IV. I»l»er
LAMBERT, moine de Pouthière, écolàlre (le celti^ abbaye (■'■ vit» 930), v, 38, 39; VI, 222-224. — 11 nous reste
de lui : 1" un petit traité pour répondre à diverses difflcultés d'accentuation: 2" des notes grammaticales sur le Psautier; 3° l'éiiitaphe de Thierri, fondateur de Pouthière, vi, 223.
LAMBERT, professeur de belles lettres à Orléans, disciple de saint Fidbertde Chartres, vu, 15 . vu, 24.
"LAMBERT, disciple de saint Bruno, puis moine et abbé do Poutières, abbaye de l'ordre de saint Benoît, au diocèse de Langres (■;- en 1118), i, 251. — ^11 nous reste une lettre de
LAMBERT , compagnon de saint Bruno, prieur de la chartreuse de S^uillace (1119-25 août 1125), xi, 14. - Il nous reste de lui quelques statuts donnés aux cénobites de >Ientaure, 15.
LAMBERT DE LIÈGE , moine de Saint-Mathias de Trêves (XIP s.), auteur d'une Histoire de la découverte des reliques de saint Mathias (1127), et de plusieurs autres écrits qui ne nous sont point parvenus, viii, 10; XII, 533, 534.
LAMBERT, moine de Saint-Laurent de Liège (XIP s.), auteur d'an Poème sur le Cycle pascal, xii, 529.
' LAMBERT DE LIÈGE, auteur d'une traduction française de la Vie de .sainte Batlnlde (XII" s.), xiii, 114.
'LAMBERT LE BÈGUE, prêtre de Liège, instituteur des Béguines (-f en
§ P': Sa vie, 402-405.
— Homme d'une littérature médiocre, mais d'une granle innocence de mœurs, Lambert s'élève avec force contre la corruption du clergé de Liège, 402. — Des jiorsonnes qu'il convertit, il forme deux congrégations religieuses : l'une de femmes, connue suus le nom de Béguines ; l'autre d'hommes, sous le nom de Béguards. 403. — Le clergé, sourd aux prédications de Lambert, l'accuse auprès lie l'évèque de Liège, Raoul de Zi'ringhen, qui le fait emprisonner.
LAM DE L'HISTOIRE LITTÉRAIRE. LAN
ibid. — Sorti de prison, il va demander justice au pape et l'obtient; il meurt à son retour de Rome (octobre j 1187 et non 1177), 104, 405.
S II. Ses écrits, XIV, 405-410.
— Gilles d'Orval atteste que Lambert traduisit en langue vulgaire les Actes des apôtres, 403, 405. — Le moine Albéric lui attr bue également la traduction précédente , celles de |)lusieurs vies de saints, un ouvrage intitulé AiUigraphum , une table ou calendr.er qu'on nomme la Table de Lambert, et beaucqup d'autres livres.
dont aucun ne nous est parvenu.
405. -- L'abbé Lebeuf croit pouvoir lui attribuer une traduction française de la vie de sainte Bathilde, 405,
406. — Quant à V Auligraphum, il nous reste un manuscrit portant ce titre, mais il est attribué à Pierre : c'est une réponse à la lettre d'un nommé Lambert, curé do Teux. Traduction française de cette lettre, 406-
LAMBERT WATERLOS, chanoine régulier de Saint-Aubert de Cambrai (fin du XII" s.', XIV, 596-597. — Il nous reste de lui un long fragment d'une Chronique de Cambrai [\.\(>Ç)- 1170) 597.
LAMBERT, prêtre ou curé de Teux, près de Francbimont, au diocèse de Liège ((in du XII" s.), xiv, 406. — Sa lettre à Pierre, autour de VAulisrap/ium; traduction française de cette lettre, 407-410.
" LAMBERT LE PETIT , moine de Saint-Jacques à Liège (f en 1194), auteur d'une chronique de 988 à 1194, XV, 85, 86.
■ LAMBERT, moine de Saint-Vaast d'Arras (fin du XIP s.), xv, 93-95.
— Il est l'auteur d'un poëme sur les offices divins du cours de l'année, 93, 94. — On lui attribue encore un ouvrage manuscrit intitulé Rilhmi in universti Diblia, 97.
