‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 101 sur 159 · Chapitre I. — Philologie. I · texte numérisé non relu

Chapitre I. — Philologie. I

nombre de mots qui s'y rencontrent pour la première fois, et qui ont (fté puisés à des ouvrages jusqu'ici inconnus de la littérature sanscrite.

Des travaux philologiques entièrement originaux méritent aussi de ne pas être passés sous silence: Le père Oeconomos, que nous avons vu tenir le premier rang parmi les orateurs ecclésiastiques avant la révolution, compte au nombre des philologues les plus productifs et les plus éminents de cette époque. Son ouvrage par lequel il réfute avec une vaste érudition, et par des arguments le plus souvent irrécusables, le système à^ Erasme sur la prononciation du Grec, et réhabilite presqu'en entier la manière de prononcer des grecs d'aujourd'hui, est écrit dans le goût de polémique un peu acerbe du moyen âge. Th. Papadémetracopoulos, dans le recueil périodique V Athénée (Athènes, 1874), et A. R. Rangabé dans une préface (en français) de sa gramm.aire française du grec, ont soutenu la même thèse. Dans son traité en trois volumes Sur Vafjinité du Slave et du Grec Oeconomos aborde et discute en maître les questions les plus ardues de la philologie ancienne, bien que ses arguments, un peu outrés quelquefois, et les conséquences qu'il en tire ne soient pas toujours invulnérables. Ses Grammatica sont une histoire lumineuse et savante du développement des lettres chez les anciens.

Th. M. Oeconomos, autre que le précédent, a com posé une dissertation sur le dialecte Tsaconique (des habitans actuels de l'Eleuthérolaconie), avec une gram-

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maire, un vocabulaire, des dialogues et des chants dans ce dialecte, que Thiersch avait déclaré antéhomérique. George Pantazldés a publié à Leipzig un traité remarquable sur le système des étymologies des langues sémitiques, et en particulier de la langue hébraïque.

G. Sèrujus, auteur d'un dictionnaire très-méthodique de V orthographe du grec, a en outre publié, sous le titre de Calliope.^ un traité sur Vart poétique. — Une dissertation sur le même sujet de S. Zampèlios, ayant pour titre: •bD'^ou vient le mot Tpayoudo)'^^ brille par la profondeur et la nouveauté des vues. •

Mavrophrydés de Trébizonte, un savant trop tôt enlevé aux lettres, a écrit une excellente étude sur la poésie élégiaque des anciens, et des notices sur l'esprit et les œuvres de Lucien. On lui doit aussi un recueil très-curieux de monuments inédits de la langue grecque au moyen âge. — C. Dragoumis a traité, dans une bonne monographie, des romanciers antiques.

Homère a été le sujet favori d'investigations de plu-, sieurs hommes de lettres. Le dictionnaire homérique du professeur J. Pantazidés n'est pas une simple reproduction de ce que d'autres savants ont dit sur la langue et l'archéologie d'Homère. L'auteur y a apporté la contribution de ses propres observations, dont quelques unes ont une valeur réelle. — P. Stavrinidés a aussi écrit un traité sur la langue homérique. — La question dite homérique, sur l'existence, l'identité et l'histoire des œuvres du grand poète a occupé G. Mistriotis, professeur de

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