‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 57 sur 384 · Tome IL M · texte numérisé non relu

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réponse «le S. Paulin est «le Tau !()(>, vers la fête des A poires S. Pierre et S. Paul. S. Paulin y donne à Didier la quan a lité de son saint et vénérable frère, l'objet de ses désirs. 'Il s'y

défend ensuite de lui accorder ce qu'il lui demandai sur ce

que eVloii plutôt à lui-même de lui développer ces mystères cachés dans les siècles précédents, et qui ne se décou- \ rent que par la lumière de J. C. dont les Patriarches ont été la figure. Qu'étant un homme béni, un vase pur, et propre à approcher de Dieu ; qu'aïant l'esprit d'autant plus vif, que ses membres étoient plus chastes, et l'ame d'autant plus propre à être remplie de J. G. que son cœur étoit plus pur et plus humble , il pouvoit obtenir de Dieu par sa foi et les excellentes dispositions de son ame tout ce qu'il lui demanderoit. Qu'ainsi il étoit plus capable que tout autre de réussir dans l'explication qu'il vouloit tirer de lui. Didier cependant

ep. 47. 0.2. n'en fit rien; 'puisque S. Paulin s'adressa à Rufin pour l'exhorter à y travailler : ce qu'il exécuta au moins en partie.

Hier. ep. i8. p. 'S. Jérôme n'avoit pas une moindre idée du sçavoir de Didier qu'en pouvoit avoir S. Paulin. Il nous le représente comme un homme d'une grande réputation, qui avoit beaucoup d'éloquence , et qui composoit même de fort beaux ouvrages. Mais il n'en est rien passé à la postérité, non-plus que tant de letres qu'il avoit écrites à ces hommes célèbres, avec lesquels il étoit en relation. Depuis l'an 406 on ne trouve plus rien de lui dans l'histoire : ce qui n'empêche pas toutefois qu'il n'ait pu vivre plus avant dans ce siècle et jusques vers 418.

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