‹ Histoire littéraire de la FranceChapitre 493 sur 613 · II. Ses écrits, XIV · texte numérisé non relu

II. Ses écrits, XIV

— 1° Ses Lettres, au nombre de vingt et une ; elles roulent presque toutes sur des matières thèulogiques ; notice sur chacune d'elles, 273-282.

— La plupart de ces lettres ne portent que le simple nom de celui à qui elles sont adressées, 27.1. — Ceux à qui ces lettres sont adressées sont pour la plupart inconnus, xiv, 278-

282. — Lettres à saint Bernard et au pape Eugène III, 278, 279.

— 2° Commentaire sur le Cantique des Cantiques, 282, 283. •

— 3" Moralités sur le Cantique des Cantiques, commentaire rempli d'allégories et des plus singulières. Il est au moins douteux que cet écrit appartienne à Philippe do Ilarvene,

— 4° Opuscule intitulé Itcsponsio de salute primi hominis, 284.

— 5° Responsio de damnatione Salomonis, 284, 285.

— 6" Dans le traité De dignitatc ctcl'icorum, Philippe réjjond à la ques-

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TABLE GÉNÉRALE

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tion de savoir lequel des deux états, des clercs ou des moines, est le plus relevé dans l'Eglise. Analyse de cet écrit; on y trouve des traits assez curieux sur les clercs et les moines de ce temi)S-là, 285-288.

— La plupart des vies de saints qui suivent ne sont que retouchées par notre auteur :

— 7° Vie de saint Augustin, évêque d'Hxpfone, 289.

— 8" Histoire du martyre de S. Sauve, d'après d'anciens actes, 289, 290.

— 9" Légende de saint Foillan, martyr ; c'est la traduction en prose d'un poëme sur la vie de ce saint, 290.

- 10» Vie de saint Guilain, d'après d'anciennes légendes, ibid.

— Il" Vie de saint Landelin, abbé de Cr^pin, 290, 291.

— Ai" Vie de sainte Ode, vierge (f le 20 avril 1158). C'est la seule vie de saint dont Philippe soit vraiment auteur original, 291.

— 1 i" Ses Poésies. De toutes celles qu'on lui attribue, il n'y en a aucune qu'on ne puisse lui contester, 292. — Examen critique des vingt-sept pièces de vers qui lui sont altrii)uées à tort; la plupart appartiennent à Hildebert (lu Mans, 292-295. — Ce recueil se termine par des logogryphes et des énigmes, 294, 295.

— On ne peut nier l'érudition de Philippe de Harveng, mais on peut lui reprocher un usage trop fréquent des allégories. Son style est chargé de consonnances et très-afl'ecté, 295.

— (Voyez Flistoire des aideurs sacrés et ecdés., par dom Ceillier, xiv, 683- 685.)

PHILIPPE, abbé de l'Aumône (f vers

— Il a été quelquefois confondu avec Harveng, abbé de Bonne-Espérance, et avec Philippe, archevêque de Tarente, 166. — En H46. il accompagne saint Bernard allant prêcher la croisade en Allemagne, 167, — D'abord archidiacre de Liège, il devient ensuite prieur de Clairvaux (11531, puis ablié de r.4umône (1156), 168.

— Sa mort vers 11 80, ibid.

§ II. Ses écrits, xiv, 168-179.

— 1° Relation des miracles de saint Bernard. 168, 169.

— 2° Recueil de ses Lettres au nombre de trente-cinq environ : notice sur chacune d'elles, 1G9-17 7.

— 3° Vie de saint Amand, évêque de Maëstricht, 177, 178.

■ V. nivers.

■ PHILIPPE DE THAN, poète anglonormanil (XII" s.), xni, GO-62. — Philippe de Than (Than à trois lieues de Caenl, et non Philipije de Thaùn ou de Touars, comme l'ont prétendu les premiers auteurs de l'Histoire litléraire (Ginguené), x, 563; xiii, 60.

Ses écrits :

-:— 1° Liber de crealuris : c'est un traité chronologique en vers français sur tout ce qui sert à la connaissance du comput ecclésiastique, xiii, 60, 61.

— 2" Hestiarius : c'est un traité en vers sur les animaux, les oiseaux et les pierres précieuses, x, 563, 564; XIII, 61. — Les vers de Philippe sont de petits vers de six syllabes à rime plate : citation de quelques-uns de ces vers, xiii, 61, 62.

• PHILIPl'E de Navarre (XIP s.l, jurisconsulte, l'un des rédacteurs des assises de Jérusalem, xiii, 94-96.

PHILIPPE LE BEL, curé de Luzarches (XYII" s.), auteur d'une traduction française des teuvres de saint Bernard, XIV, 443.

PHILIPPE DEMONGARDIN, homme de lettres (lin du XIP s.), xv, 502.

PHILIPPOPLE. Conciliabule tenu en cette ville (347). Lettre synodale de ce conciliabule, i", 172.

PHILOLOGIE. — Liste des termes latins employés au IX" s. pour exprimer les membres du corps humain, par Walafride Strabon, v, 74, 75.

