Chapitre VIL — Presse j)ériodiqne
patriotisme sincère et indépendant, et sont écrits en un style également digne et beau, propre à former le goût littéraire et à guider le jugement de leurs lecteurs.
Les sciences, la littérature, les connaissances utiles, ont aussi de nombreux organes dans la presse helléni(iue. Avant la révolution nous avons vu quelques feuilles littéraires commencer à i)araître à Paris et à Vienne. La guerre, qui absorba toute l'attention et toutes les forces de la nation, les élimina bientôt. C'est en 183 1, lorsqu'un gouvernement régulier fut fondé sous le Compte Capodistria , que le directeur de 1 imprimerie nationale, Apostolide Cosmétés, fit paraître ïEginée^ dont le principal rédacteur était le savant A. Moustoxydés. Ce périodique disparut avec le régime sous lequel il avait pris naissance.
Après l'arrivé du Roi Othon en Grèce, en 1833. C. Popp, J. DÉLYAXNis et A. R. Rangabé ont recommencé la publication d'une revue littéraire, qui porta le nom d'/r/s. Elle fut peu de temps après remplacée par V Erainstés (le Compilateur), fondé par plusieurs hommes de lettres, entre autres par C. Lévidis . P. Argyropoulos, Th. Manoussos, a. Samourcassi, et ayant pour mission d'offrir à la Grèce par de bonnes traductions un choix des meilleurs articles des Revues scientifiques de l'Europe. Il contenait souvent aussi des dissertations originales de beaucoup de mérite. Trois ans après il cessa de paraître. Nicolaide Lévadeus commença alors r^'o*' (Aurore), surtout destinée à la haute littérature, mais qui fut de courte durée.
202 //. Partie. — Livre I. — Prosateurs.
Un choix de matière plus judicieux et une meilleure direction assurèrent une plus longue existence à VEuterpe^ de Gr. Campouroglous, et à la Fandore^ de N. Dra- GOUMis, deux Revues illustrées et qui avaient pris pour modèle le Musée des familles. Le second surtout de ces périodiques, habilement dirigé, devint le foyer de toutes les capacités littéraires de la Grèce, et rendit, pendant plus de vingt deux ans d'excellents services aux sciences et aux lettres. Ce succès est surtout dû à la sagacité et aux connaissances variées du principal rédacteur de ce recueil, dont la suppression a laissé une véritable lacune.
UHesfia (le foyer), consacrée à des lectures utiles aux membres les plus jeunes des familles, et dirigée avec talent par D i o m è d e Kyriacos, fils du légiste de ce nom, V Athénaïs .^ destinée aux dames, le journal des Amis des lettres (Philomathôn) , rédigé avec beaucoup d'esprit et d'érudition par D. Pantazis d'Athènes; la Bibliothèque îiatioîiale^ périodique hebdomadaire de M. Vampa, un autre recueil du même nom par N. Mataranga, et un troisième par A. Scalidés, consacré à des traductions d'auteurs anciens, une douzaine d'autres périodiques, fondés à Athènes, aux îles ioniennes ou ailleurs, servent à alimenter l'amour de la lecture, à répandre les connaissances et à former le goût littéraire. — L'association littéraire «le Parnasse,» publie sous le titre Mélanges Néohelléniques des contes, des chants populaires, des proverbes et des vocabulaires dialectiques de diverses parties de la Grèce. La philostorgos Méter (la tendre mère) de Sacorrhaphos, la bibliothèque des enfants par