Chapitre VI. — Théologie
brèche. Sous son inspiration plusieurs ouvrages furent publiés. Tel est celui que Tarchimandrite Andrordc Demetracopoulos fit paraître d'abord en latin et puis aussi en grec, «sur les auteurs Grecs qui ont écrit contre les Latins, et sur leurs ouvrages. » Ce livre , où il fait preuve d'une grande érudition théologique, a pour titre: La Grèce orthodoxe. — Le colonel Vaglianos, défendant la même cause, a écrit un livre sur V Orthodoxie^ un autre où il établit les caractères des différences entre le rite orthodoxe et le rite catholique^ un troisième sur la vérité des dogmes grecs, et enfin une réfutation du Jésuite russe Gagarine, qui, converti lui-même au catholicisme, avait écrit pour engager ses anciens coreligionnaires à imiter son exemple. — Le médecin Evanghélos Emmanuel a également rompu une lance contre l'église de Rome, de même que D. Marinos , professeur du gymnase de Syra, qui eut, sur des sujets de dogme, une violente controverse avec un prêtre Catholique de la Haute ville de Syra, et publia à ce sujet une dissertation sous le titre: Leçons de logique et de théologie.
Le médecin Calevras a publié un traité contre le caractère envahissant qu'il attribue au Panslavisme sous le rapport de la politique et de la religion, tandis que le Rev. Palmer, théologien d'Oxford, a écrit en grec pour relever la contradiction qui existe entre les églises de Russie et de Grèce quant aux conditions exigées des chrétiens d'autres confessions qui veulent entrer dans le giron de l'église orientale.
Rangabé, Littérature néo- hellénique. Ij
2 20 IL Partie. — Livre I. — Prosateurs.
La question de l'union des églises a été traitée par le prêtre Pandis, qui a aussi écrit sur le Maçonnisme, et avec une autorité supérieure par le professeur de théologie D. Rossi; et celle des différences qui distinguent l'église arménienne de l'église orientale, et de leur rapprochement possible, par le savant Grégoire, évêque de Chios. Le même prélat a aussi écrit un traité sur la prière dominicale. L'antiquité de l'église d'Orient a été défendue par Macaire, évêque de Caryste; et Marcaki a, par ses traités théologiques .^ entrepris de réfuter les idées de M. Renan sur la nature de J. C.
Da]\ialas, professeur de Théologie, est auteur d'une Exégèse du N. Testament, qui est considérée comme une œuvre capitale. Il a aussi écrit sur l'administration de l'église du royaume de Grèce. L'Archimandrite Z ac ha ri a s Mathas a publié les biographies des évêques et des Patriaches de Constantinople, retouchées et complétées par le P. Oeconomos.
Malgré la répugnance que les Grecs avaient à s'occuper de sujets dogmatiques, il s'en est trouvé un, le professeur N. Valettas, homme pieux et sincère, et littérateur des plus érudits, qui a cru nécessaire de discuter le texte même du symbole de loi. H est vrai qu'il ne s'agissait que d'une virgule; mais sur cette virgule il a trouvé matière pour écrire tout un volume, heureusement dans un style qui peut servir de modèle, fort élégant, et respirant le plus pur hellénisme. Ce léger signe d'interpunction fut, selon l'auteur, la pierre sur la quelle