‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 137 sur 159 · Livre I. — Prosateurs · texte numérisé non relu

Livre I. — Prosateurs

bien inspiré pour comprendre que le devoir patriotique commandait d'édifier plutôt que de renverser dans la Grèce sortant de ses ruines , de mettre au nouvel Etat des fondements de foi et de religion plutôt que de les saper par le doute. Le public s'en émut; Oeconomos fut des premiers à dénoncer dans ses écrits la fausse voie dans laquelle le nouvel hérésiarque s'engageait, entraînant derrière lui la jeunesse peu précautionnée de son pays. L'avocat George Athanasiou, un helléniste distingué, a publié un ouvrage considérable, où il dévoile les tendances de Caïris , et prend celui-ci à partie , et plusieurs autres auteurs se sont prononcés pour ou contrelui. Enfin Caïris, invité à se conformer aux prescriptions de la loi qui règle l'instruction publique, et s'étant cru le droit de s'y refuser, a vu son école fermée par l'autorité; et le Caïrisme a cessé d'occuper le pays et sa littérature.

De nouveaux coups furent portés à l'église grecque, cette fois au nom et pour la plus grande gloire de la religion chrétienne. Des sociétés religieuses, qui l'oubliaient lorqu'elle gémissait sous le joug et courait le plus grand risque d'être anéantie, tournèrent vers elle leur attention depuis qu'elle était libre, et lui envoyaient des missionnaires pour la ramener aux vrais principes de leurs propres confessions. L'église avait à se défendre de ce prosélytisme venant à la fois de plusieurs points de l'horizon, et souvent des plus opposés.

Oeconomos fut ici aussi un des plus ardents sur la

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