p- 478 d'Aquitaine, ce qui confirme notre sentiment

V IGILANCE,

Prètiu: en Aquitaim:.

roi lance naquit après le milieu du IY siècle au païs Hier in vig p de Cominges dans la troisième Aquitaine. Il descen- -82 doit, selon S. Jérôme, de cette troupe de brigands , que Pompée revenant autrefois victorieux d'Espagne, ramassa et établit dans l'endroit des Gaules auquel on donna pour ce sujet le nom latin de Convenœ. 'Il paroît par S. Paulin de çaui.ep.s.n.i.ii. Noie que Vigilance étoit de la dépendance de S. Sévère Sulpice, peut-être, comme étant né sur quelqu'une de ses terres. Mais en quelque lieu qu'il ait pris naissance, il est certain qu'il eut dans la suite plusieurs différentes demeure.-.

S. Jérôme nous le représente tantôt comme habitant au Hi<>r ii>i<i.P &i pied des Pyrénées dans le voisinage d'Espagne, ce qui revient au païs de Cominges. ; ' tantôt comme demeurant entre ep. 37. 1» 279 la mer Adriatique et les Alpes Cottienes, qui séparent l'Italie de ce que nous appelions aujourd'hui le Dauphiné et la Provence. ' D'autres fois il parle de lui comme étant établi in vig p m à Cala horra en Espagne, selon quelques-uns, ou plutôt à Càlaguri, petit Bourg près de Cominges; ' et enfin Genna- Genn. vir. ni. c. de nous assure que lorsqu'il fut Prêtre, il gouverna une Eglise 35 p 18 au Diocèse de Barcelone en Catalogne :' c'est ce qui a fait Bar. ann.406.n. croire à Baronius que Vigilance étoit Espagnol de nation : 39 'Mais S. Jérôme suppose par-tout qu'il étoit Gaulois; et hm ù. \,, P a Gennade le dit formellement. fLm?.~ibid.

' Le premier métier de Vigilance fut celui de cabaretier ,. Hier. in. Vig. P. ou pour parler comme S. Jérôme, de goûter le vin., et de. ;p! ' ep- x- pprendre garde si l'argent qu'il recevoit étoit bon. C'étoit apparemment la profession de son père, sous qui .Vigilance l'exerça en sa jeunesse. Cette occupation n'empêcha pas Tome II. H

Y SI li I l

»s \ MilLANCK

Genn. ii'i'i.

néanmoins qu'il n'étudiât les belles letresi et qu'il n\ iii même du progrès. Gennade témoigne qu'il parloil poli* r,n . h. e. i. is. ment; ' et Erasme trouve que le jugement de Gennade esi 11 ''•," véritable, selon les endroits que S. Jérôme même cite de

Genn. ïbid. Vigilance. ' D'abord il entreprit d'écrire certaines choses (un-

ie zélé qu'il avoil pour la Religion : mais le désir delà vaine gloire le corrompu dans la suite, et le portât à écrire diverses badineries.

11 n'en étoit pas apparemment encore venu là, lorsqu'il entra en commerce avec les hommes les plus céléhres du Paul. ep. ». n. i. commencement de ce siècle. En 395 ' il porta une letre de 11 S. Sévère SulpiceàS. Paulin, déjà relire à Noie. Dans ce

voïage Vigilance fut saisi d'une fièvre qui le retint quelque temps auprès de S. Paulin. Après qu'il en fut délivré , ce Saint le renvoïa dans les Gaules porter sa 5P letre à S. Sulpice. Aïant occasion d'y parler de lui, il témoigne qu'il étoit baptisé : mais il ne le qualifie que nôtre Vigilance; ' on juge par-là qu'il n'avoit encore alors aucun degré dans le Ministère Ecclésiaslique. Néanmoins il y fut élevé aussi-tôt après, ' et il est certain qu'il étoit déjà Prêtre lorsqu'il alla en Palestine, comme l'on va voir; ' ce qui arriva au plus tard sur la fin de l'année 396.

Il y a bien de l'apparence ou que S. Sulpice renvoïa encore Vigilance à S. Paulin, ou que Vigilance aïant dessein de visiter les lieux saints, passa chez ce saint Prêtre en Cam- Hier. ep. 36. 49. panie. Quoiqu'il en soit, ' S. Paulin chargea Vigilance du p. 277. 56G. 568. Panégyrique de l'Empereur Théodose qu'il avoit composé, afin de le porter à S. Jérôme en Palestine. Il y joignit une letre, où il rendoit un témoignage avantageux de Vigilance. eP. 49. p. 568. ' Aussi S. Jérôme le reçut d'une manière fort gracieuse, et ep. 36. p. 277. avec de grandes démonstrations d'amitié. ' Il ne fut pas cependant longtemps, sans découvrir en lui de grands défauts , peu d'esprit, peu de jugement, beaucoup d'impolitesse, et encore plus de présomption : mais il s'arrêta moins alors à sa propre connoissance, qu'au jugement qu'en portoit S. Paulin, p. 276. ' Après que Vigilance eut passé quelques jours auprès de

S. Jérôme, il fit un voïage en Egypte, puis retourna à Beth- Tiii. h. e. t. i4. léem. ' On croit que comme S. Jérôme étoit alors fort brouillé avec Rufin et Jean de Jérusalem, Vigilance se mêla dans mer. apoi. 1.3. d. ce trouble, et qu'il parla contre le S. Docteur. '11 est au moins vrai que S, Jérôme accuse Rufin d'avoir soulevé con-

Page 1