Chapitre IV. — Philosophie. 2 I
surtout de Vctre en géndral. — S p. Soungras, docteur de l'université d'Athènes, s'est attacjué au système de Darwin, et a essayé de le réfuter dans son livre ayant pour titre: la dernière phase du matérialisme. — Apost. Macrakis est auteur d'un long ouvrage sur les sciences philosophiques. Le premier volume qui a seul encore paru, contient, après une introduction à la philosophie, la psychologie et la logique. — D. Panaghiotou a traité des facultés de Vâme. — Saltelis a, dans un ouvrage qu'il a intitulé «Socrate,» exposé et discuté les principes de la philosophie 2)latoniciennej et Panarète Con- STANTiNiDÉs en a fait de même dans un traité auquel il a donné le titre (^Académie. — Une psychologie est due au professeur G. Sérujus, et une autre à Ch. Ber- NARDOS. — Le professeur Comnos, élève de Schelling, et Pylarinos de Corfou ont écrit des introductions a la Philosophie. — S p. Patmios a écrit un traité philosophique sur la destinée de Vhomme , et G. Paulidés sur la vie religieuse. — Le savant docteur M. Mavrogénis a publié dans le recueil périodique de la société littéraire de Constantinople des études sur la philosophie en France et en Allemagne^ qui d'énotent de profondes connaissances philosophiques. — A Papadoucas on doit une Psychologie empirique^ une morale.^ et un traité portant pour titre: 7>L'' homme ^^ ou examen philosophique du passé et du présent de l'humanité. — C. Nestoredés a traité de Xâme et de son immortalité. — Le D"" De CiGALAS a publié des dialogues philosophiques, où il
2 I 6 //. Partie. — Liv7'e I. — Prosateurs.
soutient l'autorité de la révélation contre les axiomes des philosophes modernes.
N. CoTziA de Psara, professeur de Philosophie à l'université d'Athènes, a écrit une profonde dissertation sur Schelling et sur son école; il a aussi commencé la publication d'un grand ouvrage en six volumes sur \' histoire de la philosophie ancienne. Les trois premiers volumes, déjà sortis des presses, témoignent de l'influence qu'ont exercée sur l'esprit de l'auteur grec les philosophes allemands, plus soigneux d'ordinaire de dire des choses bien pensées que de les bien dire. Un style clair n'a pas nui à Platon, et ne nuirait pas à M. Cotzia, qui gagnerait à être mieux compris.
Th. Carousos, un savant de Céphalonie, qui a peu publié de son vivant, a écrit une histoire de la Philosophie, des études sur les dialogues de Platon., une compjaraison de la philosophie de Socrate et de celle du christianisme, et des mélanges philosophiques. Ces produits d'un esprit mûr et sérieux furent livrés à la publicité après sa mort. — Héracleidés a publié un abrégé de Vhistoire de la philosophie.
En fait de traducteurs, nous citerons N. Picolos, qui a traduit le discours des Descartes « sur la méthode de rechercher la vérité» ; le savant philologue C. Assopius, traducteur d'un traité italien sur l'économie de la vie humaine; G. Scouffos, qui a traduit le livre de Jules Simon «sur le devoir;» et J. Aristoclés, «l'introduction à la philosophie» de M. Laurent, Alex.