II. Partie. — Livre I. — Prosateurs
tion'). — Alexandre Soutzo, sur lequel nous aurons à revenir, a traité la même période également en français. Son histoire respire la poésie, et touche par plus d'un côté au roman ^).
Une autre histoire de la révolution, en 4 volumes, par le vicaire Phranzés, ainsi que les mémoires, en 3 volumes, de N. Spéliliadés, ancien ministre de l'intérieur sous le Président Capodistrias , et ceux de Germanos, évêque de Patras, le premier qui ait déployé et béni le drapeau de l'indépendance, ont l'avantage commun d'être racontés par des témoins oculaires. Mais cette circonstance même est cause que les faits y sont souvent défigurés en passant par le prisme des opinions ou des passions des auteurs, et il est rare que ce défaut soit racheté par le mérite du style.
J. Philémon de Constantinople, ancien secrétaire de D. Ypsilanti, et fondateur du journal le SiPxle^ l'un des plus estimés de son temps, qu'il a rédigé avec talent pendant quarante ans, a trouvé aussi le loisir pour s'occuper de travaux historiques. Il a écrit l'histoire curieuse de VHétérie^ dont la révolution grecque est éclose, et dont il avait été lui-même un des membres actifs. Son plus grand ouvrage est son histoire de la révolution grecque, en 6 volumes, qui ne perd rien pour être venue plusieurs années après celle de Tricoupi. Le même esprit d'ardent et honnête patriotisme anime les deux au-
I) Genève, 1827. — *) Paris, F. Didot, 1829.