S. SEVE P. K
nés gnils de qualité avoient accoutumé de faire en ce tempslà. C'étoit la porte la plus ordinaire par- laquelle on «utroit dan? les grandes dignités. Sulpice parut extrêmement sur ce théâtre du monde. 11 y acquit même la gloire de surpasser les autres pour l'éloquence, et d'exceller soit dans les letres,
Genn.îtyd. soit dans les dons de l'esprit. 'Gennade le qualifie en effet un
Paui. cp.ii.n.ti. homme illustre pour l'érudition ; 'et S. Paulin assure que ses ouvrages étoient aussi éloquents que chastes.
suip. vu. m. p. p. 'Sulpice n'avoit pas une si haute idée de lui-même : car il prétend n'avoir jamais acquis une capacité fort grande pour écrire, et qu'en écrivant la vie de S. Martin vers 397, il avoit
Voss.hist.iat. 1.2. oublié le peu qu'il avoit sçu. 'Cependant cette vie même et encore plus son Histoire Sacrée, passent aujourd'hui, au jugement des plus habiles dans les Letres, pour les ouvrages les mieux écrits , que nous aïons en latin entre les Auteurs Ecclésiastiques. Ainsi Sulpice par ces expressions ne veut appa-
i»uui. ep. s. ». e. remment dire autre chose , sinon 'qu'après avoir embrassé la profession du silence et de la piété, il avoit renoncé à la lecture de Ciceron, et à toute autre étude delà Literature profane, com-
Tiii. ibid p. 589. me le dit S. Paulin de Noie son ami. 'L'on voit cependant par ses écrits, qu'il conserva plus que S. Paulin , l'air d'Orateur qu'il avoit pris dans le monde.
raui. ep. s. n. s. ' Il épousa une femme fort riche d'une famille Consulaire,
Tin. ibid. p. 587. ' peut être de celle des Basses, que Prudence met entre les familles Patriciennes, qui avoient embrassé des premières la Religion Chrétienne : mais elle le laissa bien-tôt veuf, dans la jouissance des grands biens qu'elle lui avoit apportés, et ne lui donna point d'enfants ; au moins l'Histoire ne nous en apprend
suip.adBass.p.489. rien. ' Elle étoit fille de Bassule , qui semble avoir été de Tou-
Paui. eP. 5. n. h. louse, 'et dont S. Paulin parle souvent avec éloge , et comme eP. 3i. n. i. rï'une Dame de la plus éminente piété.
ep.5.n.5. |eP.ii. ' De la manière que le même Saint nous représente la vie de Sulpice dans le monde , où ils avoient lié une amitié trèsétroite, il paroît qu'elle avoit été plus conforme aux inclinations corrompues de la nature , qu'aux sentiments de
suip. ad Aur. p. la grâce de J. C. 'Sulpice ne fait pas lui-même difficulté