‹ Histoire littéraire de la Grèce moderneChapitre 24 sur 159 · Chapitre IV. — Les prosateurs^ au 17. siècle · texte numérisé non relu

Chapitre IV. — Les prosateurs^ au 17. siècle

d'Arta et ensuite d'Athènes, prélat d'une littérature universelle, mais surtout adonné aux principes de Thaïes, que j'ai appris de lui pendant huit mois. Il faut lui joindre Elie Miniati, nioine, (pii fut fait évecjue de Messène dans le Péloponnèse. C'était un philosophe subtil, qui possédait également la théologie scholastique et la positive. Je trouve encore Marc de Larisse, excellent grammairien, Métrophanés , de l'ordre des diacres, grand amateur de poésie, et qui approchait fort des anciens. LiciNius, natif de Monembasie ou Malvasie, qui possédait à fond la philosophie et la médecine. La cour l'avait choisi pour premier médecin, et l'expérience qu'il avait acquise dans la profession le faisait généralement estimer des Turcs. Il quitta Constantinople, et, quand il fut retourné dans sa patrie , la république de Venise lui accorda le titre de Comte. Environ un an après il fut pris par les Turcs à Monembasie, et j'ai appris qu'il a été pendu publiquement à Constantinople pour avoir eu long-temps auparavant commerce de lettres avec les Vénitiens. Nommons aussi Constantin, fils de Ducas, Prince de Moldavie, que je place audessus de la plupart des anciens Grecs, et qui eut Spandon pour maître de philosophie. An dro nique, de la noble race des Rhan- GAVi, célèbre pour la parfaite connaissance de la langue grecque. Il était très -versé dans la lecture des Pères. Je n'oublierai pas Jérémie Cacavéla, natif de Candie (Crète) , moine et piédicatéur de la grande égHse de Constantinople, qui m'a donné la première teinture de

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la philosophie, non plus qu'Anastasi Condoidi de Corfou, qui a été précepteur de mes enfants ; et un autre Anastase Nausis de Macédoine, qui s'est fait connaître en Allemagne et en Angleterre par sa capacité et sa profonde connaissance de la langue grecque.»

Les ouvrages de quelques uns de ces érudits n'ayant pas été livrés à la publicité, ils ne sont connus euxmêmes que par cette seule citation du Prince Moldave. Sur d'autres nous sommes plus amplement renseignés par des documents contemporains. C'est ainsi que nous savons que le Prince Nie. Mavrocordatos , outre son traité sur la circulation du sang et son histoire universelle^ qui est restée inédite, a aussi traduit du latin le livre intitulé <i Théâtre jjolitique-a en un grand volume.'). Caryophyllis a été l'un des directeurs de la grande école de Constantinople : Callinique, trois fois Patriarche (1689 — 1702), était natif de Carpénision en Etolie, et étudia sous son compatriote, le moine Eugène IvANOULios, dans l'école que celui-ci y fonda au monastère de Gouva. Chrysanthe était de la famille des NoTARAS de Constantinople, et fut élevé au trône patriarcal d'Alexandrie. Il est l'auteur d'ouvrages géographiques et d'un voyage aux lieux saints. Fort versé dans les sciences naturelles et dans l'astronomie, il fonda à Constantinople, au commencement du siècle suivant, lorsque les études grecques y prirent une nouvelle

I) Leipz. 1776.

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