‹ Histoire littéraire de la grèce modernChapitre 33 sur 256 · Lwrt IL — Retour h la w · texte numérisé non relu

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Georges Constantinou publia, après Vlachoêf un nouveau dictionnaire en quatre langues, le grec-ancien, le grec-moderne, le latin et l'italien.

Vendotis, le fondateur d'une imprimerie grecque à Venise, qui, jusqu'à l'émancipation de la Grèce fut presque seule à alimenter sa littérature, est aussi l'auteur d'un dictionnaire^ fort incomplet encore, français, italien et grec, publié à Vienne, en 1790. Vendotis était im savant et un travailleur infatigable. Il a traduit Tïsaotf Marmontel^ Barthélémy et Robertson, — Les 15 livres des Métamorphoses d'Ovide ont été traduits, en prose,

par S p. Vlandis')*

Quelques rares travaux historiques peuvent aussi être signalés dans le cours du iS*" siècle.

Alexandre Helladius de Larisse en Thessalie a composé en Latin et a présenté au Czar Pierre le Grand un ouvrage sur F état de V église grecque^ contenant beaucoup de curieux détails sur la position de la Grèce à l'époque où il écrivait*).

An t. Catiphoris de Zante, professeur du Grec à Venise, a écrit en italien la biographie du même Empereur^). Elle fut traduite en Grec par Ath. Sciadas*). Lazaros est lauteur d*ime Chronologie des Princes de la Valachie et de la Moldavie; et P. Laponitziotis a traduit de l'Italien une histoire de la Crimée^).

") Ven. 1798. — ») Nuremberg, 17 14. — 1) Ven. 1736. — 4) 2 Vol. Ven. 1737. — s) Vienne, 1792.

ChapUre IV. — Autres auteurs, *] I

Jean Stanos publia en 6 volumes') une histoire de Byzance tirée des auteurs byzantins.

G. Sakellarius compila une archéologie grecque*), et commença la traduction de TAnacharsis de Barthélémy.

Anastase Michel de Philippople a traité de Tancienne mythologie des Slaves et de leur conversion au christianisme'). Il a aussi publié en grec une grammaire russe,

Mich. ScHENDOS, savant médecin, a écrit (1710J sur l'histoire et la topographie de la ville de Tomis sur la mer Noire.

Maxime de Callipolis sur l'Hellespont a publié des Mémoires d'un voyage en Europe*), ainsi qu'une traduction du nouveau Testament en grec Vulgaire*).

Joseph Mœsiodax est l'auteur d'une géographie math4matiqtÂe^)y ainsi que d'une traduction de l'italien de la morale de Muralorù

£n fait de philosophie^ Méthodius ANTHRAxrns de Janina, homme très -instruit, traduisit des ouvrages de Descartes et de Malesherbes^ et s'attira les censures de l'église. Anthimei Patriarche de Jérusalem, a publié des dialogues contre les théories de Copernic 7) ; Christo- DULE d'Acamanie, un traité sur la philosophie et sur son histoire^ puisé aux meilleurs ouvrages modernes^);

«) Ven. 1767. — a) Vienne, 1796. — 3) Moscou, 1796.

— 4) Amsterd. 1706. — 5) Halle, 1710. — 6) Vienne, 1781.

— 7) Vienne, 1797. — 8j Vienne, 1786.

72 Livre IL — Bêiawr à la vie, 1700—1800.

et J. TzANÉTOs, en grec et en fiançais, un livre contre le système d^Ocellus ')• Antoine de Byzance a tra* duit du latin une morale*\ qui a eu plusieurs éditions; et un abrégé de la philosophie de Locke sl été publié') sans nom d'auteur. La Géométrie de Carnet fut traduite du latin par D. Razis^).

Un anonyme a traduit plusieurs homélies de St. Jean-Chrysostome^ et les a publiées en deux grands volumes, sous le titre de *Nil ekarriant de Fort (iVec- Àoç /pfjûofipdaç)^).

A n t Stratégos de Crète, professeur au Musée hellénique de Padoue, a traduit de Titalien la Théorie des fièvres de Santorin^)\ et Céryque CHiERÉTis, médecin de Crète, a écrit une physiologie des cmimaux''). DosiTHÉE, Patriarche de Jérusalem, a composé en douze livres une chronologie ecclésiastique^ qui abonde en renseignements entassés avec peu de méthode. Elle fut publiée à Bucharest (17 15) par Chrysanthe^ le savant successeur de Tauteur au siège patriarcal.

