‹ Histoire littéraire de la FranceChapitre 300 sur 613 · GRAMMAIRE , GRAMMAIRIENS · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE , GRAMMAIRIENS

— La grammaire, c'est « l'art de bien jiarler et de bien écrire. » ix, 144. — Dans l'antiquité, on comprenait sous ce nom tout ce qui pouvait contribuer à donner l'intelligence des autours, i^, 67. — On entendait alors par grammairien tout homme qui enseigne les belles-lettres, i", 03. — Au sentiment dos anciens, la grammaire comprend l'histoire et la poéiique, ix, 153. — Julien l'Apostat, devenu empereur (360), défend d'enseigner la grammaire, i", 8. • — L'étude de la grammaire est complètement abandonnée aux VI"^ et VIP ss., m, 2, 422.

— On y revient particulièrement à la fin du VHP s. et aux siècles sui-

■"vants, IV, 20; vi, 47. — Au XP s..

on continue de l'étudier sans y faire grands progrès, vu, 107. — Les règles en sont généralement négligées, VII, 7. — La grammaire est enseignée dans toutes les écoles au XIP s., et l'on rencontre d'excellents professeurs, IX, 44. — On se sert pour cet enseignement des poêles profanes : Ovide, Virgile, Horace ; des poètes sacrés : Arator, Sédulius et Théopiste; des grammairiens : Priscien, Pierre Hélie, Maxituien, Papias, IX, 144. — On abandonne un peu cette étude vers la lin du XIP. s., ;x, 145. — L'étude de la grammaire est condamnée au XIP s. par la secte des Cornificieus, ix, 145. — Fruit retiré do l'étude de la grammaire pour la beauté et la correction du style, IX, ■140. — Grammairiens à qui les auteurs de Vl/isloire lillêrnirc ont consacré une notice spéciale ; — Valerius Cato (avant J.-C,), iS' 88;

— au IV'' s., divers grammairiens do Bordeaux ; Thalasse , Pluebitius .

CoDcordius, Macrinus et Sucuro, i", 63-65; — Leontius, Jucundus ot Glabrio, 100-108; — Crispus, Urbicus, Herculanus, 1 19-121 ; — Citarius, 127 129; — Anastase, 200- 207 ; — Ursulus et Harmonius, 207- 209; —Marcel ot Népoticn, 217- 219; — Victorius, 231-233; — au IX' s., Alcuin, IV, 295-347 ; — au X" s., Rémi do Saint-Germain d'Auxerre, vi, 99-122; — Gunzon, 380- 393; — llelperic, moine de Grandfel, 397-403; — Duncan, 549; —

GRA DIO LllISTOlRE LITTÉRAIRI::. GRA

au XP s., Jean dp Garlando, viii, 83-99; — au XIP s., Pierre H.'.lio, xri, 4S()-4:S7; xtii, 303; — Tourcdo, XIII, 304. — Principaux ouvraL,'Ps sur la sîrammaire dont il pst question dans ïllisloire iiUûniirr : — Du (jrammairirn, ouvrage do Lactance qui ne nous est point parvenu, i", 80 ; — Traités d'Alcuin (lin du VIII" s.), iv, 31G-317; — il nous reste un as.sez grand nombre de traités sur ce -sujet écrits au IX° s., iv, 275 ; — Grammalici Smaragdi ahhalis inirifîcus Iraclalus (IX^ s ) ; ce n'est qu'un commentaire de Donat, iv, 445, 44C;

— Traité sur Donat, par Erchambert, évèque de Frisingue (y en 853), v, 128, 129; — Extraits de la grammaire de Priscien, par Raban Maur (,IXi' s.), V, 155 ; — Traité do grammajre ou plutôt de prosodie de Lambert, moine du X= s., yr, 223; — Traité de Gunzon (X" s.), vr, 391- 393; — Rudimenla ptirrilin, traité encore manuscrit de saint Abbon de Fleury (fin du X'-' s.), vu, 180, 181 ;

— Ecrits de Jean de Garlando sur la grammaire (X° s.), -vin, 97; — Du Grammairien, traité de dialectique, par saint Anselme (lin du XP s.), ix, 427 ; — Grammaire en forme de dialogue, jiar Hugues de Saint-Victor (•[• en 1141), xn, 54; — Grammaire en vers héroïques de Pierre Hélie, professeur à Paris (vers 1148), xn, 487.

GRANDMONT (ordre do), et monastère de ce nom au diocèse de Limoges. — Fondation de cet ordre par saint Etienne de Muret (lin du XP s. et commencement du XII'" , non en 1076), X, 413, 414. — Règle donnée à cet institut par saint Etienne de Muret; principaux statuts de cette règle, X, 416-419. — Trouilles dans cotordre(1185-H88) : les frères laïcs, se croyant supérieurs aux clercs, les chassent de leurs monastères, xv, 139-140, 550. — Prieurs do cet ordre ayant leur biographie dans r//i'.stoire liU&rnirc : — Etienne de Li- •ciac (1139-1101), XV, 13ti-137; — Pierre .Rernardi (1101-11(18), xv , 137-140; — (luillaume do Trahiiuic (1168-1185 ou 1188), xv, 140-142.

CtRANDVAl; monastère au diocèse de Bjle, m, 437.