* LAMBERT LICORS, ou le Court, poète français de la fin XII" s., né à Ch;Vteaudun, XV, 1 1 9-127. — Il est l'auteur du poème, ou roman en vers, in-
titulé : Alexandre le Grand, continué par Ale.xandre de Paris, 119, 163- 179. — Les vers de ce poème sont de douze syllabes, mesure alors trèspeu en usage, 119. — Analyse et extraits de ce roman, I2I-1-23, 163- 179. — Titres des huit chapitres qui composent ce poëme, 120, 121.
— Ce poème, prétendu historique « trest de latin » , est un roman rempli de fables; c'est un tissu des actions de la vie d'Alexandre entremêlées aux événements de notre histoire vers la lin du XIP s., 121.
' LAMPRIDB, poète et orateur (mort en 479), H, 494-498. — Quelques critiques ont eu letort de vouloir distinguer Lainpride l'orateur de Lampride le poète, -197. — Lampride fleurit à Bordeaux , qui était peut-être sa ville natale, 494.. 495. — Son .séjour à la cour du roi Euric fait craindre qu'il n'ait embrassé l'arianisme, 495 , 496. — Ses relations avec saint Sidoine , 495. — Il meurt étranglé par sis gens dans sa maison (479), ibid. — Eloge de son éloquence et de son grand talent pour la poésie, 496, 497. — Son portrait tracé par saint Sidoine (citation) LANCELOT DE LA CUARËTTE, l'un des principaux romans de la « Table- Ronde » , commencé en 1190 par Chrestirn de Troyes et achevé par GoJefroi de Leingni; analyse et extraits, XV, 255-264.
LANCELOT DU LAC, roman eu prose du XV'" s., XV, 254. — Première version en prose française, par Gau- • lier Map (fin du XIP s.', xv, 496, 487. — Dill'èren tes éditions de ce roman, 499.
LANDALEN, évêque de Vienne. En 644, il assiste au concile de Chalonsur-Saône, III, 561.
LANDEBERT (i^ainl), évêque de Maè.stricht (Vil- s.), m, 433. Voyez Lambert (saint) .
LANDELIN (saint), abbé, fonlatourde plusieurs monastères (y vers 686 ou 707), III, 434, 450. — Différents documents sur la Vit de saint Landrlin, composés avant le XIII" siècle ; 1° Vie de saint Lambert, écrite par
LAN
TABLE GÉNÉRALE
LAN
deux anonymes du VHP s., iv, 70, 7 1 ; — 2° Poëme assez mauvais sur la vie de ce saint, par Hériger, abljé de Laubes (fin du X' s.), vu, 203;
— 3° Vie de saint Landelin, par Philippe de Harveng (XIP s.), (J'après d'anciennes légem.'es de ce saint, XIV, 290. 291.
LANDEVENEC, monastère au diocèse de Quimpei'. — Son fondateur et premier abbé : saint Guingalois (vers le commencement du Yl' siècle), m, 183 ; V, 62G. — Grands hommes qui en sont sortis au IX" s.: Gurdis-tin, Clément, Wrmonoc, iv, 249, 250.
LANDOALD (saint), et ses compagnons. — Histoire de leur vie et de la translation de leurs reliques (979), par Hériger, abbé de Laubes, et deux anonymes, vu, 203-205.
LANDRADE (sainte) , première abbesse de Bilsen ou Belise, au diocèse de Liège. — Sa l.éijcnde, par Thierri, abbé de Saint-Tron (fin du XI^ s.), IX, 3i 1-343.
LANDRl (saint), évoque de Metz(?), VIP s. — Sa Vïf, par un anonyme de la fin du IX>- s., v, 679.
LANDRl de Vxialanio (de Valogne), auteur de plusii^urs traductions • de latin en roman » (XIP s.), x, 560, 561 ; XV, 501.
LANDULFE le Jeune, historien de Milan, élève de l'école de Paris (1103J, IX, 75.
' LANFRANC (le bienheureux), archevêque (le Cantorbéry (XP s.), viii, 260-305.
§ P'. Sa vie, 260-277.
