Chapitre L ~ Philologie
G. M1STRIOTI8, professeur à Tuniversité, a publié les six premiers chants de V Iliade avec de nombreux commentaires, puisés les uns dans les scholiastes anciens, les autres dans les travaux des philologues modernes les plus renommés, et accompagnés de deux longues préfaces sur Homère, sur ses œuvres et sur son dialecte. Le même érudit a aussi donné tme édition soigneusement commentée de tGorgiasc et de » l'Apologie de Socrate< de Platon, et une autre >d^Antigone« de Sophocle,
BvTHOUCLAS (Bas. G.), docteur de l'université d'Athènes, a publié les deux premiers chants de V Odyssée^ avec des notes nombreuses.
Parmi les meilleures éditions, accompagnées de commentaires et d'introductions qui ont le mérite d'ouvrages originaux, comptent celles des principaux discours de Démostkènes par N. Vambas; des Olynthiaques par Bassiadés; des Phtlipptquea par N. Nicoclés; de »Philoctète* de Sophocle par L{*ontio8 Anastasiades ; >d'Hippolytec à!* Euripide par Zénevrakis; des tragédies de Sophocle par Misios (Arist P.), d^Hippocrate par le Dr. Rheinhold, un Allemand de naissance, naturalisé grec; une autre que prépare le savant médecin et naturaliste Callivoxhisès; de Gennadiue Scholarius par Minas Minoide; des Centons d'Homère par Pagon. On a aussi fait une édition conmiode et soignée d'une partie des œuvres de 8t. Jean Chryaoetome; et C. Triantaphylus a publié, avec Albert Grapputo, un volume
164 J^' Partie. — Livre L — Prosateurs.
d'Anecdotes (documents inédits) grecs, à Venise, où il est professeur de littérature ancienne.
L'imprimeur et lexicographe Garpolas a entrepris de compléter l'édition stéréotype des auteurs Grecs par Tauchnitz, en y ajoutant, au même format, celle des anciens êcholiastes, La mort a enlevé cet érudit à son travail utile, qui, en remplaçant les éditions rares ou dispendieusesi eût offert non seulement en Grèce, mais partout où Y on se livre aux études classiques, de très -grandes facilités. Les commentateurs d^Homère, d'Euripide, de Pindare, d'Isocrate et de Thucydide sont seuls sortis de ses presses. Le professeur D. Sémitélos a publié des Scholies inédites de Pindare^ trouvées «à Patmos par Térudit J. Sackélion. Un travail de sérieuse critique fit reconnaître à Sémitélos pour auteurs de la plupart de ces scholies Alex. Fortius et Tridinius.
En fait de grammaires du Grec ancien, celle de D. BERNARDAïas se distingue pour avoir été puisée aux meilleures sources de la science grammaticale des philologues modemes; et non moins par sa judicieuse méthode. La syntax/e de G. Assopius est le meilleur livre sur cette matière qui ait été écrit en grec moderne.
Plusieurs hommes de lettres ont en outre traduit en Grec moderne des ouvrages anciens. Nous proposant de parler ailleurs des traductions métriques de poètes, qui ont une portée ou une prétention littéraire plus élevée, nous nous bornons à citer ici quelques unes des principales traductions en prose, telles que celle d^Héro-