I. Maints do ce nom
IIILAIRE (saint), évoque de Poitiers, docteur de l'Eglise et confesseur, i", 139-194.
§ I". Sa vie :
— Sa naissance à Poitiers vers le commencement du IV s., 139. — llilaire était marié et avait une lille (Abra) lorsqu'il se convertit, 140. — Elevé à l'épiscopat vers l'an 35u, la renommée de si vertu s'étend au loin et lui amène grand nombre de disciples parmi lesquels .saint Martin, 15,
140. — En 355, saint llilaire envoie une requête à l'empereur arien Constance, pour le prier d'arrêter ses persécutions contre les catholiques orthodoxes , 140. — Au concile de Béziers (356), saint Hilaire se montre le plus redoutable adversaire des Ariens : aussi est-il exilé en Phrygie à la suite de ce concile, 20, 29, 118,
141. — Relations qu'il entretient avec les évOques gaulois pendant son exil, 20, 141, 142. — Il assiste au concile de Séleucie (359), 123, 130,
142. — De Séleucie, saint Hilaire se rend à Constantinople, où il demande une conférence avec l'arien Saturnin d'Arles. Elle lui est refusée; c'est alors qu'il écrit son « Invective contre Constance, n 143. — Retour de saint Hilaire ;■! Poitiers (360). Ses efforts pour ramener les Gaules à la véritable orthodoxie et réparer les désastres produits par l'arianisme, 33, 144. — Il passe en Italie (303) ; ses conférence.^ avec l'arien Auxence, évéque de Milan; fourberie de ce dernier, 144, 145. — Retour et mort de saint Hilaire à Poitiers (13 janvier 308) ; ses éniinentes qualités d'évèque et de saint, 145. 140. — Vie de saint llilaire de Poitiers en deux livres. Cette Vie, faussement attribuée ù saint Just, a été composée le premier livre par saint Fortunat, évéque; le second, par Fortunat de Poitiers, i", 219, 220, 463; m, 301-
HIL -Dt; LIIISTOIUE LITTÉRAIliK.
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I II. Ses écrits ;
— A — Ouvrages qui nous sont PARVENUS, i", 147-179.
— r Commentaire sur l'Evarxjile de .saint Mathieu. On lui a doniiP d'autres titres. Il est divisé en trente-trois chapitres. Le stylo en est obscur à i'orco de concision. Composé vers 352, c'est le plus ancien livre que nous possédions sur celte matière, l'i8, 149.
— '2° Requête à l'empereur Constance pour le prier de faire cesser les persécutions des Ariens, présentée vers .'iô5, 149, 150. — On y trouve des détails sur les persécutions et les ruses des Ariens, 150.
— 3" Livre des synodes ou De ta foi des Orientaux, composé vers 358, en Tue de détruire les préjugés qui séparaient les églises des Gaules de celles d'Orient, 151. — On y trouve expliquées quatre formules de foi des Orientaux, 152. — Cet ouvrage composé en latin parait être le pendant d'un autre plus considérable, traitant des conciles en Occident, 153.
— 4° Apolotjetica ad reprehensores lihri de synodis rcsponsa ; c'étaient ii l'origine des notes marginales où l'auleur faisait comprendre qu'en usant lie modération envers les Orientaux, il n'avait aucune intention de les approuver, 153, 154.
— 5° Lettre à sa fille Abnr pour la détourner de prendre d'autre époux ([ue J.-C. Quelques critiques ont attribué cette lettre à Fortunat, 154.
— G" Deux Hymnes, l'une pour le matin, l'autre pour le soir. La première seule nous est parvenue, ibid.
— 7° Ouvrage en douze livres Sur la Trinité, composé pendant son exil en Phrygie, 155-164. — C'est une réfutation des erreurs d'Arius, mais il réfute en réalité toutes les hérésies.
— Détails sur les matières contenues dans chacun de ces livres, 157-104.
— Estime particulière (jue les Pères grecs et latins ont fait do cet ouvrage
— S'> Hoqueté à l'empereur Constance faite et présentée à Constant inople. Il y demande une conférence avec Saturnin d'Arles, autour do son
exil, et une audience en présence du concile qui se tenait alors ;i Constantinople. — Citation d'un passa,ge, 1G4-1GG.
— O-* Livre ou invective contre l'empereur Constance, contenant le récit des persécutions que cet empereur fit souffrir à l'Eglise. Il est écrit avec beaucoup de feu et de véhémence, 166-109.
— 10" Fragments, 160-173. — C'est un abrégé de l'écrit contre Ursace et Valens, 170. — Il contient une vive peinture do la persécution de Constance, et plusieurs documents importants relatifs aux conciles qui se tinrent on co temps-là , 172. — Il semble imliquer un autre ouvrage plus important qui devait comprendre l'histoire complète de l'arianisme on Occident, 171.
— M" Manifeste contre Auxcnce. évéque do Milan, 173-174 ; — composé en 3G4, 173. — On y trouve la définition de la véritable paix, la réfutation de quelques sophismos des Ariens, etc., -173, 174.
