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a en convenir, avouant que sa conduite n avoit pas ete telle, Paui. eP s. qu'elle pût servir d'exemple aux autres. ' Mais un mouvement
puissant de l'Esprit Saint par un miracle visible , lui fit rompre en un moment tous les liens qui l'attachoient au siècle ; quoiqu'il fût alors à la fleur de son âge , estimé généralement
de
SULPICE. 07 vslECLE.
de tout le monde , et en possession de beaucoup de richeiaea.
Il méprisa av« c la même générosité la réputation qu'il s'étoit
acquise par son esprit, < t renonça à toutes sortes d'études f)ro- iii.i. | suip.vu.M.
fanes. *•»•«■
'Sulpice suivit donc i. C. de tout son cœur, et devint Paul vit. m. i. plus illustre dans l'Eglise par l'amour qu'il conçut pour l'hu- G«m. ou: milité et la pauvreté Chrétienne, qu'il nerauroit pu être dans le siècle par toute la noblesse de sa race, et par l'éclat de son éloquence. 'Certaines circonstances font juger qu'il se tui. LWd. p. 588. convertit vers l'an 392. 'La visite qu'il rendit alors à S. SuiP. vu. m. d. Martin, et l'exemple de la vie pénitente de S. Paulin, que le Saint lui mit sous les yeux, pour le porter à quitter le monde, et à se donner à ï. C. opérèrent sans doute avec la grâce cet heureux effet sur son cœur. 'S. Martin fit voir diai. 2. n. u. dès lors l'estime qu'il faisoit de Sulpice, en lui donnant un accès particulier auprès de sa personne, 'et en le choisissant n.is. même quelquefois pour l'accompagner dans ses voïages. ' Il ad Aur. p. 485. conçut pour lui l'affection d'un véritable père ; et Sulpice lui 487voua réciproquement toute la tendresse d'un fils.
Il semble que son père, qui vivoit encore , le deshérita, tui. ibid. p. 589. voïant qu'il avoit pris le parti de la pieté. Mais outre le bien qu'il eut de sa femme, 'il trouva une mère très-libérale en suip. ad. Bass. p. la personne de Bassule sa belle-mere. C'est apparemment ce 489' qui lui fit quitter le païs de sa naissance , pour se retirer dans quelqu'une des terres de sa femme, ou de Bassule vers Toulouse. ' Il y fit sa demeure au moins depuis 393, jusqu'en 405. tui. ibid. p. 593. Ce fut-là que vivant éloigné du monde en une compagnie de gents qui ne songeoient qu'à servir Dieu, il pratiqua toutes les observances d'un véritable Moine. S. Paulin dans ses letres nous a laissé une description aussi touchante qu'instructive de la vie pauvre et pénitente , que son illustre ami mena dans sa retraite. Sulpice cependant ne porta pas d'abord la pauvreté aussi loin que S. Paulin. ' Il avoùoit dans une letre Paui.ep. n.n. 12. qu'il lui écrivit vers 397, qu'il admiroit et sa pauvreté et son dénuement de toutes choses ; mais qu'il ne l'admiroit qu'avec fraïeur. Qu'il souhaittoit de l'imiter, et de se réduire au simple nécessaire, sans penser au lendemain ; mais qu'il n'en avoit pas encore la force.
' Gennade assure que S. Sulpice étoit Prêtre ; et l'on n'en Genn. ibid. doute nullement aujourd'hui : mais il est très-difficile de dire précisément en quelle année il fut ordonné, ' et les plus ha- tui. ibid. p. 689. 2.