‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 88 sur 384 · ET LAZARE · texte numérisé non relu

ET LAZARE

choient à Pelage et à Gélestius «les erreurs inu(-à-faii déte-

stahles, ci dignes des anathômés de l'Eglise. On les lut aussi «p.iw. n. 1.4.

dans un autre Concile assemblé à Mileve, où se trouvoienl

(il Evéques de la Province de Numidie. Marins Mercator ibccf^up. «.

il i t même (fu'ellea furent ••ncore lues dans un troisième Con-«

cilr, mais que cet Auteur 110 nomme pas. rCes Letres d<»n- lus ep.rra 0.4.

noirni avis que Pelage étoit encore à Jérusalem , où il sédui-

soit diverses personnes; quoique les plus éclairés, cl entre

autres S. Jérôme, lui résistassent fortement. Héros H Lazare tm. ,hi

ue manquoient pas apparemment d'y parler du Concile de

Diospolis ; mais il n'en envoïerent pas les aetBS, sans doute par-

ce que Pelage par ses artifices , et Jean de Jérusalem par son

crédit tachaient de les supprimer.

'Les Pères des Conciles de Carthage et de Mileve, pour Au*, ep. m. n. s'opposer encore plus efficacement à ce désordre, résolurent ' ' ep" 17tJ de porter l'affaire au Siège Apostolique , qui étoit alors occupe par S. Innocent. Ils écrivirent donc à ce Pontife, et lui envoïerent les letres d'Héros et de Lazare, avec les actes du Concile qu'ils avoient tenu en 412; 'et ce fut sur ces monu- mctc.Uwl ments que Pelage et Célestius furent anathématisés à Rome. Marius Mercator suppose que nos deux Evêques Gaulois envoïerent avec leurs letres en Afrique les livres de Pelage, qui furent ensuite renvoies à Rome par les Evèques d'Afrique. Mais il faut peut-être plutôt l'entendre des extraits de ces livres, dont ils avoient composé leur Mémoire, que des livres mêmes en leur entier.

Nos deux généreux 'Evêques toujours ardents pour le 11,1,1. bien, ne se bornèrent pas à ces premières démarches.' Pela- P. 19. ge aïant été reconnu pour ce qu'il étoit , ils firent de nouvelles instances auprès d'un Concile auquel Théodote E^êque d'Antioche présidoit , et y poursuivirent la condamnation de Pelage,

apparemment en 420, ou même depuis. a Cet hérésiarque tiii. n.i<i. p. 680. y fut en effet condamné, et puis chassé des saints lieux. Théo- aMerc- Mddote eut soin d'envoïer à Rome et à Jérusalem les actes de ce Concile, soit pour les faire confirmer, soit afin de rendre publique la condamnation de Pelage.

Telle fut la conduite que S. Héros et Lazare tinrent dans cette grande affaire, et qui doit nous rendre leur mémoire aussi-respectable, qu'elle l'a rendue célèbre. Assurément après tant de services rendus à l'Eglise , ils méritoient tout un au- conc. t. 2. P. iv, tre traitement que celui 'que leur fit le Pape Zosime , en n. 21. mît k

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