I. Sainti de ce nom
BERNARD (saint) le Pénitent. — Sa
Vie, par Jean, moine de Saint-Berlin (XIP s. ), .XV, 615.
' BERNARD (saint), abbé de Tirou (+ en MIS), x, 210-216.
§1". Sa vie,- 156, 210-215.
— Sa naissance dans le Ponthieu près d'Abbeville, 210. — Sa retraite à l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, ibid. — Bernard gouverne pendant quelque temps le monastère de Saint-Savin en qualité de prieur, puis se retire dans une solitude de la Bretagne, 211. — Sa retraite dans l'île de Chaussey; son retour à Saint- Cyprien, dontil est établi abbé (1 100), 212. — Son démêlé avec les moines de Gluny, qui leforcentàsortir de son monastère, 212.— Ses deux voyages à Rome pour demander justice au pape Pascal II contre les clunistes, 213. — Après diverses vicissitudes, Bernard se retire dans la foret de Tiron, où il fonde un monastère (1107), 213. — Célébrité du nouveau monastère, 214. — Mort de saint Bernard de Tiron (25 avril 1118), 214-215.— Sa Vie, par Geolfroi le Gros, son disciple (vers 1142) .XII, 103, 164.
S n. Ses écrits, x, 2iri-2l6.
— Les règlements dressés pour la conduite de ses religieux ne nous sont jias parvenus, 215. — Voyez Ilisloire des auteurs sacrés et ecclés., par dom Ceillier, xiv, 404, 405.
BERNARD. (saint), abbé de Clairvaux (XII" s.), XIII, 129-236.
S I". Sa vie, 129-144.
— Sa naissance au château de Fontaine près de Dijon (1091); il perd sa mère (1 105), 132. — Son entrée ù Cileaux. Il est suivi de trente gentilshommes dont plusieurs membres de sa familli! (1113), 132, 133. — Fondation de Clairvaux (1115); saint Bernard en est établi premier abbé, 133. — Il fonde les monastères de l'^nteiiay et de Trois-Fontaines, 1 3}.
— Jusqu'en 1124, il reste renfermé dans son cloître, s'occupaiit de l'élude
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TABLE GÉNÉRALE
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et de l'administration dp ses monastères, ihid. — Ses ellorts pour éteindre le If schisme qui divise l'Eglise à la mort du pape Honorius (1 130), 135.
— Premier voyage de saint Bernard enllalie : il refuse l'évèché deGènes, 136. — Voyage en Allemagne. Il reconcilie avec le pape Innocent II le duc Conrad, ibid. — Retour de saint Bernard à Clairvaux. Il est obligé d'agrandir son monastère ( M 34 ) , 1 37 .
— Il repart bientôt et accompagne en Aquitaine le légat du pape. Fondation de l'abbaye rie Bussay, 137. Saint Bernard est rappelé en Italie par le pape et les cardinaux pour extirper les derniers restes du schisme ; il y réussit, 138. — Son séjour à Lyon :
il s'oppose à la consécration d'un cluniste élu évèque de Langres, 138, 349. — Histoire de la polémique de saint Bernard avec Abailard, 138-139.
(Voyez aussi Abailard.) — L'ancien disciple de saint Bernard, Bernard de Pise, est élu pape le 27 février
■ 4143 sous le nom d'Eugène III. Immense crédit de saint Bernard pendant le pontificat de ce pape, 140. — Prédication de la seconde croisade par saint Bernard en France et en Allemagne : assemblées de Vezelai et d'Etampes (1146). 140. —Miracles opérés par saint Bernard en France et en Allemagne pendant qu'il y fréche la croisade. Diverses relations de ces miracles par dill'érents moines et particulièrement Geollroi d'Auxerre, XIV, 436-439. Départ des croisés : malheureuse lin de cette expédition (1149), 141. — On reproche à saint Bernard d'avoir été le promoteur de cette en treprise; sa justification, 141, 142. — Missions de saint Bernard en Languedoc afin d'extirper de cette- province les erreurs de Pierre de Bruis et de Henri, 142. — Relation des missions de saint Bernard en Languedoc et des miracles qu'il y | opère, par GeolVroi d'Auxerre son [ secrétaire, xiv, 435. — La dernière I .semblée àlaquelle il assiste est celle de 1 Chartres [1150), ayant pour b'ut de ' réparer les malheurs de la croisade de 1147, xiii, 142. — On y décide une nouvelle croisade qui n'a point lieu, 143. — Mort de saint Bernard
à Clairvaux (20 août 1153), 143.— Sa canonisation (1174), 143. — Différents historiens de saint Bernard dès la fia du XIP s. : — Geoffroi d'Auxerre, xiv, 440-444; — Guillaume, abbé deSaini-Thierri (XIPs.), XII, 330; —Arnaud, abliéde Bonneval (f en 1156), xii, 539, 540; — Jean l'Hermite (vers 1l82i, xiv, 223-225; — Alain, évèque d'Auxerre, XIV, 360, 361.
§ II. Ses ouvrages :
— A — Ses LETTRES, xiii, 144-178.