— 12" Commentaire sur les psaumes, 174-179. — Nous ne possédons pas le commentaire de tous les psaumes, 175. — Saint Hilaire soutient ([uo tous les psaumes ne sont [las do David, que co fut Esdras qui le premier les réunit en un volume, 170. — Détails sur le commentaire de quelques psaumes, 177, 178.
— B — Er.niTS uui ne nous sont pas PARVEMs (le catalogue on est dressé d'après saint Jérôme), \", 179-185.
— l'Opuscule adressé à Sallustc, préfet des Gaules contre Dioscoro, 179.
— 2» Recueil d'Hymnes, 180.
— 3° Livre des mysth-es, inséré peutêtre dans les offices do l'Eglise et d'où le nom de notre saint aurait ilisparu.
— 4° Lettres à diverses jiersonnes.
11 no nous en reste qu'une seule écrite à sa fdle. On en a trouvé d'autres, mais elles ne peuvent être attribuées à saint Iliiairo, iliid.
— 5" Traités snr Joli, que l'on jionsw traduits d'Origèno, 181-183.
— G" Sur le Cantique des Cantiquis,
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TAHt.E (lENKRALE
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— 7" Ouvrairo Sur le nombre impair.
On lui en a faussement attribué un autre sui- le mémo sujet, (|ui est de saint Cyprien, 184.
— 8" Sur le Pentalciique
9" Explication il'uue des épîtres de saint Paul à Timothée (?), ibid.
— 10° Trithème lui en attribue d autres qui n'ont probablement jamais existé, 185.
G OuVr.AOES I^VUSSEMENT ATïm-
liL'ÉS A SAINT HiLAinE, l", 'ISÎJ-IST.
— 1" Poème sur la Genèse, 185.
— 2° Poème sur le martyre des sept Macbabées, 186.
— 3° Traité de l'unité et de l'essence du Père tt du Fils, ibid.
— 4° Fraijraent do sermon, 18C.
— 5" Lettres à saint Augustin, ibid.
— D — Editions des ueiyees de SAINT HiLAiRE, I», 459 4G1, 19119i.
§ TIT. Sa mauière d'écrire, son érudition et sa doctrine, i", 187-191.
— Style concis et nerveux ; expressions nobles et éner^siques ; justesse dans les pensées ; force dans les raisonnements, descriptions vives, beaucoup do sens critique : tel est le caractère de saint Hilaire, 187. — Son éloquence vantée par saint Jérôme et saint Sidoine, 187, 188. — Saint Hilaire semble avoir su quelque peu d'hébreu; il étudia la langue grecque avec assez de succès, ISS. - Il sut faire servir ses connais-sances dans la littérature profane à l'édification de l'Eglise et mériter ainsi le titre de Pèreet Docteur de l'Eglise, 188, 189. — Sa théologie est des plus élevées. — Personne n'a mieux |)arlé que lui sur le mystère de la Trinité, sur les attributs divins ainsi que sur la consubstanlialilé du Verbe, etc.
189, 190. — Sa morale est aussi exacte que sa théologie. Ses écrits au concile de Rome (494) sont mis •sur le même rang que ceux de saint Cyprien, de saint Athanase, etc,, 190.
— Erreurs qui ont été faussement reprochées à saint Hilaire, 191. — (Voyez Histoire des auteurs sacrés el ecclés., par dom CeiUicr, iv, 1-89, r.66-57G; ix, 485 'i9il; xi, 306, /il2;
I 10, 481 ; xnr, 170 et 455.)
HILAIRE (saint), évèiiue d'Arles (mort le 5 mai 449J, ii, 262-275.
?; I". Sa vie, 262-208.
— On ignore le lieu précis de sa naissance; c'était probablement dans l'ancienne Belgique, 262. — Il était de la famille de saint Honorât, son prédécesseur sur le siège d'Arles, ibid. — Son éducation ; sa conversion. D'abord moine à Lerins, il est ordonné évé([ue d'Arles en 429, 157.
262, 263. — Sa conduite dans l'épiscopat : son talent particulier [lour la prédication, 263. — Sa générosité envers les pauvres et les captifs. 263, 204. — Il préside le concile de Riez (439), celui d'Orange (44i;, celui de Vaison (442), et le troisième d'Arle.'i (443), 264. — Son rôle au concile de Besancon (444) : il y l'ait déposer Quelidoine, évoque de cette ville; celui-ci se pourvoit en cour de Rome, 242-244, 264. — Rétablissement do Quelidoine sur son siège épiscopal.
Voyage de saint Hilaire d'Arles à Rome en cette occasion. Saint Hilaire est condamné par le pape saint Léon et l'empereur Valentinien III (445\ 265. — Doctrine de saint Hilaire sur la grâce et la prédestination. Plusieurs l'accusent à tort de semipélagianisme; en effet, il condamne celte liéré,-ie dans ses ouvrages et se soumet en tout à l'autorité de saint Augustin, 274, 275. — Mort de saint Hilaire d'Arles (5 mai 4491. Son éloge fait par les écrivains célèbres de son siècle : son épitaphe (citation). 266, 267. — Sa l'iV, écrite par saint Honorât de Marseille (':') (après 4611 avec une grande exactitude, 645-
§ II. Ses écrits :
— A — Ol'VIIAGES UUl NOUS SONT l'AIÎ-