— Sa naissance à Pavie d'une famille distinguée (vers 1005), 260. — Son éducation • après avoir étudié l'éloquence et la jurisprudence à Bologne, il vient les enseigner lui-même à Favie, vu, 151; vin, 261. — Sa réputation ; son arrivée en France, VIII, 261. — Il renonce au monde, et embrasse la profession monastique à l'abbaye du Bec (1042); 262. — Etabli prieur de la maison, il y ouvre une école par ordre de son abbé (1045); célébrité de cette école, on y accourt de toutes parts, ibid. — Ses travaux pour perfectionner la dialec-
tique, VII, 131. — Son goût pour la bonne et saine critique, vu, 117. — Jalousie de Bérenger, professeur à Tours; lettre do celui-ci à La n franc ; Lanfranc est accusé de tremper dans les erreurs de Bérenger; son voyage à Rome (1050), sa justification, vin, 263. — Son retour en France; il devient le princiiial conseiller de Guillaume le Biiard , 264. — Second voyage à Rome afin de faire valider le mariage de Guillaume avec Mathilde, parente de ce prince : il réussit dans sa mission; l'interdit jeté sur la Normandie par le pape Nicolas II est levé, ibid. — Son zèle pour la défense de la vérité contre l'hérétique Bérenger, 265. — H est établi abbé de Saint-Etienne de Caen (1063), 266. — En 1067, il refuse l'archevêché de Rouen qui lui e^t oft'ert, 267.
— Son élévation sur le siège archié- [jiscopal de Cambrai (1070), 268. — Sa sollicitude pastorale pour rétablir la discipline ; établissements pieux fondés par Lanfranc, 269. — Son voyage à Rome (1(171), pour obtenir le paliium, 270. — Son ditVérend avec l'archevêque d'York au sujet de la primatie : concile tenu à ce sujet en 1072 à "Winchester : la cause est jugée en faveur de Cantorbéry, 271.
— Son crédit auprès de Guillaume, roi d'Angleterre ; conciles présidés par Lanfranc, 272. — Dans le schisme qui divise l'Eglise au temps du pape Grégoire Vil, Lanfranc reste toujours attaché à ce pontife, 272 , 273. — Son voyage en Normandie pour des affaires d'Etat (1077); visite qu'il fit au Bec : dédicace de ce monastère (23 octobre), 273, 274. — Son retour en Angleterre; sacre de GuiTaume le Roux à Westminster (29 septembre 1087), 274. - Sa mort (28 mai 1089) ; son épitaphe (citation), 275. — Ses disciples; ses historiens, 276. — Poëme lugubre sur sa mort par saint Anselme (fin du XP s.), IX, 441. — Sa Vie, suivie de trois épitaphes par Milon Crispin, moine du Bec (■'■ vers 1150'!, xii, 333-335.
§ H. Ses écrits '.
— A — Ouvrages qui sont parvenus
LAN DE L'HISTOIRE LITTÉRAIRE. LAN
jusqu'à nous, VIII , 277 - 294.
— 1° Commentaire sur toutes les épitres de saint Paul. Le commentaire que dom Luc d'Acheri attribue à Lanfranc, ne lui appartient pas, mais il en composa un autre, 277, 278.
— 2" Le plus célèbre et le plus imporlant de ses ouvrages est, sans contre.iit, son Traite du corps et du sang de J.-C, contre Bérenp;er, 278-287.
— Discussion sur la date à laquelle cet ouvrage a été composé ( vers 1079), 279-281. — Cet écrit est divisé en vingt-trois chapitres ; l'auteur s'y propose de réfuter la fausse doctrine de Bérenger et d'établir la commune croyance de l'Eglise touchant l'Eucharistie, 282. — Lanfranc y parle spécialement de la conduite de Bérenger, de sa mauvaise foi, de ses variations, de ses calomnies, de la faiblesse de ses objections ; analyse détaillée de tout l'ouvrage, 283-285.
— Ses éditions, 286. — Il écrivit plusieurs autres ouvrages contre le même Bérenger, qui ne ndus sont point parvenus, 279, 280.
— 3° Lanfranc s'appliquait souvent à corriger les exemplaires de la Bible, des ouvrages des Pères et autres livres ecclésiastiques. Il nous en reste un as.-ez grand nombre corrigés et annotés de sa main, 287, 288.