GR.VTVSELVE, aiibayc au dlOcè.^è de Toulouse. — Elle est réunie à l'ordre de Giteaux (1 147), ix, l^'ôi; xiii, 5SG. ••■'"'' -"■i

GRATIEN, empereur (né en 359. yen 383), i", 238, 240. —Fils de Valentinien l"' et de Valeria Severa, Gratien naquit à Sirmich en Paiinonie ; mais il lut élevé et: mourut dans les Gaules, 233. — Ses excellentes dispositions pour les lettres et l'éloquence, i", 233. — R eut pour maitre le poète Ausone, 233, 234, 283.

— Valentinien le fait déclarer Auguste (24 août 367). Gratien suit dès lors son père dans ses expéditions militaires, 234. — Tl succède à son père (17 nov. 375) dans le gouvernement de l'empire d'Occident, et associe à l'empire son frère Valentinien H, 234. — Ordonnances en faveur de l'Eglise et des lettres, 235.

— En 378, il marche contre les Allemands et les défait , puis s'avance au secours de son oncle Valons contre lesGoths, ibid. — Maître de tout l'empire par la mort de son oncle Valens (9 août 378), Gratien en profite pour rendre la paix à l'Eglise d'Orient, 236. — Nul ne fut plus favorable aux lettres que ce prince, 9.

— II s'associe Théodose et lui cède l'Orient (lO'janv. 379), ibid. — A son retour d'Orient, Gratien passe par l'Italie et visite saint Ambroise, 230.

237. — Il fait convoquer le concile d'Aquilée contre les Ariens, 237. — Révolte de Maxime : Gratien est abandonné de ses troupes, 237. — Mort de Gratien, tué par Andragathius (25 juillet 383), 238. — Grandes qualités de Gratien, ibid. — Ordonnances en faveur de l'Eglise,- 239.

— Lettre à saint Ambroise pour lui demander ses livres sur la Foi et le Saint-Esprit, 239. — Ce prince s'a,ppliijue beaucoup à la poésie; épigramme d'Ausone, 239, 240. — Panégyrique de Gratien, composé par Ausone en 379 pour re[nercier ce prince do l'avoir élevé au consulat.

1°, 306. — (Voyez Histoire des amleurs sanis et ecclés., par doin Ceillier, iv, 008-0 iO, passim; v, 10, 29, 381 et '(78; VI, 121-360.)

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TABLE GKNKRALE

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(jiRATIEN, moine de Saint-Félix à Bologne, professeur île droit. — Il publie son fameux décret en 1151, et le pape Eugène III ordonne aussitôt qu'il serve de régie dans les tribunaux ecclésiastiques, ix, 2I& ; xiii, 305. — Commentaire de ce décret, par Etienne de Tournai (f en 1203), xv, 587.

GRATS (saint), évèque de Chalon-sur- Saône (VIP' s.). — Mauvaise légende

• de ce saint, par un anonyme du XI" s., vn, 430.

CRATUS ou GR^ECUS , diacre en Provence (V'" s.), ir, 317-320.— Ne pas le confondre avec Gnrcus, évèque de Marseille à la même époque, 318. — Vivant seul, retiré en Provence, il se figure avoir eu des révélations, II, 317. — Il écrit d'après ces révélations un écrit foit mauvais, oii il expose l'hérésie outychienne, 318. — Il envoie cet écrit à Fauste, abbé de Lerins, ibid. — Celui-ci le réfutc (449), en engageant l'auteur à rétracter ses erreurs, 319. — (Voyez Ilisloirc rfes auteurs sacrés et ccclés., par dom Ceillier, x, -422.)

GRAVELINES. — Fondation Je cette ville, par Thierri d'Alsace, comte de Flandre (t en 1108), xiii, 397.

■'GRÈCE, GRECS. — Les Grecs viennent s'établir dans les Gaules et fonder Marseille (000 av. J.-C), i*, 43.

— Iniluence des Grecs établis à Marseille sur tout le Midi de la Gaule,

Les Grecs

communiquent aux Gaulois l'amour des sciences, i-^, 3. — Les caractères de l'écriture grecque servent aux Gaulois jusqu'au VI" s., i*, 12. — Les Grecs emploient l'écriture f;:us- -so^Tiîsv, 2t. — Iniluence de la drcce sur l'Italie. Cette iniluence s'exerce surtout par l'intermédiaire de Marseille, i*, 53. — Ce sont les Grecs qui les premiers annoncent l'Evangile dans les Gaules, 225. — Langue grecque. Voyez à l'arlicle Langues. — Séparation de l'Eglise grecque avec l'Eglise latine : — Reproches injustes faits [lar les Grecs, fauteurs de Photius, à l'Eglise ro- - maine. Lettre du pape Nicolas I" ii ce sujet (807) : réponse de Ratramme (8G8), v, 340-348. — Ré-

ponse aux objections des Grecs , par Enée, évéque de Paris (869). Analyse de ce traité, v, 388-391. — Traité d'un auteur anonyme de la lin du XP s., contre les erreurs introduites par les Grecs dans le dogme et la dis- . cipline, vni, 509-51 1.

GRÉCIE, comtesse d'Anjou (XP s.l, va, 3.

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