‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 102 sur 159 · Chapitre I. — Philologie. I · texte numérisé non relu

Chapitre I. — Philologie. I

Littt^raturc à l'université d'Athènes, D. Thérianos, à Trieste, le professeur Valetta, qui a écrit sur la vie et les œuvres d'Homère, et A. Vlachos, érudit et poète. — Clé on R. Rangahé, fils de A. R. Rangabé, a traité de la vie privée aux temps homériques, tirée des témoignages du poète; et la jeune Marie Dimitsa a traduit la dissertation de F. Camboul sur les Femmes d? llointrc. — BouKiDÉs est auteur d'une grammaire homériqîie., ainsi que d'une grammaire fV Hérodote., d'après Abicht, et d'une introduction aux œuvres de l'historien. — Enfin J. C0MPOTHECRA a traduit de l'anglais la clef homérique.

Arist. Kyprianos, un jeune professeur, mort au milieu de son activité littéraire, a écrit un excellent traité critique sur Isocrate., pour prouver que les discours qui sont venus jusqu'à nous ne sont que de beaux exemples arrangés avec art pour élucider les préceptes de rhétorique qu'enseignait le grand orateur. Les arguments mis en avant par le jeune auteur sont fort ingénieux, et son style digne de son sujet. Il a aussi laissé une savante dissertation sur l'histoire grecque de Xénophon. — S. Pantazidés, autre que le sémitologue susmentionné, a bien mérité de la philologie par ses deux livres ^ Emendationum in Xenophontem7> \ — C. Cléanthés a publié une interprétation à 5 passages du <i:Gorgias» de Platon^ et le professeur Roussopoulos, une longue introduction à l'histoire de Thucydide. — A côté de ces travaux mérite d'être placé celui de Sol. NicoLAibES de

lyo II. Partie. — Livre I. — Prosateurs.

Chypre, sur Vesprit des anciens poètes, orateurs et philosophes.

Vardalachos et N. Vambas ont laissé des traités de rhétorique., et ce dernier aussi un travail sur l'éloquence ecclésiastique. — Ch. Pampoukis, S. Stamatelos, C. Stra- TOULÉs et en dernier lieu Em. Galanis, ont aussi écrit sur l'art de la parole. — Sur la métrique des anciens J. Benthylos a publié un livre, surtout emprunté aux philologues allemands, et A. R. Rangabé a dans un traité de métrique comparé la prosodie du grec-ancien à celle du grec-moderne.

Le Dr. Baphiadés a écrit un ouvrage sur le caractère et Vesprit de la langue grecque moderne\ le professeur Philippe Jean, sur r origine et la nature de cette langue., et P. Chiotis de Zante sur celle du dialecte vulgaire.

N. Chalkiopulos a traité le même sujet en Latin. Il intitule son travail: ^sur les altérations dialectiques du Néolocriquey> , comme il se plaît à appeler le grec moderne.

Une monographie de N. G. Pétalas sur le dialecte particulier de l'île de Théra, contient aussi un grand nombre de mots qui appartiennent à la langue commune, et ne se trouvent pas dans les dictionnaires.

Le savant médecin de Constantinople Etienne Cara- THÉODORi a dans une dissertation sur les lettres E I, inscrites sur le fronton du temple de Delphes, trouvé occasion de développer une immense érudition, et de

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donner du nombre Platonicjue une interprétation neuve et des plus ingénieuses. Son traité philologique sur les lettres de V alphabet dénote un vaste savoir et la plus pénétrante criticiue.

Le nombre Platonique a aussi occupé la sagacité de Minas Minoïde de Macédonie, l'éditeur de Gennadius, à qui appartient de même la gloire d'avoir découvert le manuscrit des fables de JBabrias^ et d'avoir été le premier à les publier. Les circonstances ne lui ont permis de livrer à la publicité qu' une partie de son savant travail sur le nombre., qui, écrit en grec littéral, prouve une profonde connaissance de la littérature ancienne, tout autant que des sciences mathématiques.

Le Docteur A. Paspati de Constantinople, ayant fait une étude approfondie des mœurs et de la langue des Bohémiens de la Turquie, leur a consacré un sérieux ouvrage en français, où il examine la question de leur origine, et se range de l'avis de ceux qui voient en eux une tribu expulsée des Indes. — A. Pykéor s'est de son côté occupé de la langue albanaise, qu'il considère, ainsi que le Dr. Rheinhold, comme l'ancien idiome Pélasgique. Cependant, les preuves qu'il donne à l'appui de son opinion, ne paraissent pas incontestables.

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