MÉDECINE
Nous avons dé^à fait observer que les sciences d'application n'étaient pas du domaine de la littérature de cette période. La Grèce possédait des médecins trèshabiles et très-instruits; mais ce n'est pas dans leur pays, privé d'universités, dliôpitaux, d'administration même, c'est aux grandes capitales de l'Europe civilisée, c'est dans les ouvrages de leurs grands professeurs qu'ils puisaient toute leur science. Dans leur propre langue ils devaient se contenter de ceux dllippocrate et de Galien. Aussi ne pouvons-nous citer en fait de livres traitant de médecine, qui aient été publiés dans cet espace de temps, qu'une «Diététiquec d'après Tiaêot^)^ une hiètoire de la médecine*) par Constantin Michel de Castorie; une hygiène, traduite du français par Vlandis'), livres destinés à l'usage populaire, ainsi qu'un traité sur les substances vénéneusesc de Demondi^ traduit de l'italien par G. Carouso de Corfou. UAniipanaeie^ ou traité sur les causes qui rendent les maladies incurables, et une traduction de tl' Anthologie médicalec de Mesger^ sont dues à la plume d'Anastase Georgiadés Lev- KiAS, un médecin dont les connaissances scientifiques n'étaient dépassées que par sa vaste érudition littéraire.
I) Vienne, 1785. — «) Venise, 1819. — i) Venise, 1810.
I o8 Livre IIL — Renaissance, — De X8Ô0 à 1821.
Denys Pyrrhus, de Thessalie, un médecin aussi, a publié ime pharmacopée, pour laquelle il s'était surtout servi du livre de Bruniatelli ').