— 4° Recueil de statuts, qui contiennent les usages des moines de l'onlre de saint Benoît établis dans les monastèies et les églises cathédrales, 288-290. — Ils concernent spécialement l'oUlce divin, la manière de le célébrer suivant les temps, les fêtes qu'on doit solonniser et comment, 288, 289. — La préface est fort belle et la seule partie de l'ouvrage qui soit restée intacte, 289, 290. — Ces statuts ont subi, par la suite, diverses altérations et des additions considérables, 290.
— 5° Ses Lettres au nombre de soixante; notice sur chacune d'elles, 290, 292.
— 6° Fragment d'un discours prononcé en 1072 au concile de Winchester pour défendra, son droit de primatie contre l'église d'York, 292.
— 7° Traité De celanda confessione .
On ne trouve point dans cet écrit la
manière de penser ni les beautés du style de Lanfranc, 292, 293.
— 8" Traité ascétique excellent, 293.
— 9° On lui attriljue encore les actes des dill'érents conciles d'Angleterre qu'il présida. 293, 294.
— B — Ouvrages perdus ou supposés, viii, 294-299.
— 1° Commentaire sur les Psaumes,
— 2° Histoire de l'Eglise, 295.
— 3° Histoire de Guillaume le Conquérant, 295, 29G.
— 4° Plusieurs écrits contre les erreurs de Bérenger, 296, 297.
— 5" Recueil de Sentences choisies des lois ou du droit alors en usage dans son pay.s 297.
— 6" Vie de saint Ëlfégc, archevêque de Canlorhénj, 297.
— 7" Ecrit intitulé Elucidarium qui n'est autre chose que le commentaire sur saint Paul, 297.
— 8° Lanfrancus et D. Atiguslinus super quiisdam Pauli epistolas , Apocalypsim et Cantica Canticorum ; un seul manuscrit fait mention de cet ouvrage, 297, 298.
— 9" De diiH'rsis casibus missœ ; cet écrit appartient plutôt à Osmond, évoque de Salisbury. 298.
— 10° Consueludinarium Ecclesix; ce n'est pas autre chose que le livre des offices divins d'Osmond, ou la première partie dos statuts de Lanfranc, ibid.
■ — 11° Autres écrits qui lui ont été attribués par erreur ou sans preuves,
— Son ÉnuDiTiON, sa doctrine, sa manière d'écrire, viii, 299-305.
— Caractère de la révolution tliéologique et philosophique opérée par Lanfranc, vu, 76-79. — On peut le regarder comme le père de la théologie scholastique, vu, 146-149: viii, 304. — Il passe pour l'homme le plus savant de son éiio([ue, « vir divinx simul et humanx Irgis perilissimus, »
300. — Son habileté dans les belleslettres, la dialectique et la jurisprudence, 300. 30 1. — Quant à la science ecclésia-stique, il ne s'y livre ([ue dans la di>rnière partie de sa vie et en aci|uicrt cepcMulanl une con-
LAN
TABLE GÉNÉRALE
LAN
naissance solide el éclairée, 302. — Pureté de sa doctrine quant au dogme, à la morale et à la discipline, 302, 303. — Son style est grave, net, précis, simple et noble; ses pensées justes, ses raisonnements forts el pressants, 304. — (Voyez Histoire des auteurs sacrés el ecclôs., par dom Ceillier, XIII, 165 et s., 246, 290, 440- 459.1 LANFRIDE, l'un des plus habiles architectes duXP s., vu, I3'.l.
* LANFROI, abhp de Moissac (VHP s.).
— Il obtient du roi Pépin le Bref les reli(jues de saint Auslremoine (764) et écrit la relation de celte tran.slation, IV, 716.
LANGHES. — Saint Bénigne y annonce l'Evangile, i", 225. — Ecole de Langres au X^ s., vi, 44 ; — au XP s., vil. 32. — Eloge de cimi évèques de Lanijres dans le nécrologo de Saint-Bénigne de Dijon, .x, 404.
— Liste des évèques de Langres dont la biogr.iphie se trouve dans l'Histoire littéraire de la France : — Isaac (855- 880), V, 528-530; — Brunon (981- 1016), VU, 232-234; - Hugues (1031-1051), VII, 438-443; — Rainard (1065-1085), viii, 125-132; — Robert (1085-11101, i.x, 510-513; — Godefroi (1139-1163), xui, 349-353;
— Gaucelin de Montpeyroux il 160- 1187), XIV, 399-401.