‹ Histoire littéraire de la grèce modernChapitre 74 sur 256 · Chapitre L — lÀvrea didactiques · texte numérisé non relu

Chapitre L — lÀvrea didactiques

COUMAS en a composé un autre sur la base de celui de HeùnôTm

Un travail d'un mérite particulier est le dictionnaire grecanden grec-modeme du très-savant helléniste Charles ou Scarlatos Byzantios. Plus court que celui de Gazés, il lui est supérieur par la méthode non moins que par de précieux matériaux, dus à la vaste érudition de l'auteur, et par des remarques fort intéressantes sur la comparaison des deux idiomes (2 Vol. grand 8®). Un vocabulaire du même auteur, donnant en grec ancien les équivalents des mots les plus usuels du grec vulgaire, est une œuvre philologique, produit de sérieuses recherches, qui a beaucoup aidé à relever la langue et à l'en* richir.

Sophocle, professeur de Grec à l'université de Boston en Amérique a publié un riche dictionnaire du grec biblique.

Une dizaine de grammaires, de chrestomathies et de dictionnaires contribuent à faciliter l'étude du latin, qui, en Grèce, est tenue au second plan, celle du grec of&ant sous tous les rapports le principal intérêt pour l'éducation de la jetmesse. Le dictionnaire latin-grec de N. Ulrichs, ancien professeur de littérature latine à l'université d'Athènes, plus tard remanié et enrichi par son successeur Et. CouMANOUDÈs, est une œuvre capitale, dont le professeur Ch. PuLLius a donné im abrégé.

Parmi les dictionnaires des langues modernes nous

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devons une mention particulière à celui du français'),

composé par A. Samourcassi, homme d*un esprit brillant et d'une grande audition, auteur aussi d'une grammaire française, Nicolàedès Lèvadeus, médecin habile et littérateur de talent, et A. R. Rangabé. Le plus ancien dictionnaire français -grec, celui de ZalUciy méritait à peine ce nom. Ce fut dans ce nouvel ouvrage qu'on essaya pour la première fois de mesurer le grec moderne avec toute l'étendue d'une langue aussi vaste et aussi achevée que le français. Par un travail sans relâche de quatre ans, les trois collaborateurs ont mis à contribution les auteurs de l'antiquité pour y trouver de quoi rendre tous les mots et toutes les expressions d'un dictionnaire complet de la langue française, c'est à dire tous ceux qui servent à exprimer la totalité des idées des temps modernes. On conçoit de quelle importance cet ouvrage a dû être à une époque où la tendance principale de la littérature renaissante était de s'approprier par des traductions les meilleurs produits intellectuels des autres nations.

Après que ce dictionnaire eut paru, une foule d'autres en toute langue le suivirent. Leur rédaction ne présentait plus de difficultés, et n'exigeait qu'un travail mécanique. Les équivalents grecs des mots français une fois trouvés, il n'y avait qu'à substituer à ceux-ci les mots de toute autre langue pour en faire le dictionnaire. On

I) 2 Vol. 1842.

Chapiire L — Livres didactiques. I C JT

fit même de nouveaux dictionnaires français, basés sur le premier^ mais qui ne le valent pas. Ch. Bvzantios et A. Vlachos ont composé des dictionnaires qui expliquent le grec en français.

Un dictionnaire du turc, un autre de Thébreu, ont été publiés pour servir à Tétude des langues orientales.

Plus de dix nouvelles encyclopédies grecques contiennent des fragments choisis de la littérature ancienne, avec des notes. La plus en vogue est celle de A. R. Rangabé, en 3 volumes, que son auteur compléta plus tard en 5 volumes, en collaboration avec Ch. Byzantios. Le même a aussi publié une encyclopédie française en un gros volume, et G. Ralli et M. Zadès en ont composé d'autres. A Wolcke, Ulrichs et Cophiniotis on doit des encyclopédies laiines. Tous ces travaux, ainsi que plusieurs autres de même nature, offrent les textes nécessaires à l'enseignement, et dispensent de l'achat de volumineux auteurs, qui était autrefois tme des difficultés sérieuses de Tinstruction en Grèce.

Par les soins du gouvernement, un concours fut ouvert pour la rédaction des meilleurs livres didactiques destinés aux écoles publiques ; il était renouvelé tous les trois ans, et l'on obtenait ainsi l'uniformité de l'enseignement sans en exclure le progrès. C'est par ce procédé que des ouvrages élémentaires, tels que géographies, histoires de la Grèce, arithmétiques, catéchismes etc. ont été publiés en grand nombre. Ceux destinés aux écoles primaires sont en grande partie dûs à J. Coconis, un homme

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dune grande expérience, qui a pendant long- temps dirigé l'instruction primaire du pays, et a aussi écrit un excellent guide à l'usage des instituteurs.

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