Chapitre 111. — Les prosateurs^ jusqu'à KtOO
NOUDis (1590) ont écrit des traités élémentaires de philosophie.
Glyzonios de Chio (1596) et Pierre Sonïios de Corfou (1532) se sont occupés des sciences mathémathiques et physiques, et Dé m. Argyramos, naturaliste distingué, fut l'auteur d'un dictionnaire botanique.
L'histoire a aussi ses représentants dans ces temps oubliés. Critoboulos d'Imbros, dont le manuscrit a été trouvé et publié dans les dernières années , était le secrétaire privé de Mahomet II. Il a écrit en grec moderne l'histoire de ce conquérant, de 145 1 à 1467. Phranzés écrivit son histoire bien connue des Paléologues à Corfou, après 1460. Th. Gazés a, dans une série de lettres, traité de l'origine des Turcs; et N. Papa- DOPOULOS Comnène a écrit en 2 volumes ridstoire du gymnase de Padoue. T h é o d o s e, fils de J e a n Zygomala de Nauplie (1580), directeur de l'école patriarcale de Constantinople, a décrit ses voyages au Mont Sinaï et au Mont Athos^ et composé une histoire de Constantinople de 139 1 à 1578. De Maxlme d'Arta, surnommé l'Hellène (15 13), il existe des traités historiques qui n'ont pas vu le jour.
La culture grammaticale de la langue ne pouvait que marcher de front avec les travaux de philologie qui occupaient à un si haut point les érudits de ces temps:
C. Lascaris fut le premier à composer une grammaire hellénique^ qui est restée pendant long -temps à l'usage presqu'exclusif des écoles. Son frère Jean a, de même que l'Athénien Chalcocondylés, écrit des dissertations
Rangabé, Littérature néo- hellénique. 3
34 Livre I. — Aprks la conquête^ 1453.
grammaticales \ Th. Gazés est, lui aussi, auteur d'une grammaire^ dont le IV^ livre a pour la première fois traité de la syntaxe hellénique, et en a résumé les règles. Ce livre a depuis été souvent l'objet d'interprétations et de commentaires; Dévaris, de Corfou, a écrit un traité sur les particules.
SoPHiANOS, aussi de Corfou (1540), s'est attaché à l'idiome moderne, tel qu'il était parlé au XVP siècle, et en a composé une grammaire^), en même temps qu'il a traduit dans ce dialecte le traité de Plutarque sur l'éducation des enfants. De même Max. Margounius a traduit en grec moderne des livres ecclésiastiques^), et Maxime de Callipolis, le Nouveau Testament^).
Franc. Portos de Crète (1550— 1600) a le premier composé un dictionnaire Grec -Latin, et son fils Emile se rendit célèbre par ses savants vocabulaires des dialectes ionique, dorique et Pindarique. Le premier essai d'un dictionnaire Grec-ancien grec-moderne fut fait par Alex. Néroulis (1550), qui composa aussi des exercices grammaticaux et un formulaire de correspondance en Grecancien.
Parmi les documents littéraires de ces temps, il est juste de citer aussi les lettres que quelques érudits de la Grèce écrivaient à des savants étrangers. La Turcograecia de Martin Crusius (1584) contient les lettres de
I) Venise, 1544. — Legrand, Paris, 1874. — *) Ven. 1590. 1620. — 3) 2 Vol. Liège, 1638.