Chapitre VI. — Justice
grande sagacité et de sa profonde connaissance du droit. G. ScALisTiRAS, plus tard ministre de justice, a traduit le discours à'A. Servart «sur la justice criminelle;» A ri st. Caradia, de l'allemand, le manuel de Werner «sur la législation pénale en Allemagne,» M il t. Zographos, la dissertation de Guizot sur la peine capitale au point de vue politique.
L'ouvrage de G. Ralli sur le Code de commerce est fort important, en ce qu'il relève les différences qui, dans cette partie de la législation, existent entre les lois grecques et les lois françaises, et surtout pour ce qui concerne le droit maritime et de navigation. G. Mavrocor- DATO, celui que nous avons vu jouer un rôle dans les discussions théologiques, a aussi publié un volume sur les lois commerciales. Une collection de ces lois avec tous les actes administratifs qui ont trait à la marine commerciale, est due à N. Dragoumis, le littérateur distingué, qui avait été pendant quelque temps directeur du ministère de la marine.
Une nouvelle législation civile ne fut en Grèce que le fruit d'une mûre expérience. Elle fut élaborée pendant un long cours d'années par un comité de légistes les plus compétents du pays, pour n'être que gradueDement substituée aux anciennes lois. L'un des membres les plus actifs de ce comité, P. Papaeigopoulos, ancien membre de la cour de cassation et professeur de droit, frère du célèbre historien, a écrit en outre un ouvrage en deux volumes sur les actions, et un autre, aussi en
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deux volumes, sur les éléments du droit civil antérieur au nouveau code. Ces éléments, qui étaient d'après lui la législation byzantine, le droit canon de l'église orientale, et les lois partielles du Royaume, tirées des législations de la France et de l'Allemagne, ont aussi occupé P. Calligas, qui leur a consacré un remarquable ouvrage en 4 volumes. — Le comte Palma, membre de l'Aréopage, a traité en deux volumes du code français .^ et des modifications qu'il était nécessaire d'y apporter pour le rendre applicable à la Grèce. Il a aussi écrit, d'après des sources françaises, un droit des gens, spécialement appliqué à la théorie maritime. — Lorsque le code Napoléon était encore une des principales bases de la législation civile de Grèce, N. Phlogaitis, président de la cour royale d'Argos, traduisit l'ouvrage de Taglioni «sur la comparaison de ce code au droit romain. » Ce travail , et la traduction du « droit maritime » de Pardessus par EsAïAS, avocat à Syra, peuvent être rangés au nombre des ouvrages originaux à cause des excellentes notes qui les accompagnent. Esaïas a aussi composé des instructions sur l'application de ce droit, et sur la tenue des livres de bord. Th. Phlogaitis, le fils de l'auteur que nous venons de nommer, est auteur d'un travail sur les réformes à introduire, à son avis, dans la législation du pays. — L'avocat T. Mantaphounis a écrit une interprétation du IV. livre de la procédure civile.
L'avocat C. Vikelas, auteur d'un essai sur Vinstruction judicaire, a aussi traduit l'ouvrage de Molitor^ qu'il