— Il en existe (juatre cent trenteneuf dont Bernard est véritablement l'auteur, 144, 145. — Le style de ces lettres est fort inégal. Dans quelques-unes, les pensées ont de la no-
• blesse, mais le mauvais goût défigure la plupart des autres, 17^. — Classification de ces lettres selon les personnes à qui elles sont adressées, 146. — Leur classification par ordre de matières, 147, 148. — Classification par ordre chronologique, 149. — La première série, depuis 1119 jusqu'à la mort du pape Honorius II (1130), comprend quatre-vingt-treize lettres : notice sur chacune d'elles, 149-155. — La plupart traitent d'affaires monastiques, quelques-unes des démêlés de l'évèquo de Paris et de l'archevêque de Sens avec Louis VII, 153-155.— Tabieau de ces lettres par ordre chronologique, 155, 156, note.
— La seconde série comprend cent huit lettres, écrites de 1130 à 1138; notice sur chacune d'elles, 156-161.
— Beaucoup de ces lettres sont encore purement monastiques, 156- 159. — Vingt-six épitres écrites dans ce même intervalle sont adressées à Innocent II, 160, 101 . — Tableau chronologique des lettres de saint Bernard depuis 1131 jusqu'en 1138, Uil, 162, note. — Dans la troisième série, depuis 11 38 jusqu'en 1145, nous trouvons quatre-vingtseize lettres; notice sur chacune d'elles, 102-169; xiv, i, ii. — Dix sont adressées soit à Louis-le-Jeune.
soit à ses ministres; trente au pape Innocent; douze contra Abailard ; les autres à diflêrents évoques ou re-
BER DE L'HISTOIRE LITTÉRAIRE
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ligieux, XIII, 1G2-1G9. — Tableau chronologique des épîtres de saint Bernard depuis l'an 1139 jusqu'en 1145. — La quatrième et dernière série comprend quarante-deux épîtres écrites de 1145 à 1153; notice sur chacune d'elles, 169-177. — Tableau chronologique de ces lettres,
— B — Ses seumons, xiii, 178-195.
— Ces sermons n'ont point été écrits en français, mais traduits après la mort de saint Bernard, 192, 193. —
— Les sermons de saint Bernard sont au nombre de trois cent quarante, et se divisent en quatre séries, 178 :
— 1° Quatre-vingt-six sur les principales fêtes de l'année , l'Avent, Noël, le Carême, Pâques, etc.:
notice sur chacun de ces sermons, 179-182.
— 2" Quarante-trois sur la vierge Marie et sur les saints ; notice sur chacun d'eux, 183, 184.
— 3° Cent vingt cinq sur différents sujets, 185, 186.
— 4° Quatre-vingt-six sur le Cantique des Cantiques, 187-192.
— C — Traités et opuscules, xiii, 195-211.
— Le catalogue ci-dessous, on l'ordre dans lequel ont été composés les écrits indiqués, 195.
— 1° Des degrés de rimmililé et de l'orgueil : extrait de ce traité, son analyse, (1125), 195, 196.
— 2" De diligemlo Deo, petit traité composé en 1127 et dédié à Aimeric, chancelier de l'Eglise romaine, 197.
— 3° Apologie des Cislercicns dans la(iuelle saint Bernard se porte accusateur de l'ordre de Cluny (1127),
— 4" Opuscule sur les mœurs et les devoirs des évé(iues (1 127), 199.
— 5» Traité fJc la grâce cl du libre arbitre (1128); analyse de cet écrit, 200,201.
— f)" De convcrsione ad clcricos [\ 128) : c'est un discours à l'adresse de ceux (fui s'engagent dans les ordres sacrés .sans rélle.'iion, 201.
— 7° Eloge de la nouvelle milice (or-
dre du Temple;, adressé à Hugues de Paganis. grand-maitre (1130), 2U2.
— 8° Opuscule Sur te Baptême, adressé à Hugues de Saint-Victor (-|- en 1142); questions traitées dans cet écrit, 203, 204.
— 9° Traité polémique contre Abailard, 204, 205, xiv, ii.
— 10° Opuscule Sur l'étendue des obligations monastiques, 205, 206.
— 11° Vie de saint Malachie, archevêque d'Irlande, mort à Glairvaux le 2 novembre 1148, 200-208.
— 12° J ra.\t,é De considériHionc Kilressé au pape Eugène III. L'auteur entend par considération l'habitude des réflexions morales et, des méditations pieuses, 208, 209.-^- Ce traité, composé de 1149 à 1152, est divisé en quatre livres : analyse de chacun de ces livres, 209-211.
— D — Ouvrages attribués a tort A SAINT Bernard, XIII, 211-217.
— Catalogue de cette sorte d'écrits, 212-217.
— Observations oènéralessur le GÉNIE de saint Bernard et sur ses œuvres, xiii, 229-236. — Fécondité de son imagination : son éloquence, 235. — Sa profonde connaissancede l'Ecriture-Sainte, 234. — Sa diction est celle des meilleurs écrivains de son temps ; elle n'est cependant pas très-pure, 234. — Ses traités sont ses principaux titres littéraires, 233, 234. — A l'égard des sermons, ce sont des chapitres de morale plutôt que des discours proprement dits, 233. — Ses lettres sont les meilleures productions du genre épistolaire au XIP siècle, 233.
— Jugement sur les œuvres de saint Bernard, 233-235. — Les trois genres d'idées qui servent de matière aux ouvrages de saint Bernard sont :
— 1° Les règles, les devoirs, les vertus de la vie monastique, les affaires et les intérêts des monastères, 23(1;
— 2" L'ensemble et les détails du régime ecclésiastique, auquel il sufiordonne celui des empires, 2;il;
' — 3" La doctrine catholique ([u'il défend contre les novateurs, 231, 232. — ("Voyez Histoire des nuteurs sacrés et ccdés., xiv, 417-498.)
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