‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 118 sur 159 · Chapitre ] II. — Histoire moderne. I · texte numérisé non relu

Chapitre ] II. — Histoire moderne. I

teurs; mais leur point de vue diffère. Pendant sa lutte suprême, la Grèce avait dans sa faiblesse les yeux fixés sur les grandes puissances, auprès desquelles elle esi^érait trouver un appui. Les idées et les sympathies étaient partagées: Les uns étaient sûrs que ce concours viendrait de l'Est, de la Russie coreligionnaire, les autres l'attendaient de l'Ouest, des grandes puissances vouées au culte de la liberté. C'est ainsi que prirent naissance en Grèce les partis, qui, souvent exploités par l'intrigue et par l'intérêt personnel, bien que nés d'un sentiment patriotique, n'ont pas peu nui à la cause de ce petit pays et à son développement. Même les hommes les plus dévoués au bien public se voyaient souvent forcés de s'y rattacher, car en dehors das partis, nulle action politique n'était alors possible : mais les meilleurs patriotes se faisaient une tâche de les faire profiter au pays. Tricoupi appartenait au parti anglais, Philémon défendait dans son journal le parti russe. Les deux ouvrages historiques se ressentent de la divergence des vues de leurs auteurs. Les mêmes faits leur apparaissent souvent sous des aspects différents ; plus souvent encore l'un prête de l'importance à des détails que l'autre croit inutile de relever. C'est ainsi qu'ils se complètent mutuellement. Sous le rapport Httéraire, le style de Philémon plus correct et plus châtié, est moins simple et moins entraînant que celui de Tricoupi.

La guerre de l'indépendance a aussi été décrite dans deux volumes ûe Mémoires., laissés par Chr. Perr.î:bos,

196 //. Partie. — Livre I. — Prosateurs.

l'historiographe de Souli, qui paya bravement de sa personne pendant l'insurrection , et reçut du Roi Othon le grade de général. Ce second ouvrage, bien qu'intéressant sous plus d'un rapport pour les détails qu'il raconte, est écrit avec plus de recherche, et n'a pas ce même cachet de naïve sincérité qui fait le charme du premier. — El. Photinos du Péloponnèse a décrit les événements par lesquels la révolution grecque a débuté, et dont la Valachie a été le théâtre.

Plusieurs monographies, telles que X histoire de Caraïskaki par le savant Sénateur G. Aenian; une autre du même et de Marc Botsaris par l'épirote G. Gazés, colonel et secrétaire privé du premier; les biographies de Capodistrias et de Coraï par le philologue N. Dou- CAS; la vie et les exploits de Papaphlessa par G h. Photakos, aide de camp de Colocotroni, qui a aussi écrit des Mémoire^ ; l'histoire des trois îles (Hydra, Spezzia et Psara) par l'ancien maire du Pirée Skylizzi Homéride; et, spécialement celle de Spezzia par Ch. Anargyros, û.^ Hydra et des batailles navales pendant la révolution par A n t. Miaoulis , le fils du célèbre amiral, les Plydrdica., ou recueil de documents officiels pour servir à l'histoire d'Hydra, pubUés par la municipalité de cette île; V histoire de V armée régulière par le colonel Chr. Byzantios; celle à^ Athènes pendant la guerre de l'indépendance par le notaire Sourméli; de Crète à la même époque par C. Critohoulidés ; de V école hellénique de Dimitzana sous les Turcs, par le professeur

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