AUTRES AUTEURS. BELLES-LETTRES
Dans le domaine des études grammaticales., qui ne cédaient alors le rang qu'à la littérature ecclésiastique, les travaux de Gazés et de Lascaris, toujours précieux pour les riches matérieux qu'ils contenaient, n'étaient déjà plus jugés assez méthodiques pour l'enseignement. Aussi tout d'abord Alexandre Mavrocordatos , et après lui Helladius (17 14), Euphronius Raphaël PopoviTZ (1750), An t. Catiphoris (1734), l'évêque de Dercôn Ananias d'Antiparos (1750), Néophyte Cavsocalybite(i77o), le moine Mathieu, professeur à l'école de Ganochoria en Thessalie (1795), se sont-ils efforcés de donner à la grammaire une forme plus pratique et plus accessible.
70 Livre IL — Retour à la vie, 1700—1800.
Georges Constantinou publia, après Vlachos , un nouveau dictionnaire en quatre langues, le grec-ancien, le grec-moderne, le latin et l'italien.
Vendotis, le fondateur dune imprimerie grecque à Venise, qui, jusqu'à l'émancipation de la Grèce fut presque seule à alimenter sa littérature, est aussi l'auteur d'un dictionnaire^ fort incomplet encore, français, italien et grec, publié à Vienne, en 1790. Vendotis était un savant et un travailleur infatigable. Il a traduit Tissot, Marmontel^ Barthélémy et Robertson. — Les 15 livres des Métamorphoses d'Ovide ont été traduits, en prose, par S p. VlandisO-
Quelques rares travaux historiques peuvent aussi être signalés dans le cours du 18^ siècle.
Alexandre Helladius de Larisse en Thessalie a composé en Latin et a présenté au Czar Pierre le Grand un ouvrage sur Vétat de V église grecque., contenant beaucoup de curieux détails sur la position de la Grèce à l'époqueîoù il écrivait^).
An t. Catiphoris de Zante, professeur du Grec à Venise, a écrit en italien la biographie du même Empereur^), Elle fut traduite en Grec par A th. Sciadas*). Lazaros est l'auteur d'une Chronologie des Princes de la Valachie et de la Moldavie; et P. Laponitziotis a traduit de l'Italien une histoire de la Crimée J).
») Ven. 1798. — 2) Nuremberg, 17 14. — l) Ven. 1736. — 4) 2 Vol. Ven. 1737. — S) Vienne, 1792.