Alexius TsETSis Spanos, grammairien distingué, cultivait aussi la philosophie et la Muse. H s'appliqua paiement à la science du droit, et fît en grec-moderne une traduction ^ Harménopoulos^ qui tint lieu de Code civil aux Grecs dans leurs litiges sous la dominati(Xi turque, lorsqu'ils avaient recours à l'arbitrage des évêques pour

») Vienne, 1787. — *) Ven. 1788. — î) Venise, 1796. — 4) Ven. 1787. — 5) Ven. 1750. — 6) Ven. iff4S. — 7) Ven.

Chapiire VI. — BeUêê-lêttres» 7$

se soustraire aux tribunaux ottomans. Cette traduction a continué d^être en usage jusqu'au jour où la Grèce, après sa délivrance, se donna une législation régulière.

La Poésie est, comme on peut s'y attendre, trèspauvrement représentée durant cette époque de décadence. C'est à peine si l'on peut honorer de ce nom le Miroir des Femmes de C. Dapontés de Scopélos, qui n'est qu'un recueil d'anecdotes, froid et sans verve, sur le mérite des femmes. Le même auteur a aussi chanté les saints en vers qui ne valent guère mieux'); mais il a écrit en prose une morale*), qui a plus de mérite que ses poèmes.

Le savant médecin D. Caracassés a composé en grec-ancien des poésies sur des sujets de médecine, et les a ensuite mises lui-même en latin').

Une composition poétique qui mérite quelques éloges est la Bosphoromachie de Momars, un Pérote, fiançais d'origine, un de ces étrangers domiciliés à Constantinople, qui ne savent le grec que par routine, et se donnent rarement la peine de compléter par une étude facile leurs notions dans la plus belle des langues. Son style est incorrect et négligé. Le poème lui-même, écrit en 17524), malgré des longueurs et des lieux communs, ne manque ni de grâce ni même d'inspiration. C est une description, souvent réussie, des deux rives du Bos-

t) Vcn. 1778. ■— ») Ven. 1770. - i) Vienne, 1795. — ♦) Venise, 2. édit 1792.

74 J^'«^« I^' — Retour h la vie, 1700—1800.

phore, qui se disputent la palme de la beauté, et où TEurope finit par dire à sa rivale: t Quand même tu serais la plus belle, c'est à moi que serait lavantage, car c'est moi qui te contemple, c

An t. Stratëgos a traduit en vers du dialecte Cretois la Batrachomyomachie^ et Michel Soummakis de 2^ante le Paaiorfido de Guarini'), dont une nouvelle et meilleure traduction, moitié en vers moitié en prose, a été faite par Georges N/ Soutsos*), le frère d'Alexandre, dernier Prince Phanariote de Valachie.

Georges Rizd le petit-fils d*Aiidronic Rangabé, et père de Jacques Rizo Rangabé, dont nous parlerons plus loin, a fait une traduction très -réussie de VAmitda du Tasse. La publication en a été anonyme').

Une description en vers du Mont Sinaï ^j, et quelques poésies diverses 5) de l'évêque de Paramythie Cassius, ne sont pas des œuvres que la Muse avouerait.

Les ouvrages en prose de la catégorie des belles^ lettres ne sont pas moins rares à cette époque. Ils con* sistent surtout en traductions, souvent très-médiocres, de quelques auteurs alors en vogue de la littérature italienne ou française, des œuvres de Bocace^ de Métastase^ de Goldom\ de Martnontely du >Robinsonc de Kampe^ du «traité sur la Grandeur et la décadence de Rome* de Montesquieu, de »ressai sur l'entendement de Locke^

«) Ven. 1658. — *) Ven. 1804. — I) Ven. 1745. — *) Ven. 1773- ~ 5> Ib- 1778.

ChapUrê VJ. — BeUes-leUres. 75

de Thistoire de RoUin^ etc. Le Prince N. Caradja a publié') une traduction de la table de Cébéa, philosophe de Thèbes, V Essai sur les mœurs et le Siècle de Louis XIV de Voltaire y et V Histoire de la conjuration des Espagnols contre Venise, Thomas de Rhode a traduit en prose les Elégies S Ovide et quelques pièces de Métastase^ et P. Lapantiziotis le Voyage de Cyrus*),

GeorgesN. Souxzo, que nous avons cité plus haut, a écrit en prose des pièces qu'il appelle dramatiques^ mais qui ne sont que des dialogues philosophiques et sociaux, dont tous les personnages sont symboliques ').

I) Vienne, 1792. — ») Deux Vol. Vienne, 1783. — î) Ven.

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