Chapitre V. - Poéfîe. - Perdicori etc. I
:onfitiires, qui le métamorphosent en âne. f^n ce déguisement involontaire il est introduit dans diverses maisons , et y surprend , bien malgré lui , les secrets des iiabitants. Les prêtres, leurs abus et leurs superstitions, [es médecins et les charlatans, les professeurs pédants 2t leurs systèmes, les Phanariotes et les dames du Phanar, jusqu'aux Turcs eux-mêmes , personne n'échappe à la critique de Tâne clairvoyant, qui n'a qu'un seul tort, celui de trop parler, et de parler en d'assez mauvais vers.
Un poème pastoral de Ch. Guica, intitulé: L^'s aventures de Cléauthe et d^Abrocome., mérite une mention pour la rare harmonie de ses vers, qui cependant ne sont exempts ni de chevilles ni de longueurs inutiles.
G. Lassanis de Thessalie, un érudit, compagnon d'études de Gennadius et son collègue au Gymnase d'Odessa, et plus tard homme d'état distingué, a composé quelques poésies qui brillent de grâce et de vivacité. Patriote ardent, ayant à la première levée de boucliers des Grecs servi d'aide de Camp à Alexandre Hypsilanti, et de commandant au bataillon qui, comme celui d'Epaminondas , porta et mérita le nom de Bataillon sacré, Lassanis projeta une tragédie, intitulée Harmodius etAristogiton, où il voulait exhaler tout le feu de son ressentiment patriotique. Il paraît que cette pièce n'a jamais été terminée; mais il en publia, sous un pseudonyme, car on était encore sous la domination turque, le pro-
1 40 Livre III. — Renaissance. — De 1800 à 1821.
logue seul, qui est lui-même un petit drame en prose,! intitulé : Ilellas. Cette petite pièce respire l'enthousiasme de la liberté.