PHILOMELA, roman ijrovenral du XII" s., VI. 13, 685. — Ce roman, malgré l'opinion de dom Rivet qui le rapporte au X* s., appartient au XIIP

s., VII, J'.rxiii, l.Tviii-Ui , 691.

PHILON, juif, homme d'érudition. — Saint Ainbroise a beaucoup puisé dans ses écrits, i^, 406.

PHI DE L'HISTOIRE LITTÉRAIHE. PHI

PHILOSOPHIE. — Nous diviserons cet article ainsi qu'il suit :

1° Histoire de la philosophie en France depuis les temps les plus reculés jusqu'au XIII' siècle ;

2° Liste par ordre chronologique des principaux écrits philosophiques composés en France avant le XIIP sifecle ;

3° Liste par ordre chronologique des philosophes ayant vécu en France à la même époque;

4° Même liste par ordre alphabétique.

I. Hltitolro de la pliiloNophlc en France ilepuia le» c<-nips les plus recale» jnsqirau XIII' Niècle.

— Les Gaulois n'ont point eniprunlé leur philosophie aux peuples de l'Orient, avec lesquels ils n'ont eu aucun rapport; ils l'ont conservée des anciens patriarches (?),!•, 9-10. — Les premiers philosophes des Gaulois sont les druides, i», 10. — Suivant Clément d'Alexandrie, la philosophie des Gaulois est plus ancienne que celle des Grecs, et celle des Grecs plus ancienne que celle des Romains, i*, 10. — Emprunts que la philosophie des Grecs et des Romains fit à celle des Gaulois, i*, 10, 11. — Vers l'an 94, l'empereur Domitien puhlia un édit contre tous les philosophes qui, chassés de Rome, se réfagient dans les provinces voisines, dans les Gaules surtout, 1» , 138. — On ne rencontre cependant aucun professeur de philosophie dans les Gaules aux premiers siècles, i», 13. — Différentes sectes philosophiques existant à cette époque : secte des Académiciens, secte

des Pyrrhoniens, etc., i* , 266.

L'étude de la philosophie est complètement abandonnée à iiartir du V s., c'est-à-dire après l'installation des barbares dans les Gaules, ii, 30; m, 2.

— Les quelques traités philosophiques (jui nous restent du IX' s. nous montrent quelle était la tendance des philosophes à cette époque, iv, 275.

— Au Xc siècle et même au XI" jusqu'à saint Anselme, la philosophie ne se compose que d'une seule partie, de la dialectique ou logique, vi, 64-66; vil, 133. — Son porl'ectionnenienl

pur Lanfranc et saint Anselme, vu, 77-79. — On commence à donner des leçons de morale et de physique, VII, 133. — La métaphysique reste inconnue jusqu'à saint Anselme, vu, 133. — Querelle des Réalistes et des Nominaux au XI" s., vu, 96-104.

— La philosophie est la science le plus étudiée au XIP siècle, ix, 183.

— On ne reconnaît que trois parties dans celte science : la logique ou dialectique, la morale et la physique.

On cultive presque exclusivement la dialectique, en suivant celle d'Aristote, IX, 22, 183. —On cultive aussi la morale, mais on la cultive mal, ix, 188, 189. — Quant à la physique, les philosophes du X1I« s. n'en ont aucune notion, ix, 189, 190. — Saint Anselme ayant ressuscité la métaphysique au XP s., il est étonnant que les philosophes du XII° s. l'aient oubliée au point de ne pas même la compter entre les parties de la philosophie, IX, 190. — Obstacles aux j)rogrès de la philosophie : disputes entre les diverses sectes de philosophes : temps perdu dans des questions et des dispures inutiles, ix, 24, 186-188. —Philosophes célèbres du XIP s., IX, 185. Voyez Dialectique.

II. Table «les principaux écrits phllosoplilqui-M coiupuNés en France avant le XIII' siccio et parvenu* jusqu'it nous.

■ — Livres des délibéralions de Zachée chrétien et d'Apollonius philosophe, ouvrage en irois livres contenant en abrégé l'exposition de la morale chrétienne et des principaux dogmes du christianisme ; analyse. Evagre en est l'auteur, n, 122-128. — Principes de philosophie humaine et de philosophie chrétienne, par Alcuin (lin du VHP s.), IV, 318. — Traité de l'abbé Fridugise Sttr le néant el les ténèbres, ly. 514. — Œuvres philosophiques de saint Anselme : l"son Monologue, IX, 417; 2» autre traité métaphysique sur l'existence et les attributs de Dieu, intitulé lIpssAo-ctov, 417-419; 4° Traité de dialectique intitulé Du Grammairien, 427. — Philosophie morale de l'honnèle cl de futile, par Hildebert du Mans (f on 1134), xi, 360, 361. — Livres philosophiques

