Chapitre L — Histoire de lÀttéraiure, I
qui se croyaient alors autorisés à prendre la plume, et la dégradation à laquelle la langue de Platon était tombée, et dont elle ne fut relevée que par les efforts d^ savants qui n'ont jamais cessé de la cultiver, et par la renaissance des Grecs à la liberté.
Un ouvrage plus étendu sur la littérature du moyenâge est celui de G. J. Zaviras, qui écrivait à la fm du siècle passé. Tout en laissant beaucoup à désirer soit sous le rapport de la critique, soit sous celui de la connaissance des faits, c'est un livre qui, publié à Athènes par le professeur Crémos en 1872, a enrichi la littérature par les matériaux qui y sont contenus.
Eleuth. Thomas a écrit ime brochure sur les hellénistes de Farts.
Un court essai du Dr. Deugalas de Santorin, et un discours du poète D. Vikellas, ainsi qu'une étude sur les auteurs Byzantins par le même, traitent de l'activité littéraire des Grecs avant leur renaissance. Mais tous ces travaux le cèdent en profondeur de style et en beauté d'exposition au cours de la littérature grecque moderne que J. Rizo Néroulos, le poète souvent cité, fit en français devant un auditoire choisi et enthousiaste à Genève, où l'auteiu: s'était réfugié au commencement de l'insurrection de son pays. Cet ouvrage a eu l'honneur d'tme traduction allemande.
Un ouvrage d'un grand mérite et accusant de vastes connaissances philologiques est Fessai d^une 'histoire de la langue grecque par le doctetur Mavrophrydés, dté
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plus haut, qui est mort au milieu de son activité littéraire, et avant qu'il n*ait mis la dernière main à son œuvre, consacrée à prouver l'identité du grec actuel avec la langue classique.
E. YÉMÉNiz, consul de Grèce à Lyon, a écrit un traité sur la poésie populaire de la Grèce moderne.
Deux discours de A. Vlachos sur P. Soutsos et sur Zalacosta et une biographie de ce dernier par S. Lam- PROS, une autre de Salomoa par P. Xiénos, sont les seuls ouvrages que nous puissions citer du domaine de la critique sur la littérature grecque des derniers temps, n nous est à peine permis de mettre en Ugne de compte les rapports des comités du concours poétique qui est jugé tous les ans à l'université d'Athènes; car quelquefois ces rapports eux-mêmes trouveraient à peine grâce devant une sévère critique.