GALLUS, DISCIPLE DE SAINT MARTIN. IH
\ SIECLE)
ce, qui bien qu'engagé dans le siècle, éfoil un excellenl Chrétien. Evance étant tombé dangereusenienl malade, S. Martin alla exprèi chez lui, et le guérit d'une manière miracul
Le Saint aïanl quitté la terre pour aller au Ciel recevoir la récompence de ses travaux, Gallus se retira auprès dp sainl aiai. i.n. i. Sévère Sulpice, à qui il devint très-cher. Il y a bien deTapparance qu il fut un de ers deux Moines de Tours, qui aile- «îAur. p. im. ii ni 'à Toulouse, ou dans le voisinage, où S. Sulpice fai- ad. Bas». v. uo. soit alors sa demeure, 'pour lui apporter la nouvelle de la adAur. ibid. mort du S. Evèque. 'Quelque temps après Posthumien de diii. i. n. 1. retour de ses voïages d'Orient et d'Egypte, se rendit chez S. Sulpice. où il trouva Gallus, avec qui il lia une amitié très-étroite. Cette rencontre eut une heureuse suite, puisqu'elle donna naissance aux trois dialogues que S. Sulpice rédigea par écrit, et que nous avons encore, comme nous avons dit en son lieu. S. Sulpice, Gallus et Posthumien sont les trois personnages qui y parlent. Posthumien fournit la matière du premier, qui traite des vertus des Solitaires de l'Egypte, et Gallus la matière de deux autres.
'Posthumien aïani fini de raconter ce qu'il avoit à dire des foi 1. n. 10. 29. Solitaires qu'il venoit de visiter, il pria S. Sulpice de lui apprendre ce qu'il avoit omis des actions de S. Martin dans la vie qu'il en avoit composée. Mais S. Sulpice lui fit entendre que Gallus en qualité de disciple de ce grand Evèque, s'en acquitteroit mieux que lui pour bien des raisons. Que d'ailleurs il étoit juste que lui Sulpice aïant déjà parlé dans l'ouvrage qu'il avoit publié sur ce sujet, et Posthumien dans la narration qu'il venoit de faire des vertus des Solitaires d'Orient, Gallus parlât à son tour sur une matière qu'il possedoit mieux que personne. D'abord Gallus s'en excusa avec beaucoup de modes- n. 20. tie et d'humilité; 'car selon la remarque de S. Sulpice même, «• -• dial- 3 » •'• qui a été attentif à nous conserver quelques traits de son éloge,, il avoil une noble pudeur. ' Enfin Gallus se rendit à ce que foi- [■ ibid. l'on exigeoit de lui, protestant de ne rien avancer dont il n'eût été témoin lui-même, ' ou qu'il n'eût sçû de personnes foi- 3. a. 5. dignes de foi, et souvent de la bouche même de S. Martin.
' Il parla donc après Posthumien tout le reste de la jour- foi- 2. n. 16. née presque jusqu'à la nuit, sur les actions de S. Martin. 'sans rien répéter de ce que S. Sulpice en avoit déjà publié foi- 1. »■ 20. dans sa vie. ' Le lendemain il reprit son discours sur le même foi- 3. a. \.