S. HÉROS
' avoicui l'ail ces extraits ; quoique cela pût ventrdfe ce qu'ils avoienl pria quelquefois plutôt lu sens que lies paroles, comme nous avons dit.
„. s, s. n. i:.. N'j .ii.iiiI déne personne au Gonoilé polir a^ir contre cet '. " J M',',i'" ''"'" ■ '"■ Hérésiarque el pour Ifofeli^eii de s'expliquer, en lui déeou- \iaut le niaii\ais sens de ses livres, il lui fut aisé d'user de ses rirsrs. el de tromper l'assemblée do Evêques, en couvrant \„ . gest. Pei. n. son bérésie par des professions ambiguës. ' Ainsi sa personne '•"n! .u.'" Jul' !' y ^ul atsoude ; Quoique l'on ne laissât pas de condamner l'hégest. Pei. ii. 39. résie qu'il étoit accusé de soutenir. ' Jean de Jérusalem, son protecteur, profitant de l'absence d'Héros et de Lazare, parla contre eux, et contre d'autres ; mais le Concile n'y eut aucun égard. Cet Evoque en usa peut-être de la sorte, parce, comme le remarque S. Augustin, qu'il put être trompé par l'interprète Latin , qui expliquoit en Grec le Mémoire de nos deux Prélats Gaulois, n. si. ' Pelage se prévalant de l'absolution que le Concile avoit
ep. 1-9. n. 57. prononcée en sa faveur, ' composa un écrit pour détruire les objections des deux Evêques ses Dénonciateurs. C'est sans gest. Pei. n. 57. doute le même ' écrit qu'il envoïa ensuite à S. Augustin, et que ce S. Docteur taxe de mauvaise foi, comme n'étant pas n.i9. conforme en ce qu'il y exposoit, aux actes du Concile. ' Cet
écrit n'eut pas plutôt pénétré en Afrique, que des personnes de pieté entreprirent de justifier le désaveu que Pelage y faisoit de quelques propositions, qu'Héros et Lazare avoient mi- * ses sur son compte. Ces personnes les confrontèrent sur quel-
ques-uns de ses ouvrages, et les trouvèrent effectivement dans ses livres à la veuve Liviane.
S. Héros et Lazare de leur côté , soit qu'ils eussent appris ce qu'avoit fait Pelage , soit qu'ils jugeassent nécessaire de donner avis de ce qui s'étoit passé dans le Concile de Diospolis, aux Evêques d'Afrique où l'hérésie avoit déjà été coneP. 186. n. 2. damnée, ' y écrivirent' des letres dans lesquelles ils traitoient cP. ig6. n. 2. avec soin cette grande affaire. 'Ce fut le Prêtre Orose , qui étant aile du fond de l'Espagne en Afrique , consulter S. Augustin, et qui de là aïant été renvoie à S. Jérôme en Paleep. 175. n. i. stine, ' se chargea des letres de nos deux Evêques en s'en retournant en Afrique. Il les rendit aux Evêques de la Province de Carthage, qui au nombre de 68 tenoient leur assem- Tiii. 1. 13. p. 690. blée ordinaire à Carthage même. 'On croit que c'étoit au 4ug. tbïdi mois de Juin de l'an 416. 'On y lut ces letres, qui repro-