II. Divers
' BENOIT, diacre de l'église de Mayence (IX'' s.), auteur d'un Recueil de eapitulaires (830), iv, 389; v, 35-37. — (Voyez Histoire des auteurs sacrés et cédés., par dom Ceillier, xii, 394- 390.) BENOIT, prieur de Cluse, dill'èrent de l'abbé (VP s.), vu, 45.
BENOIT DE SAINTE-M.\URE, poète anglo-normand (y vers 1170), xiii, 423-429.
Ses écrits :
— 1° Traduction en vers français de VHistoirc des ducs de Normandie.
— 2" Histoire de la guerre de Troie, en vers français, 423-429. — Ce n'est probablement qu'une traduction d'un écrit latin de Dictys de Crète, 426. — Longs extraits de ce poème, 423, 429. — L'auteur s'est constamment servi du. vers de huit pieds et de rimes masculines et féminines presque toujours entremêlées, 424.
— On lui attribue sans preuves une Vie de saint Thomas de Viirlorliéry et une cbanson de peu d'importance,
BENOIT (Saint ), monastèreaussiappelé Flcury. — (Voyez Saint-Benoit et rieunj.)
BERÇAI RE (saint), premier abbé de Hautvil iers et de Montieren-Der
BER DE LHISTOIRE LITTERAIRE. BER
(vers 684). Il nous reste trois Vies de saint Bercaire, écrites avant le XIII= s. :
— 1* Par Almanno, moine d'Haut- ■villiers vers la fin du IX" s., v, 62 i ;
— 2" Par Adson, abbé de Montieren-Der (fin du X° s.), vi, 489, 490 ;
— 3° Par un moine anonyme de Montipr-en-Der (vers 1085); son ouvrage, en style assez obscur, n'est qu'un supplément à celui d' Adson, vin, 156, 157.
BEREGISE (saint) abbé (VHP s.) — Sa Vie, par un anonyme du X'= s., m, 229.
* BERENGAUD, moine de Ferrières
(fin du 1X° s.), auteur d'un Commentaire célèbre sur V Apocalypse , v, 653, 654. — (Voyez Histoire des auteurs sacrés et ccclés., par dom Ceillier, xii, 702 ; XIII, 175; xiv, 238.)
BERENGAUDE, auteur de V Explication des sept visions de V Apocalypse, attribuée à tort à saint Ambroise, i", 400.
BÉRENGER (Raymond), comte et marquis de Barcelone, auteur d'un recueil considérable des usages de Barcelone (1060), vu, 569, 570.
* BÉRENGER hérétique, scholasfiquede
Tours, archidiacre d'Angers (Xl° s.), vui, 197-239.
§ I". Sa vie, 197-218.
— Sa naissance à Tours au commencement du XP s. ; sa famille, 197.
— 11 fait ses études à Chartres sous le célèbre Fulbert, vu, 53 ; viii, 198.
— Vers 1031, Bérenger entre dans le clergé de Saint Martin de Tours ; il est chargé de la direction de l'école,
VII, 53,55: vin, 198-199. — Sa réputation; ses disciples; ses, grandesqualités, sa vie e.xemplaire, vu, 53;
VIII, 199. — Vers 1040, Bérenger est créé archidiacre d'Angers par Hubert de Vendôme, sans discontinuer r.ependantde diriger l'école de Tours.
Il n'enseigna jamais à celle d'Angers, VIII, 200. — Hivalitû de l'école de Tours et de celle du Bec : poussé par l'aiiibition de se faire (luebiuo renommée, Bérenger publie des opinions singulières en théologie; il combat
les mariages légitimes, le baptême des enfants, et nie la présence réelle de Jésus-Christ dans l' Eucharistie, 201 .
— Changement qui s'opère en Bérenger par suite de ses erreurs; il se fait des disciples à prix d'or , 201- 202, — Premières réfutations de son hérésie, vin, 202-203.— Efforts de Bérenger pour séduire le jeune Guillaume de Normandie. Conférence de Brione en présence de ce |jrince(l 050\ Bérenger y est confondu par Ascelin, moineduBec, vu, 555; vin, 204.
— Différents conciles tenus en 1050 ou peu apré-î pour condamner les erreurs de Bérenger : Concile de Rome (1050); excommunication de Bérenger, vil, 517, 525, 562; vin, 203;
— Concile de Verceil (1050), vir, 462; vil!, 205; — Concile de Paris (16 octobre 1050), vm, 205,206; — Concile de Florence (1054) ; Concile de Tours ; — Concile de Latran (avril 1058) : conversion hypocrite deBérenger; il continue peu après à répandre les mêmes erreurs, vni, 207,208; Concile de Poitiers (le 1 3 janvier 1076,, 209, 210. — Voyage de Bérenger à Rome. Il y passe les années 1078 et 1079, et consent à tout ce qu'on demande de lui. De retour en France, il continue de publier ses erreurs, 210-2K2. — Enfin refuté viclorieusement par Lanfranc elGuitmond, Bérenger abjure une dernière fois ses erreurs au concile de Bordeaux (1080), 213. — Preuves de sa dernière retraction et lie sa sincère conversion que certains historiens refusent d'admettre, 215, 210. — Retraite deBérenger dans 1 ile de Saint-Côme, près de Tours, Il y vit saintement jusqu'au 6 janvier 1088, 214.