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de Hugues de Saint-Victor (f en H 41), XII, 60. — Abrégé de la philosophie de Dindime, par Hugues de Saint-Victor (f en 1141), xii, 54. — Ouvrages phiIoso[jhiques de Pierre Abailard, tous manuscrits : 1° Glossx Abxlardi in Topica ; 2" Pétri Peripatetici libri quatuor Calrgoriarum ; i" Pilri Peripatetici liber Divisionum ; 4° Liber Defensionum; 5° Analyticorum liber primus et secundus, m, 129; 6° Traclatus de intelltctibus ; 7" Physica Aristotelis; 8" Sermo de flfiieratione et corruptione ; 9° Pétri Abailardi in Porp/iy/'/i universalia, in prxdicamenla, in lihros Perihermenias :

{0° Scholarius : 11° De universalibus ri singularibus ad Vlivarium plium sKvm traclatus: \1° Pelri Abailardi Elliica, XII, 130. — De la philosophie du monde, traité par Honoré d'Autun (XII" s.); analyse de cet écrit, xii, 178-180. — Traité philosophique de Bernard de Chartres (XII° s.), xii, 267-27-2. — Ecrits philosophiques de Guillaume de Conches (f vers 1154) : 1° Magna de naluris phitosophia. XII, 457; — 2° De elemcnlis philosophie libri quatuor , 457-464 ; — i" Dragmnlicon philosophie, 464; — 4" Philosophia sccunda ; philosophia terlid, 4G5. — De nugis curinlium et vestigiis philosophorum, traité de Jean de Salisbury (7 en 1180), xiv, 98- 112. — Discussions sur les anciennes sectes philosophiques , par le même, xiv, 107. — Verbum abbrevialum ou Summa philosophij: , ou encore Summa de sugillalione vitiorum et commendatione, par Pierre le Chantre (fin du XIF s.), XV, 288-296.

— Voyez aussi chacun des noms portés à la table ci- dessous.

III. Taille par ordre clironologl<|ue dea pbllONoplii-.« ayant «ccii depui.<i les t<-in|>« li'n pEiiM rccult*N jusqu'au XIII' sli'cle.

— Avant J.-C. : Divitiac, i», 96.

— Premier siècle : Julius Gr.Tcinus, i» , 163;— /EbutiusLiberalis,i*,2l3.

— ir siècle : Favorin, i«, 265.

— IV" siècle : Népotien, 1" , 19 ; — Arbore, i», 58-60; — Hellesponce, I», 201-202.

— V s. ; Consence I", 11, 249 ; — Paiiade, 11, 297.

— 1X= s. : Alcuin, iv, 295-347 ; — Fridugise, iv, 512-515.

— XI" siècle : Lanfranc, archevêque de Cantorbéry, viti, 260-305 ; — Roscelin, clerc de Compiègne, ix, 358-369; — saint Anselme de Cantorbéry, IX, 398-405; — Odon, évéque de Cambrai, ix, 583-607.

— Xll" siècle : Guillaume de Champeaux, évèque de Châlons-surMarne, X, 307-316; — Hugues de Ribemont, XI, 113-115; — Hildebert, ' évèque du Mans, xi, 250-412; — Pierre Abailard, xii, 80-152; — Guillaume de Conches, xii, 455-466;

— Gilbert de la Porrée, xii, 466-476, •

— Othon de Frisingue, xiii, 268-286 ;

— Bernard et Thierry, xiii. 37 6-381;

— Simon de Poissy, xiv, 6-8 ; — Jean de Salisbury, xiv, 89-162; — Adam du Petit Pont, xiv, 189-191 ;

— Jean Sarrasin, xiv, 191-194 ; — Richard l'Evoque, xiv, 215-217; — Girard la Pucelle, .xiv, 301-304; — Godefioi, chanoine de Saint- Victor, XV, 69-85.

1V> Ttlème table par ordre alphabétique.

— Abailard (Pierre), xii, 80-152. — Adam du Petit-Pont, xir, 189-191.

— yEbutius Liberalis, 1*, 213. — Anselme (saint), ix, 398-465. —Arbore, I", 58-60. — Bernard, xiii,

. 376-381. — Consence, 11, 249. — Divitiac, I ' , 96. — Favorin, i * , 265.

— Gilbert de la Porrée, xii, 466- 476. — Girard la Pucelle, xiv, 301- 304. — Godefroi de Saint-Victor, XV, 69-85. — Graîcinus (Julius), i*, 163. — Guillaume de Champeaux, x, 307-316. — Guillaume de Conches, XII, 455-466. — Hellesponce, i", 201-202. — Hildebert, évèque du Mans, XI, 250-412. — Jean de Salisbury, XIV, 89-162. — Jean Sarrazin, XIV, 191-194. — Julius GrœCinus, I*, 163. — Lanfranc, viii, 260-305. — Liberalis (^Ebutius), i», 213. — Népotien, i», 19. — Odon, évoque de Cambrai, ix, 583-607. — Othon de Frisingue, xiii, 2G8-286.

— Palla.le, 11, 297. — Richard FEvèque, XIV, 215-217. — Roscelin, IX, 358-369. — Sarrazin (Jean), xiy, 191-194. — Simon de Poissy, xiv,

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