Chapitre III. — A. R, Rangahé
avoir le droit. Nous devons au lecteur un tableau d'autant plus comi)let de ce qui a été écrit en Grèce, que le temps a manqué à ce petit pays depuis sa résurrection pour beaucoup écrire. Du reste ce n'est pas des hommes, c'est des œuvres que nous avons à parler, même de celles qui, à défaut de qualité, se recommandent à l'attention par la quantité. Cependant on comprend que dans ce chapitre nous nous placions à un point de vue beaucoup plus objectif et plus impartial que dans toutes les autres parties de cet ouvrage. Nous citerons les ouvrages, nous dirons ce qu'ils contiennent, mais nous nous abstiendrons de toute appréciation. L'éloge ne se trouvera pas au bout de notre plume ; on nous permettra de laisser à la critique des autres de formuler le blâme.
Alexandre Rizo Rangabé est fils de Jacque R. Rangabé, dont nous avons déjà parlé et qui nous occupera encore. Elève de Vardalachos et de Gennadius, il compléta ses études à l'école militaire et à l'université de Munich. Dans son pays il fut d'abord officier d'artillerie, plus tard conseiller au ministère de l'instruction publique et à celui de l'intérieur, professeur d'archéologie à l'université, ministre des affaires étrangères, député, et plus tard représentant de son pays auprès de différentes cours. Ses travaux littéraires correspondent aux diverses phases de sa carrière.
Rangabé, Littérature néo- hellénique. II.
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^O //. Partie. — Livre IL — Poètes.
Ouvrages didactiques et scientifiques.
A la position qu'il occupait au ministère de l'instruction publique se rattachent plusieurs livres d'enseignement que nous avons déjà cités. Tels sont une chrestomathie grecque^ avec se. Byzantios en 5 volumes ; une encyclo'pédie française., une grammaire du grec moderne en français; un dictionnaire français -grec conjointement avec deux autres collaborateurs; une Jiistoire de la Grèce ancienne. Il a aussi fait, en vue de l'éducation de la jeunesse, la traduction de quelques uns des livres pédagogiques de Kampe, tels que la Morale pour les enfants^ Rohinson Crusoé, la découverte de r Amérique.
Ses études militaires l'ont conduit à composer avec Ch. SouTSO la collection des problèmes mathématiques de Meyer Hirsch., dont il élabora le second volume, traitant de la géométrie.
Le fruit de ses études archéologiques est d'abord une histoire de Vart antique en 2 volumes avec un atlas de gravures. Posant en principe que le beau n'est que la conscience de l'harmonie de l'âme avec le monde extérieur , il trouve le peuple grec plus sensible que tout autre à cette harmonie. C'est en quoi il voit le triomphe de l'art grec, auquel il consacre le premier volume. Le second traite, avec moins d'étendue, de l'art romain, et de celui des peuples de l'Asie et de