PHILOLOGIE
Parmi les hommes qui se vouaient à Tétude des anciens, il y en eut qui produisirent des ouvrages d'un ordre supérieur aux livres d*enseignement.
CORAï a continué jusqu'à sa mort, arrivée en 1832, les éditions des classiques, toujours remarquables par la correction scrupuleuse du texte. Ses restaurations s appuient toujours sur d'ingénieuses hypothèses, qui font autorité parmi les savants; ses commentaires sont marqués au coin de la plus profonde érudition et de la plus saine critique.
N. D0UCA8, qui avait autrefois doté les écoles de ses éditions des Orateurs, de Thucydide, d'Arrhien et de plusieurs autres prosateurs, fit établir à Egine une imprimerie à ses frais, qu'il légua en mourant à son imprimeur A. Coroméla. Il y publia Homère, les poètes dramatiques, Théocrite et Pindare, accompagnés de paraphrases et de commentaires, dans lesquels cependant une critique sévère peut souvent trouver à redire. Un recueil de lettres qu'il composa en grec- ancien» et qui est compris dans la même édition, prouve sa profonde connaissance de l'idiome antique, qu'il maniait avec une rare élégance. Il épuisa toute sa fortune à l'impression de ces ouvrages, qu'il distribua gratuitement aux écoles de la Grèce et aux jeunes Grecs qui se livraient aux études.
D'autres savants se sont aussi voués à l'élaboration et à la publication de textes d'auteurs anciens: