Chapitre T. — Philologie. I
dote par A. Radinos, traduit aussi en italien par Emile TvPALDOS; de la Cyropédie de Xénoi)hon, par Varda- LACHOS, et du traité sur V équitation du même auteur par E. Chrysaphis, officier de gendarmerie ; de quek^ues unes des vies des hommes illustres de Flutarque , par J. NicoLAOu, et de toutes par A. R. Rangabé, en 10 volumes; à'' Homère^ de Thucydide et de quelques autres auteurs, par A. Scalidés; à^Jsocrate^ par le libraire Nadiris; »d'Oedipe-Roi« de Sophocle par G. Geroco- STOPULOS. Tous ces louables efforts, tendant à rendre les Grecs d'aujourd'hui plus familiers avec les œuvres de leurs ancêtres, sont rendus désormais presque superflus par le développement qu'a pris l'idiome moderne, et par sa tendance à se rapprocher du grec ancien.
Quelques savants se sont aussi occupés de traductions et d'annotations d'auteurs Latins. C'est ainsi que Eu st. LiviÉRACOS de Céphalonie a traduit V Enéide en prose; et Aristote Pantazis Missios, les trois premiers livres du même poème ; P. Constantinldés a publié, avec traduction et commentaire les odes ^Horace, Fabricius a traduit Cornélius Népos^ et les Catilinaires de Cicéron : le professeur Coupitori, quelques autres discours du même orateur et quelques livres de Salluste] A. Phatzéas, »Catilina« et »Jugurtha« de Salluste] C. Sakel- LAROPOULOS a publié une traduction, avec des notes, »de la guerre civile « par César^ et J. Dèmetriou a traduit la ^poétique<î: d^ Horace. Le professeur E. Castor- CHis et le professeur Cophiniotis ont publié une nou-
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velle grammaire, et le premier, une nouvelle Chrestomathie du Latin.
Parmi les doctes traducteurs, D. Galanos est digne d'une mention tout exceptionnelle. Né à Athènes en 1760, il fut appelé à l'âge de 26 ans à Calcutta par C. Pantazi, négociant grec qui y était établi, pour enseigner le grec-ancien à ses enfants et aux autres Hellènes que le commerce y avait attirés. Galanos s'adonna avec une grande ardeur à l'étude des langues orientales, et pour bien approfondir le Sanscrit, il prit l'habit d'un Brahmine, parcourut tout le pays, et se fixa enfin à Bénarés. Il traduisit plusieurs ouvrages du Sanscrit en Grec, comme le Valabaratah^ un abrégé jusque là inconnu, et très - volumineux lui-même, de l'interminable poème épique des Indes, le Mahabaratah; en outre le Chî'tapadaça, et quelques autres poèmes, et à sa mort, survenue en 1833, il légua ses traductions à la Grèce, dont le gouvernement les fit publier en 7 volumes, par les soins de G. Cozaki Typaldo, l'ancien directeur de la bibliothèque nationale. Le style de ces traductions est sec et peu flexible; mais leur valeur est grande, et elles classent Galanos parmi les indianistes les plus distingués. Il s'est aussi occupé de la grammaire et de la lexicographie Sanscrites, et en a légué les manuscrits à la bibliothèque d'Athènes. L'un de ces ouvrages est un vocabulaire synonymique de la plus grande importance, qui dénote une connaissance rare de la langue et de la littérature de l'Inde antique, et contient un très -grand